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6 février 2024

Création du Prix Poche RELAY x KitKat

PRIX LITTERAIRE RELAY KitKat

Les magasins Relay et la marque gourmande KitKat lancent un prix littéraire qui met à l’honneur le format poche. Dans les gares et les aéroports, le format poche est performant. C’est un incontournable des rayons de lecture auprès des voyageurs. Cette catégorie est en forte croissance (+15%) et représente plus de 40% des ventes de livres. Avec 1,6 million d’exemplaires vendus sur les 12 derniers mois, c’était une évidence de mettre le format Poche à l’honneur. Pour donner encore plus d’ampleur au dispositif, Lagardère Travel Retail France souhaite innover avec un partenariat exclusif avec Gleeph, le réseau social des fans de lecture.

Le Jury du Prix sera ainsi composé des 100 plus grands lecteurs du réseau. Chaque mois, de janvier à mai, le jury de lecteurs sélectionnera un roman et un polar. 

Ce Prix Poche RELAY x KitKat 2024 sera soutenu par un large dispositif de Communication à 360°. Les livres sélectionnés seront à retrouver chaque mois dans les espaces livres des principaux magasins RELAY, reconnaissables avec leur sticker dédié « Sélection Prix Poche RELAY x KitKat 2024 ». Les magasins RELAY concernés valoriseront le Prix à des moments clés notamment via des animations digitales ; des marque-pages ainsi que des échantillons de barres chocolatées KitKat seront par ailleurs offerts aux voyageurs.

Au total, 5 romans et 5 policiers concourront et les 2 livres qui auront recueilli les meilleures notations seront proclamés Lauréats du Prix Poche Relay x KitKat 2024 ! Voici les deux livres sélectionnés au mois de janvier :

PRIX LITTERAIRE RELAY KitKat 2

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5 février 2024

L'écrivain australien Yang Jun condamné "à mort avec sursis" en Chine

Condanation mort Yang Jun Chine

L'écrivain et universitaire australien Yang Jun, emprisonné en Chine depuis 2019 pour des accusations d'espionnage qu'il conteste, a été condamné à mort avec sursis dans ce pays, a annoncé, lundi 5 février, l'Australie qui a exprimé sa consternation.

"Le gouvernement australien est effaré par cette décision", a indiqué la ministre des Affaires étrangères Penny Wong lors d'une conférence de presse, soulignant que Canberra réagirait "dans les termes les plus forts".

Yang Jun, né en Chine en 1965, a été jugé à huis clos en 2021. Ce procès, pour lequel aucun verdict n'avait été rendu public, a été vivement critiqué par les défenseurs des droits humains. L'écrivain, également connu sous le nom de Yang Hengjun, avait affirmé en mai 2021 avoir été torturé dans un lieu tenu secret pendant sa détention, craignant que des aveux forcés ne soient utilisés contre lui. Pékin avait rejeté ces accusations.  En août 2023, Yang Jun avait dit craindre pour sa vie en détention en raison d'un gros kyste sur un rein.

Penny Wong a précisé lundi que Canberra avait convoqué l'ambassadeur de Chine en Australie.

"Je tiens à souligner la détresse aiguë que le Dr Yang et sa famille doivent ressentir aujourd'hui, après des années d'incertitude", a déclaré la ministre.

"Tous les Australiens souhaitent que le Dr Yang puisse retrouver sa famille", a souligné Penny Wong.

Domicilié aux États-Unis, Yang Jun avait été arrêté lors d'un retour en Chine en janvier 2019. Il est l'auteur d'une série de romans d'espionnage ainsi qu'un blog populaire en langue chinoise. Cette condamnation, qui n'a pas immédiatement été confirmée par Pékin, intervient à un moment où les relations sino-australiennes apparaissaient en voie d'amélioration, avec notamment la libération en octobre dernier du journaliste australien Cheng Lei, également emprisonné en Chine pour des accusations d'espionnage. 

Source : France 24

3 février 2024

Retrait de la vente d'un ouvrage de Planeta pour avoir créé sa couverture avec l'intelligence artificielle

Couverture IA

Une nouvelle controverse liée à l’utilisation de programmes d’intelligence artificielle (IA) pour créer des images secoue aujourd’hui le monde de l’illustration et, accessoirement, également le secteur de l’édition. Cette fois en couverture de l'édition espagnole du roman historique Jeanne d'Arc, de Katherine J. Chen, publié par Destino, le label du groupe Planeta. Plusieurs librairies ont décidé de retirer le livre de leurs rayons et de le rendre à l'éditeur après mercredi dernier l'illustrateur David López , qui a travaillé pour Marvel et DC en tant que dessinateur de bande dessinée pour les séries Captain Marvel et Catwoman , publiées sur le réseau social X. (anciennement Twitter) un message en huit points censé démontrer que la couverture a été conçue par une IA. Il a pointé, par exemple, un perfectionnisme extrême et des incohérences anatomiques. Contacté par ce journal, Planeta assure que la couverture « a été réalisée par une équipe de designers utilisant des programmes de conception courants qui contiennent depuis longtemps des utilitaires d'IA ».

« Il y a beaucoup de preuves. Toutes les images réalisées par l'IA se ressemblent beaucoup, avec un dessin photoréaliste avec des personnes indescriptibles qui répondent à des canons stricts de beauté : petits nez, pommettes saillantes, cous incroyablement longs et les yeux proviennent de deux personnes différentes. De plus, l'IA a beaucoup de problèmes pour dessiner les parties où les cheveux interagissent avec les oreilles. Le visage a une finition très parfaite, mais l'arrière-plan est flou et il n'y a aucune trace de coup de pinceau", explique David López à ce journal. "Cela semble injuste et pernicieux pour les artistes qui sont déjà écrasés, nous n'allons pas l'accepter", a déclaré Alberto Haj-Saleh, libraire de Casa Tomada, l'un de ceux qui ont rejoint la cause avec La Llama Store, Nuevo Nueve, LES Editorial, Fandogamia ou La Imprenta, entre autres.

Au-delà de l'appréciation esthétique de la couverture, ce que dénoncent les illustrateurs, c'est la décision de l'éditeur de se passer d'illustrateur pour la réaliser avec une machine . "Vous nuisez au travail de beaucoup de professionnels, vous les précarisez, vous les sous-estimez parce que vous préférez une solution qui n'a aucune cohérence par rapport au travail d'un professionnel", explique Carla Berrocal , une illustratrice qui invite les autres artistes à ne pas le faire. travailler avec le label jusqu'à ce qu'il ne s'engage pas à abandonner cette pratique.

"Que l'un des éditeurs avec le chiffre d'affaires le plus élevé décide de faire réaliser ses couvertures par une IA n'est pas éthique", ajoute Berrocal. López ajoute à ce sujet : « Je peux comprendre qu'une personne s'auto-édite pour le publier sur Amazon, je comprends dans une certaine mesure qu'elle utilise cette méthode, mais un éditeur comme celui-ci, avec un lancement puissant, pourquoi faites-vous que?"

La rédaction de Planeta assure cependant que son département art et design est composé de plus de 30 professionnels : « Derrière toutes nos couvertures il y a et il y aura toujours une équipe humaine de designers et de rédacteurs qui travaillent et supervisent les idées. , conception et réalisation des couvertures.”

L'autre gros problème pointé par les professionnels du secteur est que les images générées par l'IA sont nourries par le travail des illustrateurs . Grâce à un robot (algorithme utilisé pour analyser le code d'un site Web à la recherche d'informations), l'intelligence artificielle collecte toutes les informations publiées sur Internet, à partir des images qu'un illustrateur télécharge sur sa page pour se promouvoir auprès des produits du domaine public. « En plus de la précarité, nous avons un problème juridique, ces images n'ont pas de droit d'auteur. Beaucoup de gens vont devoir quitter la profession », déclare López. Berrocal, qui ajoute qu'il s'agit d'un « plagiat » car il n'a pas le consentement des auteurs et leur travail est copié pour obtenir un gain financier. 

Le dessinateur et animateur David Rubín , nominé quatre fois pour le prix Eisner, avance le même argument : « C'est une façon de s'entraider dans le secteur et de faire pression pour que cela n'arrive pas, ou qu'au moins il y ait un prix pour l'éditeur qui décide de retirer l'IA", a-t-il écrit sur son compte X , célébrant la décision des librairies de retirer le livre.

Quant aux libraires, ils précisent qu’ils ne sont pas contre l’IA et comprennent que c’est un outil comme l’était Photoshop en son temps . Leur principal problème, disent-ils, est l'utilisation non rémunérée du travail des artistes : « L'intelligence artificielle s'est nourrie du travail de milliers d'illustrateurs pour générer des pastiches imparfaits sans payer de droits d'auteur. Pourra-t-on détecter les livres écrits par ChatGPT ? Non, de la même manière que nous ne pourrions pas détecter un roman plagié... mais s'il devenait public qu'il a été plagié, nous le retirerions de notre magasin", déclare Kike García, de La Llama Store . L'édition de Destination de Jeanne d'Arc n'a pas l'auteur de la couverture en première page, comme le fait habituellement l'éditeur, dénonce Haj-Saleh : « C'est difficile d'identifier couverture par couverture, mais si les alarmes se déclenchent et que cela n’a pas d’auteur accrédité, nous ne garderons pas le livre.

Source : El Pais

2 février 2024

400 romans offerts à Nancy grâce à l'opération "Livre suspendu"

Livres suspendus Nancy

A l'image du café suspendu en Italie, l'opération "Livre suspendu" du Livre sur la Place a permis d'offrir ce vendredi 2 février 400 romans aux bénéficiaires de l'AARS, Association accueil et réinsertion sociale. Elle choisit trois romans, dont "Veiller sur elle" de Jean-Baptiste Andrea. 

"Etant lectrice, c'est un joli cadeau" sourit Rosa. Sharon, elle aussi, tient en main le Goncourt 2023 et découvre la dédicace : "En vous souhaitant bonne lecture, avec toute mon amitié, Jean-Baptiste Andrea". "Oh la la, c'est gentil !" lance-t-elle.

Rosa, Sharon mais aussi Violette, Rayniah, Philippe, Pascal et d'autres ont passé du temps ce vendredi devant les tables de la Boîte à Cuisine à Nancy, où étaient présentés quelques 400 romans offerts grâce à l'opération "Livre suspendu" du Livre sur la Place. Initiée lors de l'édition 2022 du salon littéraire de Nancy et reconduite en 2023, l'opération se calque sur le café suspendu cher aux Napolitains.

"C'est une action philanthropique", rappelle Sarah Polacci, commissaire générale du Livre sur la Place. "On invitait les clients des bars quand ils venaient prendre un café à en payer un deuxième. Le café restait en suspens, en attente d'être offert à quelqu'un qui pousserait la porte de ce bar et n'aurait pas les moyens de se payer un café. J'ai imaginé la même chose avec le livre suspendu : les gens qui fréquentent le Livre sur la Place sont des amoureux du livre et quand on aime les livres, on aime les offrir."

Les visiteurs ont donc été invités à acheter en double le livre de leur choix et c'est ainsi que 400 livres ont été collectés en deux éditions et remis aux bénéficiaires de l'AARS, Association accueil et réinsertion sociale de Nancy. "Les gens ont tellement de préoccupations au quotidien que le livre passe en second plan", souligne Denis Bernard, deuxième vice-président de l'AARS, "redécouvrir un livre, découvrir une histoire, c'est quand même important pour les gens qui sont éloignés de tout."

Source : France Bleu Sud Lorraine

1 février 2024

Lancement d'une nouvelle initiative caritative avec BookTrust par Bookshop.org

Read It Forward

Bookshop.org a lancé une nouvelle initiative caritative avec BookTrust, appelée "Read It Forward", dans le cadre de laquelle 10 % de chaque vente d'un livre pour enfants réalisée en février sera reversée à l'association, tout en soutenant également les librairies indépendantes. Lancée le premier jour du mois, à temps pour la mi-trimestre, cette initiative d'un mois vise à encourager les parents, les enseignants, les tuteurs et les éducateurs à envisager d'acheter des livres sur Bookshop.org. L'objectif est « d'inspirer l'amour de la lecture » aux enfants, l'argent récolté par la campagne Bookshop.org étant destiné au travail de BookTrust visant à inciter les enfants à lire, en particulier ceux issus de familles à faible revenu ou de milieux vulnérables.

Lizzie Catford, directrice des livres pour enfants chez BookTrust, a déclaré : « Nous sommes ravis de nous associer à Bookshop.org dans le cadre de l'initiative Read it Forward, une merveilleuse opportunité pour les lecteurs d'avoir un impact significatif. Cette collaboration ne soutient pas seulement les librairies indépendantes, essentielles piliers de notre communauté littéraire, mais contribue également directement à notre mission de favoriser l'amour de la lecture chez les enfants, en particulier ceux qui font face à des défis.

« Chez BookTrust, nous croyons au pouvoir transformateur de la lecture partagée, et les fonds collectés grâce à cette initiative soutiendront notre travail vital en Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande du Nord. Ce merveilleux partenariat met l'accent sur la force collective des lecteurs, des libraires et des organisations caritatives dans la construction d'un un avenir meilleur en matière de lecture pour tous les enfants. » 

Nicole Vanderbilt, directrice générale de Bookshop.org UK, a ajouté : « En février, vous pourrez vous sentir encore mieux en achetant des livres en ligne. Nous sommes extrêmement heureux de lancer une collecte caritative de livres avec BookTrust, marquant notre première collaboration avec eux. Ce mois-ci, nous donnons aux parents et aux éducateurs une raison supplémentaire d'acheter des livres sur Bookshop.org.

"En plus de soutenir les libraires indépendants à travers le Royaume-Uni, nous ferons ce mois-ci un don de 10 % de chaque vente de livres pour enfants à BookTrust, contribuant ainsi à leur mission de développer l'amour de la lecture."

Source : Booktrust

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31 janvier 2024

Vol de livres russes dans les collections de la Bibliothèque nationale de France

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La Bibliothèque nationale de France a été victime de vols de livres rares russes qui ont touché d'autres institutions en France, en Suisse, en Pologne et dans les pays baltes, a-t-elle indiqué mercredi à l'AFP. «Nous avons été victimes de vols, et nous avons déposé plainte. Nous ne commentons pas les faits, qui font l'objet d'une enquête», a indiqué à l'AFP une porte-parole de la BnF, confirmant des informations du Monde mercredi et du Parisien début janvier. Une plainte a été déposée en novembre. Le nombre de vols n'a pas été précisé.

L'affaire avait été révélée en Pologne en novembre. En France, elle a déjà donné lieu à trois mises en examen pour des vols à la bibliothèque universitaire de l'Institut national des langues et civilisations orientales (Bulac) et de l'ENS Lyon. Commis par des Géorgiens d'après les premiers éléments de l'enquête, les vols visent des éditions originales ou rares de grands écrivains russes comme Alexandre Pouchkine, conservées dans des collections en dehors de Russie.

La section du parquet de Paris chargée de la délinquance organisée a d'abord saisi la Brigade de répression du banditisme (BRB) d'une enquête pour vol commis en bande organisée. Les enquêteurs ont ensuite fait un rapprochement avec des faits semblables commis à Lyon. Les investigations sont confiées à l'Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCLBC).

Le Parisien avait évoqué début janvier le mode opératoire suivi à la Bibliothèque de l'Arsenal, un site de la BNF: demander à consulter ces volumes, et les remplacer par des copies réalisées avec grand soin. En Pologne et dans les pays baltes, en deux ans, des rayons de littérature russe du XIXe siècle ont été pillés de la même manière dans des bibliothèques, avec un mode opératoire de plus en plus sophistiqué.

Lundi en Estonie, un homme appelé Beqa Tsikeridze a été condamné pour le vol de livres de Pouchkine et Nicolas Gogol à l'université de Tartu, à deux ans de prison, cinq ans d'interdiction du territoire et 158.000 euros de dommages et intérêt. La BNF a précisé avoir renforcé ses procédures de sécurité, qu'elle révise régulièrement.

Source  : Le Figaro 

30 janvier 2024

Nouvelle augmentation de la fréquentation de la bibliothèque-musée Inguimbertine à Carpentras

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A Carpentras dans le Vaucluse, la fréquentation de la bibliothèque-musée Inguimbertine a encore augmenté en 2023. D’après les chiffres communiqués par la direction, 135 196 personnes ont franchi les portes de l’établissement qu’abrite l’Hôtel Dieu, soit une hausse de 14 % par rapport à 2022.

La bibliothèque-musée Ingiumbertine doit son nom à son fondateur, l’évêque Monseigneur d’Inguimbert qui vécu à Carpentras de la fin du XVIIe au milieu du XVIIIe siècle et créa ce lieu hybride. Car à l’origine, l’Inguimbertine, (qui est situé boulevard Albin Durand) abritait les archives municipales anciennes ainsi qu’une bibliothèque de lecture publique et quatre collections muséales.

Ce n’est qu’en 2010, en raison de la vétusté des locaux que la municipalité prend la décision d’installer l’Inguimbertine dans l’ancien hôpital Hôtel Dieu. Aujourd’hui, des manifestations culturelles y sont régulièrement organisées.

Source: Actu Vaucluse

29 janvier 2024

Une bibliothèque spectaculaire au cœur d'un centre commercial ouverte en Corée du Sud

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A une trentaine de kilomètres de Séoul, la ville de Suwon vient d'inaugurer un immense centre commercial d'une superficie de 331 000 mètres carrés qui s'étend sur 16 étages. Particularité : ce temple de la consommation abrite une bibliothèque qui occupe quatre étages soit une hauteur de 22 mètres. Dotée de plus de 36 000 livres, l'établissement est déjà considéré par les réseaux sociaux comme la bibliothèque la plus Instagrammable en raison de son caractère spectaculaire. Pour le Groupe Starfield qui gère le centre commercial, il s'agit "d'un espace culturel et émotionnel pour se détendre, se rencontrer et se connecter autour des livres".

Pour autant, l'aspect bling bling de la bibliothèque ne fait pas l'unanimité parmi les Coréens.

"Ce n'est pas une vraie bibliothèque" explique un internaute.

"Je suis Coréenne et le pays manque ridiculement d'infrastructures culturelles, à tel point que c'en est gênant" renchérit une habitante. "Quel est l'intérêt de ces fausses bibliothèques touristiques qui n'ont aucun sens ? J'en ai plus qu'assez. Il n'y a pratiquement aucune bibliothèque nulle part qui ne soit pas une bibliothèque pour enfants ou une pièce miteuse se faisant passer pour une bibliothèque. Construisez de vraies bibliothèques."

Source : Archimag

28 janvier 2024

Fauve d'or du meilleur album décerné à Daniel Clowes pour «Monica» au Festival international de la bande dessinée

Fauved'or Festival Angoulème

Il n'a pas été sacré Grand Prix, mais le fauve d'or décerné à son nouveau roman graphique, Monica, est un beau lot de consolation pour Daniel Clowes. Le dessinateur américain de 62 ans raconte la vie d'une femme, de sa naissance dans les années 1960 à sa mort. Le récit, fragmenté en neuf histoires, alterne les époques et les styles graphiques. Loin de se réduire à un exercice de style virtuose, cette bande dessinée qui brouille les pistes se révèle être la plus personnelle de l'auteur, grand connaisseur de l'histoire de la bande dessinée. Ce prix devrait enfin faire connaître Daniel Clowes à un plus large public, comme l'espère son éditeur, Guy Delcourt.

«Le tirage va être démultiplié, c'est une évidence. Mais je suis ravi, c'est une œuvre exigeante. Ça fait partie des œuvres où il faut inciter le lecteur à passer le cap de la lecture, à ne pas être rebuté par un certain niveau de complexité et de sophistication. Un prix, c'est parfait pour ça, ça déclenche l'envie.»

Daniel Clowes, qui vit à Oakland en Californie, n'a pas pu faire le déplacement jusqu'à Angoulême où le Festival va fermé ses portes ce soir, au terme d'une édition qui a attiré un public de nouveau très nombreux.

Le Fauve spécial du jury a été remis à la Française Sophie Darq pour Hanbok, le Fauve de la série à l'Espagnol Alvaro Martinez Bueno et l'Américain James Tynion IV pour The Nice House on the Lake, ou encore le Fauve révélation au Français Matthieu Chiara pour L'Homme gêné. Le Fauve d'honneur a été décerné à la mangaka japonaise Moto Hogio pour l'ensemble de son oeuvre. Le Prix du Public France Télévisions 2024 a été remis  à l’espagnole Bea Lema pour son bouleversant roman graphique "Des maux à dire". Le prestigieux Grand Prix de la Ville d'Angoulême avait été remis mercredi à la Britannique Posy Simmonds, pionnière du roman graphique, dont les deux grands succès sont Gemma Bovery (1999) et Tamara Drewe (2007). Pour connaître les prix jeunesse  lisez l'article suivant en cliquant  ici).

Source : RFI

27 janvier 2024

Hausse des ventes de la bande-dessinée en France durant l'année 2023

Hausse vente BD 2023

«Le 9e art est désormais un poids lourd de l’édition française», se félicitait cette semaine le ministère de la Culture dans un article tout en dynamisme sur cette 51e édition du Festival d’Angoulême présidée par Riad Sattouf, récompensé du grand prix l’an dernier et très gros vendeur dans le paysage de l’édition indé.

Comme les années passées, le festival est l’occasion de publier les résultats de l’étude de marché menée par l’institut GfK et dévoilés hier au cours d’une conférence de presse. Les chiffres de 2023 viennent confirmer une tendance déjà constatée l’an passé, à savoir que depuis 2021, année de sortie de Covid où les ventes de bandes dessinées ont atteint le record de 87,2 millions d’exemplaires sur un an, ce nombre a baissé deux ans de suite, passant à 75 millions en 2023. Une baisse que connaît aussi le reste de l’Europe et qui n’en est plus une si l’on compare avec les ventes pré-Covid : en 2019, 48,4 millions d’exemplaires étaient vendus, ce qui revient donc à une croissance de 55 % en quatre ans.

Le prix des BD a connu l’an dernier une hausse particulièrement importante : 8,4 euros en moyenne pour les mangas (+6 %, contre +2 % l’année précédente)(pour en savoir plus lire lire l'article suivant en cliquant ici), 11,8 euros pour les BD jeunesse (+3 %), 19,1 euros pour les BD de genre (+3 %) et 17,2 euros pour les comics (+28 %). Les chiffres de ce que GfK appelle les «champs transversaux», où sont rangés notamment les romans graphiques, la BD patrimoniale (pré-1983) et la mystérieuse zone des «Autres», n’ont malheureusement pas été détaillés.

Dans le top 10 des ventes, loin devant les ultra-populaires séries One Piece et Mortelle Adèlele podium se partage entre le Monde sans fin de Christophe Blain et Jean-Marc Jancovici (233 000 exemplaires) et les bons élèves Gaston (498 000 pour le Retour de Lagaffe) et Astérix (1 614 000 pour l’Iris blanc), dont le rapport se félicite qu’ils «dynamisent le top 2023». Le manga représente toujours plus d’une BD vendue sur deux, même si les ventes ont énormément reculé l’an dernier : -18 % par rapport à 2022, ce qui correspond à 40 millions d’exemplaires vendus. Mais là aussi, la baisse est à mettre en perspective avec le quasi-doublement en valeur du manga entre 2020 et 2021. Dans l’ensemble, sur les quatre dernières années, le nombre d’éditeurs ne cesse d’augmenter, passé de 600 à 710 depuis 2019, et de plus en plus de nouveautés sont publiées : 6 700 bandes dessinées ont vu le jour en 2023, contre 5 500 il y a quatre ans.

Source : Libération

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