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14 avril 2024

12 ans de prison pour un voleur de livres italien

«Je ne veux plus jamais être à proximité d'un livre ancien, j'ai peur...». On l'a qualifié de " monstre des Girolamini ": depuis mai 2012, il a été arrêté dans sa villa de Vérone pour le vol de plus de deux mille textes d'une valeur inestimable de la bibliothèque historique de Naples chère à Giambattista Vico, l'ancien directeur Massimo Marino De Caro est devenu dans l'imaginaire collectif « le plus grand voleur de livres » de l'histoire italienne. Au lieu de cela, pour décrire ses exploits désormais épiques qui ont également inspiré un livre ("Max Fox", du surnom Skype de De Caro, écrit par Sandro Luzzatto), il a inventé la définition de "Robin Books, parce que - il admet franchement que l'homme de 51 ans -ancien ancien bibliothécaire, originaire de Bari - c'est vrai que j'ai volé deux mille volumes anciens et que j'en ai vendu 600. Mais je les ai tous récupérés. Il y en aura une vingtaine qui manqueront... Mais surtout, je l'ai fait avec les meilleures intentions, avec le produit des ventes j'ai voulu restaurer la bibliothèque publique Girolamini».

Selon De Caro, « le mien était un crime avec un bon but » ; selon les juges, cependant, en effectuant "le vol de livres le plus sensationnel jamais vu", découvert et signalé il y a 12 ans par Tomaso Montanari, l'ancien bibliothécaire s'est rendu coupable de vol et de détournement de fonds , des crimes qui viennent de lui valoir une nouvelle peine à Naples. . Le « bagnard et sage Jean Valjean », comme l'a peint la plume de Giuliano Ferrara, selon le dispositif annoncé dans la salle d'audience par le président de la première chambre criminelle du tribunal de Naples , le juge Maurizio Conte, devra purger une nouvelle peine. 5 ans et 3 mois d'emprisonnement, ce qui porte le total à 12 ans et 3 mois, dans la continuité des peines précédentes de 7 ans, dont 2 purgées dans divers pénitenciers, le reste en état d'arrestation qui le voit toujours confiné à son domicile de Vérone .

Un verdict auquel De Caro, toujours imprévisible, réagit au téléphone de manière tout aussi imprévisible : « Je suis content, ça s'est très bien passé – répond-il depuis l'assignation à résidence -. Ils m'ont reconnu coupable de vol aggravé, un délit que je suis le premier à admettre avoir commis et que je ne commettrais plus. Je me suis trompé, mes intentions étaient les meilleures, je voulais faire briller à nouveau la bibliothèque historique Girolamini qui tombait en morceaux, infestée de vers à bois. Si j'y retournais - soupire De Caro - je chercherais d'autres moyens pour atteindre le même objectif, je suivrais le chemin de la légalité. Pour moi, c'est une inquiétude que je porterai toute ma vie , j'ai des responsabilités très lourdes que j'assume publiquement. Cependant, ce sont des crimes pour lesquels j'avais déjà été reconnu coupable et je purge toujours ma peine." De Caro invoque le principe « ne bis in idem », protestant que « la peine qui vient d'être prononcée contre moi est un « double » de celle que je paie déjà (avec le recul, le premier procès dans l'affaire Girolamini, dont la peine est déjà devenue définitive en Cour de cassation, c'était pour détournement de fonds aggravé, ceci pour association de malfaiteurs, ndlr). Je ferai appel et il y a aussi un risque de prescription ." Mais la « joie » de l'ancien bibliothécaire récemment condamné a des arrière-pensées : « J'ai risqué encore 10 ans de prison, car le procureur m'a également accusé d'association de malfaiteurs, de dévastation et de pillage, d'accusations du Black Bloc , de crimes que je n'ai jamais pu commettre. parce que j'aime les livres et les bibliothèques d'une manière presque morbide, je ne pourrais jamais les détruire, encore moins...».

Ancien consultant du ministre du Patrimoine culturel de l'époque Giancarlo Galan, ami de l'ancien sénateur Marcello Dell'Utri (bibliophile connu) , De Caro n'a pas été le seul accusé de Vérone dans le procès sur les prédations des Girolamini qui a duré 12 ans (124 audiences) et vient de se conclure à Naples : Stéphane Delsalle a été condamné à 4 ans de prison, Mirko Camuri à 1 an dans le prolongement de la peine précédente de 4 ans et 8 mois, tandis que Federico Roncoletta a été acquitté. Quant aux autres accusés, Maurizio Bifolco devra purger une peine de 5 ans et 6 mois, Luca Cableri 4 ans et 6 mois, Stefano Ceccantoni 2 ans et 6 mois. Cependant, Don Sandro Marsano, Viktoriya Pavloskiy, Lorena Paola Weigant, Alejandro Eloy Cabello et Cesar Abel Cabello ont été acquittés de toutes les accusations.

Source : Courriere del Veneto

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13 avril 2024

Perte de travail pour un tiers des traducteurs britanniques à cause de l’IA

Une enquête menée auprès de 787 membres de la Society of Authors (SoA) a révélé qu'un tiers des traducteurs et un quart des illustrateurs ont perdu leur travail au profit des systèmes d'intelligence artificielle (IA) générative. Les traducteurs sont également plus susceptibles d'utiliser l'IA pour soutenir leur travail, avec 37 % des personnes interrogées déclarant l'avoir fait, suivis par 25 % des auteurs de non-fiction. 

La recherche explore les expériences des personnes exerçant une carrière créative avec les systèmes d’IA, ainsi que leurs points de vue et leurs préoccupations concernant l’impact futur sur les carrières créatives. Les répondants à l'enquête comprennent des écrivains de fiction et de non-fiction, des scénaristes et des poètes – traditionnels et tiers des traducteursauto-publiés – ainsi que des journalistes, illustrateurs et traducteurs.

Les illustrateurs sont les moins susceptibles d’avoir utilisé l’IA dans leur travail, avec seulement un sur dix déclarant avoir utilisé ses systèmes, contre un cinquième des écrivains de fiction et un quart des auteurs de non-fiction. Pendant ce temps, environ trois illustrateurs et écrivains sur 10 déclarent avoir utilisé l'IA générative pour réfléchir à des idées, tandis que 8 % des traducteurs – et une proportion encore plus faible d'illustrateurs (5 %) – déclarent que la raison pour laquelle ils ont utilisé l'IA dans leur travail est parce qu'ils y ont été invités par un éditeur ou un organisme commanditaire.

Les réponses révèlent également que plus d’un tiers des illustrateurs interrogés et quatre traducteurs sur dix ont vu la valeur des revenus de leur travail diminuer en raison de l’IA générative. Pour l’avenir, plus de 80 % des personnes interrogées se déclarent préoccupées par le fait que les résultats de l’IA imitent leur style et que l’utilisation de l’IA générative dévalorise le travail créatif réalisé par l’homme.

Certains rencontrent déjà des problèmes liés à ces systèmes, avec un quart des illustrateurs et plus d’un tiers des traducteurs déclarant avoir perdu leur travail à cause de l’IA générative.

L'enquête met également en évidence le niveau d'inquiétude quant à l'impact futur de l'IA sur le travail créatif, avec près des deux tiers des écrivains de fiction et plus de la moitié des auteurs de non-fiction déclarant qu'ils pensent que l'IA générative aura un impact négatif sur leurs revenus futurs. Cette préoccupation est encore plus répandue parmi les traducteurs et les illustrateurs, puisque près des trois quarts des deux groupes s'inquiètent de leurs revenus futurs grâce à l'IA. 

Il existe un consensus presque unanime sur la nécessité de réglementer l’IA générative lorsqu’il s’agit de consulter, de créditer et de compenser les titulaires de droits d’auteur – et un appel à la transparence concernant le contenu généré par l’IA, tant de la part des répondants que de la SoA. 

Commentant les conclusions, la SoA a déclaré qu'il existe un « besoin urgent » d'une réglementation gouvernementale en termes de développement des systèmes d'IA, et a souligné la nécessité de faire respecter les lois sur le droit d'auteur et de renforcer leur application. L’organisme a également appelé les développeurs à s’engager auprès des industries créatives tout en développant des modèles de rémunération des auteurs. 

"Personne ne s'attend à ce que l'IA générative ne soit pas inventée, et nous connaissons tous son potentiel pour être un outil puissant et utile", a déclaré Nicola Solomon, président de la Creators' Rights Alliance et directeur général sortant de la SoA. "Mais il n'est pas trop tard pour garantir qu'elle est développée et utilisée de manière éthique, et dans les cadres de droits d'auteur existants. Une fois que le monde aura dépassé l'effet wow de chaque nouvelle version de système, l'IA générative doit rester un outil pour soutenir et améliorer les créations humaines. travail créatif, pas une alternative bon marché pour le remplacer. »

La société tiendra sa prochaine assemblée générale extraordinaire  le 2 mai 2024, qui permettra aux membres de voter pour savoir s'ils consentent à ce que l'utilisation de leurs œuvres soit utilisée pour développer des systèmes d'IA générative. La réunion débattra également d'une proposition de déclaration sur Gaza et sur la fin des investissements dans les combustibles fossiles dans l'industrie du livre.

Source :The Bookseller

12 avril 2024

Des librairies bientôt ouvertes dans les logements sociaux de quartiers populaires

"Je ne veux pas d'un pays où TikTok remplace les romans, où les influenceurs remplacent les grands auteurs", a déclaré Gabriel Attal à l'Assemblée nationale mardi, interrogé sur la baisse de la lecture chez les jeunes. Ce jeudi, dans un entretien aux Échos, sa ministre de la Culture Rachida Dati a dévoilé un plan pour soutenir le livre et donner accès à la lecture à tous. Elle annonce que des librairies et bibliothèques seront ouvertes dans des logements sociaux au sein de quartiers populaires dans le cadre d'une expérimentation pour promouvoir la lecture. La maire du 7e arrondissement de Paris poursuit son entreprise pour rendre la culture populaire et accessible à tous.

Cette initiative vise en priorité "le logement social dans "les quartiers politique de la ville'" mais aussi les zones rurales, a indiqué Rachida Dati"Ce dispositif nouveau vise à apporter le livre au plus près des publics, en particulier ceux éloignés de la lecture", a-t-elle ajouté. 

Ces nouvelles structures, qui seront mises en place en partenariat avec les bailleurs sociaux et les collectivités, pourront être gérées par des associations ou des sociétés coopératives et participatives (SCOP). Un premier test se déroulera à Rillieux-la-Pape (Rhône), près de Lyon, avec le député Alexandre Vincendet. Cette ville de 32.000 habitants ne compte aucune librairie, précisent Les Échos

Rachida Dati a aussi déclaré avoir demandé aux directions régionales des affaires culturelles (DRAC) de mettre à disposition des centres de loisirs, des associations d'éducations populaires et de toutes les institutions qui en feront la demande des livres pour constituer "un patrimoine commun à tous les jeunes". Un budget d'1,2 million d'euros sera consacré à cette opération spécifique. 

Source : TF1 Info

 

12 avril 2024

Le Salon du livre et de la presse jeunesse en Seine-Saint-Denis (SLPJ93) partenaire du Prix du livre, Paris Aéroport jeunesse 2024

Organisé chaque année en partenariat avec la fondation du Groupe ADP, et le réseau des enseignes RELAY, Le Prix du Livre, Paris Aéroport Jeunesse favorise l’accès aux livres et à la lecture en mettant à l’honneur la littérature jeunesse.Le Salon du livre et de lapresse jeunesse, partenaire de cette édition 2024, a sélectionné, en lien avec la thématique « Le sport olympique et paralympique », 4 ouvrages de littérature  jeunesse.  Voici la sélection 2024 :

  • Babyfacede Marie Desplechin, illustré par. Olivier Balez,
  •  Yokai de Thibault Vermot, illustré par Gaël Henry,
  • Tumee, l’enfant élastique de Marion Achard,
  • À véli-vélo de Frédéric Vinclère.

II  organise une tournée des auteur·ice·s retenue·e·s dans 60 classes des 16 écoles à proximité des aéroports de Roissy CDG et Orly.À l’issue de ces rencontres, chaque élève votera pour son ouvrage préféré. La remise des prix, qui se tiendra le jeudi 13 juin 2024 à la Maison de l’Environnement et du Développement durable de Paris-Orly, permettra à l’un des titres suivants d’être primé et diffusé tout l’été dans le réseau des enseignes Relay des aéroports. 

11 avril 2024

Lire c'est bien. Lire un texte papier, c'est mieux.

Selon une étude espagnole, lire un texte imprimé sur du papier est meilleur pour la compréhension que parcourir un document numérique. Surtout pour les plus jeunes. L'étude* réalisée par des chercheurs de l'université de Valence, publiée dans la Review of Educational Research, et à laquelle plus de 450 000 personnes ont participé, conclut que dans les écoles primaires et secondaires, la lecture devrait être encouragée, notamment sous forme imprimée. Lire un texte papier améliorerait la compréhension d'un document de manière significative et favoriserait l'acquisition des connaissances. « L'association entre la fréquence de lecture des textes imprimés et la compréhension est beaucoup plus élevée (entre 0,30 et 0,40) que celle que nous avons observée pour les habitudes de lecture numérique (0,05). Cela signifie, par exemple, que si un étudiant passe 10 heures à lire des livres sur papier, sa compréhension sera probablement 6 à 8 fois plus élevée que s'il lit sur des appareils numériques pendant la même durée », ont déclaré dans un communiqué Cristina Vargas et Ladislao Salmerón, coauteurs de l’étude. Comment cela s'explique-t-il ? Dans The Guardian Salméron émet une hypothèse : « l’état d’esprit de lecture ». Selon le professeur, si la qualité linguistique des documents numériques est en général inférieure (réseaux sociaux...), la lecture serait aussi plus superficielle. « Le lecteur ne s'immerge pas complètement dans la narration, ou ne saisit pas pleinement les relations complexes dans un texte informatif. » Comprenez : la lecture en diagonale serait un frein à la compréhension.

Un constat valable pour toutes les habitudes de lecture. En effet, qu’elles soient liées aux réseaux sociaux ou à la lecture informative, la lecture sur écran montre des associations minimes avec la compréhension de texte. « On aurait pu s'attendre à ce que la lecture à des fins d'information (visiter Wikipédia ou des sites web éducatifs, lire des actualités ou encore des livres électroniques) soit plus positivement liée à la compréhension, mais ce n'est pas le cas », indique le professeur Salméron.

Toutefois, selon les chercheurs, à mesure que l'âge augmente, la relation entre lecture et compréhension de textes s'améliore. Une évolution positive que Salmerón explique par la capacité d'attention et de concentration accrue des élèves plus âgés (lycéens et étudiants) : « Nous savons que notre capacité à réguler notre cognition évolue au cours de l'adolescence. Les jeunes enfants ne sont peut-être pas entièrement équipés pour autoréguler leur activité lors de la lecture sur écran. » En d'autres termes, les jeunes enfants sont moins capables de gérer les distractions, telles que les notifications ou encore les vidéos et autres pop-up, qui peuvent accompagner la lecture sur écran.

Enfin, les études révèlent que les jeunes enfants qui s’adonnent fréquemment à la lecture numérique pourraient apprendre moins de vocabulaire académique dans une période critique où ils passent de l’apprentissage de la lecture à la lecture pour apprendre. « Comme les habitudes de lecture numérique ne sont pas aussi rentables que la lecture imprimée, nous recommandons aux enseignants et aux chefs d’établissement de mettre davantage l’accent sur la lecture imprimée que sur la lecture numérique, en particulier pour les jeunes lecteurs », indique Lidia Altamura, doctorante et coautrice de l'article.

Pourtant, malgré ces constats, les chercheurs ne s’opposent pas à la lecture numérique et encouragent la lecture sous toutes ses formes. Lire sur un écran sera toujours mieux que de ne pas lire du tout.

Source : L’ADN Tendance et mutation

 

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10 avril 2024

Bookcrossings dans les transports en commun de Metz

Le Met’ s’associe au festival Le Livre à Metz pour faire vivre la lecture dans les transports en commun. L’association a fait don de plus d’une centaine de livres pour organiser des Bookcrossings (livres voyageurs en français) sur plusieurs lignes du réseau en amont du festival, qui se tiendra cette année du 19 au 21 avril. L’idée est de faire circuler les livres hors des cadres traditionnels pour démocratiser la lecture et faire rayonner la culture en ville. À l’approche du festival, les passagers du réseau Le Met’ pourront donc trouver de quoi lire gratuitement lors de leurs trajets en bus et en Mettis grâce à cette initiative inédite à Metz. De plus, des QR code seront installés dans les véhicules du réseau. Ils permettront aux passagers de se connecter à l’application Premier Chapitre qui donne accès à une bibliothèque numérique comprenant une sélection d’œuvres littéraires en lien avec le festival. 

« Cette plateforme leur permettra d’explorer les résumés des livres, quelques extraits de la sélection, ainsi que les disponibilités dans les bibliothèques et les médiathèques de la Ville de Metz. L’an dernier, plus de 1300 personnes l’ont utilisé, témoignant ainsi de l’intérêt pour cette initiative, indique le communiqué du réseau Le Met’.

Des marque-pages élaborés spécialement pour l’occasion seront mis à disposition des clients au sein des bus. De son côté, l’association Voix Haute organisera des lectures publiques dans les abribus situés à proximité de la place de la République tout au long du Livre à Metz.

 

Source : Tout Metz

10 avril 2024

Bibli'ambule, un drôle de triporteur avec sept hamacs dans la Manche

Si vous avez prévu de participer à la manifestation Du jardin à l’assiette organisée dimanche 14 avril 2024 au Pavillon des énergies, à Saint-Lô, vous apercevrez la Bibli’ambule.Ce drôle de triporteur se transforme, une fois ouvert, en bibliothèque ludique dotée de sept hamacs pour accueillir les lecteurs de tous poils. Le Département de la Manche, via sa Bibliothèque départementale, vient d’en faire l’acquisition.

«Il sera mis à la disposition de nos médiathèques et bibliothèques adhérentes, au gré de leurs programmes d’action », explique Nicolas Huart, responsable des collections à la Bibliothèque départementale de la Manche.

Un bel outil original et ludique qui permettra aussi aux bibliothèques de sortir de leurs murs et d’aller à la rencontre de publics pour lesquels la lecture n’est pas forcément évidente

« La lecture est l’une des priorités majeures du Département », rappelle Valérie Coupel-Beaufils, conseillère départementale en charge de l’action culturelle.

Le taux d’inscrits dans les bibliothèques de la Manche est identique à la moyenne nationale, soit 12, 6 %. En 2022, on recensait ainsi 53 130 emprunteurs, sur une population desservie de 421 435 personnes.  Ce triporteur doté d’une double assistance électrique (il pèse 100 kg sans les livres !) est fabriqué par les Ateliers Z’ambules, situés à Paris. C’est la première Bibli’ambule que le Département commande. Coût de l’acquisition : 17 700 €, financés par le Département, avec une aide de 9 000 € du Ministère de la culture.

Après Du jardin à l’assiette, la Bibli’ambule sera déployée à Portbail, sur le site du festival Les Pinsonores, les samedi 27 et dimanche 28 avril prochains.

« On le retrouvera aussi lors des Traversées Tatihou au mois d’août », confie Nicolas Huart.

Source  : Côté Manche

9 avril 2024

Les français et la lecture en 2024

Le Centre national du livre (CNL) a dévoilé mardi 9 avril 2024 les résultats de son étude Les jeunes Français et la lecture, réalisée par Ipsos. Après trois premières éditions en 2016, 2018 et 2022, les deux institutions ont de nouveau passé au crible la relation des 7-19 ans au livre. Et notent que des tendances émergentes dès 2016 n’ont fait que se confirmer année après année, à commencer par un déclin de la lecture dans le quotidien des adolescents.  Ces résultats sont considérés comme « préoccupants » par Régine Hatchondo, présidente du CNL : « Ils viennent renforcer ma conviction que la place laissée aux écrans dans notre vie quotidienne a de réelles conséquences sur la lecture, en particulier chez les jeunes. Il faudrait une prise de conscience massive pour mettre en exergue les bienfaits de la lecture chez les enfants ».

C’est le point-phare de l’étude : dans les activités pratiquées par les 7-19, la lecture baisse. Si 84% des jeunes lisent pour l'école, leurs études ou leur travail (soit -2 pts vs 2022 et - 6pts vs 2016), chez les 16-19 ans, cette proportion chute à 68% pour les filles (vs 74% en 2022 ; -6 pts) et 59% pour les garçons (vs 68% en 2022 ; -9 pts).

Ce décrochage est encore plus fort dans le cadre des loisirs, puisqu'ils sont 81% à lire au global (soit -2 pts vs 2022), mais à 16-19 ans, ils ne sont plus que 74% à le faire chez les filles (vs 85% en 2022 ; -11 pts) et 50% chez les garçons (vs 65% en 2022 ; -15 pts).

En somme, un jeune de 16-19 ans sur trois ne lit plus du tout dans le cadre de ses loisirs. Quotidiennement, les jeunes passent 10 fois plus de temps sur les écrans qu'à lire des livres, nous apprend ensuite l'étude. Dans l’ensemble de l’échantillon, les adolescents interrogés octroient 2h11 à leurs lectures par semaine, soit 19 minutes par jour. Le livre est devancé par l’écran, qui cumule 3h11 de pratique quotidienne chez les jeunes, et allant jusqu’à 5h10 pour les 16-19 ans.

Un déficit d’attention est aussi notable pendant la lecture : un jeune lecteur sur deux (69% des 16-19 ans) fait autre chose durant ses lectures, notamment envoyer des messages. Parallèlement, 20% des lecteurs loisirs lisent moins de 15 min sans s'arrêter et 27% des non-lecteurs loisirs estiment qu'ils ont aussi du mal à se concentrer (+10 pts).La lecture numérique en forte progression Les précédents rapports observaient l’accroissement de la popularité des livres numériques. Le format séduit désormais 44% des 7-19 ans (+11%), plus d’1/4 des jeunes interrogés en ont lu plusieurs. Le format se révèle particulièrement populaire chez les lecteurs de mangas, à hauteur de 49%. Alors que l’utilisation des tablettes déclinent, la liseuse reste un outil stable de lire, choisi par un lecteur de livres numériques sur 5. Néanmoins, c’est le smartphone qui reste privilégié par 57% des lecteurs. BComme les années précédentes, la bande dessinée reste le genre de prédilection des enquêtés, dépassant d’une courte tête, avec 55%, le manga, qui est plébiscité à 47%. Le CNL remarque une hausse de 7% pour ce dernier, d’une année à l’autre. La moitié des livres lus par goût personnel sont donc des mangas, et à plus forte raison, chez les garçons : le manga représente plus de ¾ de leurs lectures loisirs entre 13 et 15 ans. Les filles privilégient les bandes dessinées et les romans, principalement les romances. La dark romance, qui fait couler beaucoup d’encre depuis l’avènement d’autrices comme Sarah Rivens, a séduit près d’1/5e des jeunes lecteurs, à partir de 16 ans.

La famille s’avère détenir un rôle déterminant dans le choix de lecture des jeunes : 53% des lecteurs loisirs choisissent un livre sur leur conseil. Quand la décision est autonome, les critères de sélection se basent essentiellement sur la couverture, le héros ou le résumé, mais aussi par le biais des réseaux sociaux : 33% des lecteurs loisirs choisissent un livre après en avoir entendu parler sur internet. Seulement 10% des jeunes ont déjà eu envie de lire un livre grâce à une personnalité suivie sur les réseaux. Autre facteur notable : le rôle des adaptations audiovisuelles. 66% des lecteurs loisirs ont déjà eu envie de lire un livre après avoir vu une série ou un film de plateforme. 45% des jeunes déclarent d’ailleurs acheter des livres au moins une fois par mois, principalement sur internet ou en grandes surfaces), et 66% d’interrogés se rendent au moins une fois par mois à la bibliothèque de leur lieu d’études.

Source : Livres Hebdo

 

9 avril 2024

Don de livres à des crèches en Italie

Rapprocher le livre des 0-3 ans, créer et  renforcer les bibliothèques maternelles, c'est  initier immédiatement les enfants à la richesse du mot, des couleurs, de la créativité, de l'écoute, de la magie de la voix narrative et de la nécessité de l'imagination pour construire l'avenir. .  Une étape fondamentale pour construire les lecteurs de demain .

Pour ces raisons, dans la logique d'expérimentation de #ioleggobecauseLAB,  l'AIE et la Fondazione Cariplo considèrent le territoire - depuis les banlieues urbaines, jusqu'aux villes, jusqu'à la province - comme un lieu de  développement d'un projet pilote,  pour rapprocher toujours plus les enfants. à la lecture et fournir aux éducateurs des outils de formation concrets.

#ioleggoPourquoiLAB- NIDI , l'initiative destinée aux plus petits de la zone #ioleggoPourquoiLAB, impliquera en 2023 330 crèches sélectionnées par la Fondation Cariplo en Lombardie et dans les provinces de Novara et Verbano-Cusio-Ossola.  Les 330 crèches sélectionnées pourronts'inscrire à l'initiative, se jumeler avec des librairies locales et recevoir des dons des citoyens. Et grâce à une offre spéciale de 10 livres - titres identifiés par Born to read - ils pourront développer des projets de lecture avec les plus petits.

En 2022, certains titres ont également fait l'objet d'une proposition de formation ouverte à toutes les crèches italiennes, pas seulement à celles inscrites : sur la plateforme #ioleggobecause, en effet, sont disponibles gratuitement des contenus vidéo créés spécifiquement pour les parents et les éducateurs , avec des idées pédagogiques. et de la formation.

Dans l'édition 2023, ioleggocarLAB-NIDI met à disposition trois nouvelles vidéos, organisées par Nati per Leggere, qui s'ajoutent aux onze déjà créées l'année dernière.

8 avril 2024

Record d’affluence et de vente au festival Quai du Polar

Quais du Polar, le grand rendez-vous de la planète polar a, du 5 au 7 avril, plus que jamais agité la presqu’îleQuais du Polar, le grand rendez-vous de la planète polar a, du 5 au 7 avril, plus que jamais agité la presqu’île lyonnaise, fêtant cette année son 20e anniversaire. Des salons du palais de la Bourse ou de l’hôtel de ville, jusqu’au siège d’Interpol, en passant par les médiathèques, musées et théâtres de la métropole, les centaines de bénévoles œuvrant à la bonne tenue du festival ont eu fort à faire pour gérer une édition anniversaire qui de l’avis de sa direction « a battu tous les records, et ce dès le vendredi ». A commencer par les libraires partenaires de la manifestation, qui annoncent 330 000 euros de chiffre d’affaires cumulés sur le week-end, soit une augmentation de 15%, d’après la direction de la manifestation. Du coté de l’insondable programmation grand public, dès les premières heures d’ouvertures du vendredi, ce sont littéralement des kilomètres de files d’attentes qui se dessinaient aux abords du palais de la Bourse, camp de base de Quais du Polar, ou s’enchaînaient les dédicaces depuis les stands des libraires partenaires. 135 auteurs en provenance de toute la planète se retrouvaient à Lyon pour cette édition hors normes : Denis Lehane, Ragnar Jonasson, Guillaume Musso, John Grisham, Maxime Chattam, Jo Nesbø… Inutile de préciser que pour certaines rencontres, comme celle réunissant Michel Aussi, Karine Giebel, Bernard Minier et Franck Thilliez pour un focus sur le polar français contemporain, il fallait arriver très tôt pour espérer avoir une place. 
De croisières littéraires en escape game, de murder party en projections dans les cinémas lyonnais : c’est une « foule passionnée, enthousiaste et intelligente » qui s’est pressée entre Rhône et Saône pendant trois jours des plus festifs, résume Hervé Le Corre. Et pour cause, dimanche en fin de journée, la direction de l’association Quais du Polar annonçait un nouveau record de fréquentation à plus de 100 000 festivaliers, et plus de 20 000 participants à la fameuse Grande enquête se tenant dans toute la ville. « L’événement affiche aujourd’hui fièrement la richesse de cette double identité : résolument internationale et profondément lyonnaise », résume l’organisation dans un communiqué envoyé dimanche soir. Et de conclure : « l’avenir nous appartient, rendez-vous en 2025 !

lyonnaise, fêtant cette année son 20e anniversaire. Des salons du palais de la Bourse ou de l’hôtel de ville, jusqu’au siège d’Interpol, en passant par les médiathèques, musées et théâtres de la métropole, les centaines de bénévoles œuvrant à la bonne tenue du festival ont eu fort à faire pour gérer une édition anniversaire qui de l’avis de sa direction « a battu tous les records, et ce dès le vendredi ». A commencer par les libraires partenaires de la manifestation, qui annoncent 330 000 euros de chiffre d’affaires cumulés sur le week-end, soit une augmentation de 15%, d’après la direction de la manifestation. Du coté de l’insondable programmation grand public, dès les premières heures d’ouvertures du vendredi, ce sont littéralement des kilomètres de files d’attentes qui se dessinaient aux abords du palais de la Bourse, camp de base de Quais du Polar, ou s’enchaînaient les dédicaces depuis les stands des libraires partenaires. 135 auteurs en provenance de toute la planète se retrouvaient à Lyon pour cette édition hors normes : Denis Lehane, Ragnar Jonasson, Guillaume Musso, John Grisham, Maxime Chattam, Jo Nesbø… Inutile de préciser que pour certaines rencontres, comme celle réunissant Michel Aussi, Karine Giebel, Bernard Minier et Franck Thilliez pour un focus sur le polar français contemporain, il fallait arriver très tôt pour espérer avoir une place. 

De croisières littéraires en escape game, de murder party en projections dans les cinémas lyonnais : c’est une « foule passionnée, enthousiaste et intelligente » qui s’est pressée entre Rhône et Saône pendant trois jours des plus festifs, résume Hervé Le Corre. Et pour cause, dimanche en fin de journée, la direction de l’association Quais du Polar annonçait un nouveau record de fréquentation à plus de 100 000 festivaliers, et plus de 20 000 participants à la fameuse Grande enquête se tenant dans toute la ville. « L’événement affiche aujourd’hui fièrement la richesse de cette double identité : résolument internationale et profondément lyonnaise », résume l’organisation dans un communiqué envoyé dimanche soir. Et de conclure : « l’avenir nous appartient, rendez-vous en 2025 !

Quais du Polar, le grand rendez-vous de la planète polar a, du 5 au 7 avril, plus que jamais agité la presqu’île lyonnaise, fêtant cette année son 20e anniversaire. Des salons du palais de la Bourse ou de l’hôtel de ville, jusqu’au siège d’Interpol, en passant par les médiathèques, musées et théâtres de la métropole, les centaines de bénévoles œuvrant à la bonne tenue du festival ont eu fort à faire pour gérer une édition anniversaire qui de l’avis de sa direction « a battu tous les records, et ce dès le vendredi ». A commencer par les libraires partenaires de la manifestation, qui annoncent 330 000 euros de chiffre d’affaires cumulés sur le week-end, soit une augmentation de 15%, d’après la direction de la manifestation. Du coté de l’insondable programmation grand public, dès les premières heures d’ouvertures du vendredi, ce sont littéralement des kilomètres de files d’attentes qui se dessinaient aux abords du palais de la Bourse, camp de base de Quais du Polar, ou s’enchaînaient les dédicaces depuis les stands des libraires partenaires. 135 auteurs en provenance de toute la planète se retrouvaient à Lyon pour cette édition hors normes : Denis Lehane, Ragnar Jonasson, Guillaume Musso, John Grisham, Maxime Chattam, Jo Nesbø… Inutile de préciser que pour certaines rencontres, comme celle réunissant Michel Aussi, Karine Giebel, Bernard Minier et Franck Thilliez pour un focus sur le polar français contemporain, il fallait arriver très tôt pour espérer avoir une place. 

De croisières littéraires en escape game, de murder party en projections dans les cinémas lyonnais : c’est une « foule passionnée, enthousiaste et intelligente » qui s’est pressée entre Rhône et Saône pendant trois jours des plus festifs, résume Hervé Le Corre. Et pour cause, dimanche en fin de journée, la direction de l’association Quais du Polar annonçait un nouveau record de fréquentation à plus de 100 000 festivaliers, et plus de 20 000 participants à la fameuse Grande enquête se tenant dans toute la ville. « L’événement affiche aujourd’hui fièrement la richesse de cette double identité : résolument internationale et profondément lyonnaise », résume l’organisation dans un communiqué envoyé dimanche soir. Et de conclure : « l’avenir nous appartient, rendez-vous en 2025 !

 

 

 

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