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6 avril 2024

Hommage national pour Maryse Condé à la Bibliothèque nationale de France Richelieu

"Il est des hommages qui s’imposent". Dans une tribune adressée au président de la République et publiée dans Le Nouvel Obs, jeudi 4 avril, une trentaine de personnalités politiques, culturelles ou du monde universitaire, réclamaient qu’un hommage national soit rendu à Maryse Condé, qui s’est éteinte le 2 avril dernier, à 90 ans. Ce sera chose faite : une cérémonie doit se tenir lundi 15 avril, à 16 heures, à la Bibliothèque nationale de France - Richelieu à Paris, en présence d'Emmanuel Macron. L’acteur Omar Sy, l’ancien footballeur et militant associatif Lilian Thuram, le journaliste Harry Roselmack, la réalisatrice Euzhan Palcy, l’ancienne garde des Sceaux Christiane Taubira, le rappeur Abd al Malik, l’écrivain David Diop… Tous ont salué dans la tribune l’œuvre et les combats de l’écrivaine guadeloupéenne.

"Ses choix ne cherchaient pas le compromis ni la facilité mais disaient les choses comme elle écrivait ses livres : avec force et netteté, parce que, face à l’esclavagisme, face au colonialisme ou au racisme, face aux contradictions du monde, il n’est pas de nuance possible", ont écrit les signataires. "Monsieur le président de la République, personne ne mérite plus cet honneur que Maryse Condé", concluaient-ils. Un hommage national distingue un personnage illustre au moment de ses obsèques. Il s’organise après une décision du président de la République. La cérémonie se déroule traditionnellement au Panthéon ou aux Invalides. Depuis son élection en mai 2017, Emmanuel Macron a rendu 26 hommages nationaux. Récemment, il a par exemple honoré Philippe de Gaulle, le fils du général de Gaulle, et Robert Badinter, le père de l’abolition de la peine de mort en France.

"Maryse Condé fait partie de notre histoire. La traite, l’esclavage, la colonisation… Il ne faut pas l’enfouir dans nos mémoires. Il faut revendiquer cette histoire, l’aborder de front et travailler tous ensemble pour une société de justice qui reconnait les différences, mais qui, en même temps, est capable de les fédérer dans un idéal commun. Je crois que c’est ce message qu’il faut proclamer et j’espère que cette cérémonie sera l’occasion de le faire", explique l'un des signataires de la tribune, le président de la Fondation pour la mémoire de l'esclavage, Jean-Marc Ayrault.

« Je pense qu’il est important de rappeler que la France se grandit du travail intellectuel, créatif, de personnes comme Maryse Condé. » selon Rokhaya Diallo.

La journaliste et militante Rokhaya Diallo a, elle aussi, signé le texte. "Cet hommage s’impose, c’est une évidence, estime-t-elle. Maryse Condé a apporté une contribution incomparable à la littérature du monde et elle a permis à un territoire, la Guadeloupe, d’accéder à une visibilité littéraire extrêmement importante. L'hommage national ne fait aucun débat pour moi."

Sadia est élève au lycée Maryse Condé, à Sarcelles, en région parisienne. Ce 5 avril, une minute de silence a été organisée par l’établissement pour honorer la mémoire de la Guadeloupéenne. "C’est de la tristesse que j’ai ressenti ce matin. Maryse Condé était une grande écrivaine, qui a une belle plume, engagée, explique la jeune fille. Je pense qu’elle mérite un hommage plus large, parce qu’elle a vraiment véhiculé dans ses écrits des messages féministes et antiracistes. Elle a eu un impact dans la société d’aujourd’hui."

Une veillée se tiendra à Pointe-à-Pitre, la ville où elle est née, le samedi 6 avril. Les obsèques de Maryse Condé se tiendront vendredi 12 avril à 10 h à l’église Saint-Germain des Près, à Paris. L’inhumation aura lieu au cimetière du Père Lachaise.

Source : France info le portail des Outre-mer
 

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5 avril 2024

Possibilité d'indemnisation pour un auteur en cas de faillite de son éditeur

Dans un effort conjoint pour protéger les droits des auteurs face aux liquidations judiciaires des maisons d'édition, la Société des gens de lettres (SGDL) et le Syndicat national de l'édition (SNE), avec le soutien financier de la Société française des intérêts des auteurs de l'écrit (Sofia), annoncent, jeudi 4 avril, la création d'un fonds d'indemnisation. Cette initiative vient renforcer les obligations légales et apporte un soutien financier aux auteurs dont les créances ne sont pas honorées lors de ces procédures. Elle intervient dans le contexte d'une évolution législative récente, où la loi du 30 décembre 2021 a renforcé les obligations légales d'information des auteurs en cas de liquidation d'une maison d'édition.

Désormais, les liquidateurs judiciaires sont tenus d'informer individuellement chaque auteur concerné sur le montant de sa créance et le nombre d'exemplaires de ses ouvrages disponibles dans les stocks de l'éditeur ou de son distributeur au moment de la liquidation. Ce fonds d'indemnisation permettra aux auteurs de livres édités à compte d'éditeur et publiés en langue française de déposer une demande d'indemnisation en cas de créance admise et non honorée lors de la procédure de liquidation. La Société des Gens de Lettres instruira ces demandes et les présentera devant une commission dédiée chargée de les examiner (lire ci-dessous).

Les indemnités, versées sous forme de droits d'auteur, seront allouées en fonction des volumes de demandes et des disponibilités du fonds. Cette mesure vise à couvrir totalement ou partiellement les créances non recouvrées, apportant ainsi un soutien financier crucial aux auteurs confrontés à ces difficultés. Il convient de noter que ce fonds est actuellement intégralement financé par la SOFIA, par le biais de l'affectation d'une partie des sommes dites "irrépartissables" du droit de prêt (part éditeurs). Ce dispositif est créé à titre expérimental pour une période de deux ans. Au terme de cette expérimentation, il pourra être prolongé et faire l'objet d'évolutions.

Source : Livres Hebdo

 

4 avril 2024

Livres en braille, le combat de Bernard Minier

Les Effacés, le dernier thriller de l'écrivain à succès Bernard Minier sort ce jeudi en librairie. Et pour l'occasion, une version en braille sera elle aussi proposée aux lecteurs, une façon pour Bernard Minier de favoriser l'accès à la lecture aux personnes malvoyantes. Dans son nouveau roman, Bernard Minier nous emmène en Espagne où son héroïne Lucia Guerrero, enquêtrice de la Guardia civil, est confrontée à deux tueurs sévissant pour l'un dans un milieu populaire et l'autre au sein des ultra-riches. Un thriller qui sera bientôt édité en braille pour favoriser l'inclusion des personnes malvoyantes, indique Benard Minier, parrain du Centre de Transcription et d'Édition en Braille (Cteb). Reconnue d'intérêt général, cette association basée à Toulouse s'efforce de développer l'accès à la lecture aux déficients visuels grâce à sa maison d'édition spécialisée dans l'impression braille. En France, sur 800.000 livres imprimés chaque année, seuls 6% sont édités en braille soit environ 48.000 exemplaires. Un chiffre qui s'explique en partie par le coût important des impressions.

"Éditer et transcrire des livres en braille, ça coûte très cher. Plus ils (les maisons d'édition) vendent de livres et plus ils perdent de l'argent", souligne Bernard Minier à BFMTV.

En effet, l'impression braille n'imprime pas au sens traditionnel du terme, mais embosse des caractères sur un papier spécial, ce qui peut induire un montant important. À titre d'exemple, la version braille d'Harry Potter et l'enfant maudit de J.K Rowling coûte 55 euros en librairie, les coûts d'impression en imprimerie s'élevant quant à eux à 750 euros par livre. En éditant son nouvel ouvrage en braille, Bernard Minier souhaite lutter contre une certaine forme d'exclusion et favoriser l'égalité des chances en rendant possible l'accès aux livres à tout lecteur."Si on ne fait rien, il n'y aura bientôt plus de livre ni de texte transcrit en braille en France", alerte l'écrivain qui en appelle aux pouvoirs publics. En effet le braille est actuellement le seul moyen permettant aux personnes malvoyantes une appropriation autonome du texte écrit. Il favorise l'apprentissage de la lecture, de l'écriture et du langage, et ne peut en aucun cas être remplacé par des livres audio, explique Bernard Minier.

"Le braille c'est non seulement le texte intégral, mais aussi les points, les virgules, les italiques. On apprend à écrire, à s'exprimer et à construire les phrases", ajoute-t-il.

En effet, selon la Fédération des aveugles de France, le système d'écriture braille repose sur six points dont les combinaisons comptent au total 63 signes capables de représenter les lettres de l'alphabet, les accents, les signes mathématiques ou encore scientifiques.

Aujourd'hui, plus de 6 millions de personnes malvoyantes et non-voyantes utilisent l'écriture braille partout dans le monde, indique la Fédération. "Si le braille disparaît, on a très peur qu'il y ait une énorme perte de compétence voire même une forme d'illettrisme chez les malvoyants et ça, ce serait dramatique", s'inquiète Bernard Minier.

4 avril 2024

Venez découvrir les métiers du livre ce week-end au château d’Angers

Pour les journées européennes des métiers d’art, le Centre des monuments nationaux et Mobilis organisent un forum sur les métiers du livre au château d’Angers ce week-end. Ce samedi 6 avril, les visiteurs pourront découvrir les différents métiers liés aux arts du livre : Relieur, illustrateur, enlumineur, éditeur, calligraphe, fabricant de papier, imprimeur. Les professionnels animeront des ateliers et démonstrations de 10h à 12h30 puis de 13h30 à 17 h.Le dimanche 7 avril, les visiteurs pourront suivre l’histoire du livre et découvrir les trésors des bibliothèques de la Région lors d’une visite guidée de l’exposition « Du manuscrit à la BD. Nouveaux trésors des bibliothèque en Pays de la Loire ». Des sessions sont prévues à 14 heures puis à 15h30.Le dimanche 7 avril, les visiteurs pourront suivre l’histoire du livre et découvrir les trésors des bibliothèques de la Région lors d’une visite guidée de l’exposition « Du manuscrit à la BD. Nouveaux trésors des bibliothèque en Pays de la Loire ». Des sessions sont prévues à 14 heures puis à 15h30.obilis organisent un forum sur les métiers du livre au château d’Angers ce week-end. Ce samedi 6 avril, les visiteurs pourront découvrir les différents métiers liés aux arts du livre : Relieur, illustrateur, enlumineur, éditeur, calligraphe, fabricant de papier, imprimeur. Les professionnels animeront des ateliers et démonstrations de 10h à 12h30 puis de 13h30 à 17 h.

3 avril 2024

En Chine, l'incroyable envol de la SF malgré la censure

Une immense étoile de 60 000 mètres carrés posée sur un lac. Dessiné par le prestigieux cabinet de Zaha Hadid, le nouveau musée de la science-fiction chinois attire le regard. Pour la première fois, la Chine a accueilli, en octobre dernier à Chengdu, la 81e convention mondiale de la science-fiction, la Worldcon, le plus grand événement dédié à ce genre culturel. Une façon de reconnaître le poids pris par l’empire du Milieu dans un univers autrefois dominé par l’Occident, et plus spécialement le monde anglo-saxon.

Cet événement illustre la transformation, en quatre décennies, d’un genre littéraire considéré comme politiquement suspect, devenu l’un des produits d’exportation culturelle les plus fameux de Chine. Le porte-étendard de cette fièvre est l’auteur Liu Cixin, dont la trilogie à trois corps  , publiée en Chine en 2006, a conquis un prix Hugo dès sa parution en anglais en 2015 et un public international comprenant des fans comme Barack Obama ou Mark Zuckerberg. Sa cote devrait encore monter avec la sortie, il y a quelques semaines, d’une adaptation Netflix à gros budget. Neuf millions d’exemplaires des trois volets ont été vendus dans le monde depuis 2015. Ce mouvement n’a pas été un long fleuve tranquille. La science-fiction a prospéré en Chine dans la première moitié du XXe siècle, un essor alimenté par l’intérêt pour les nouvelles technologies. Mais il a été emporté avec tant d’autres genres littéraires "bourgeois" pendant la Révolution Culturelle. L’ouverture au monde dans les années 1980 a fait naître une nouvelle génération d’auteurs comme Zheng Wenguang et Ye Yonglie, quand le programme spatial chinois a pris son envol. Les fanzines se multiplient alors, dont Kehuan shijie ("Le Monde la science-fiction") à Chengdu, à l’origine de cette organisation de la Worldcon dans la capitale du Sichuan. Pékin brise ce deuxième élan en lançant une campagne nationale de nettoyage de la pollution spirituelle pour anéantir l’influence de l’Occident décadent. La science-fiction est accusée d’être contraire à l’idéologie officielle. A la même période, comme le montre le livre The Politics of Cultural Capital de Julia Lovell, le pays se demande pourquoi aucun écrivain chinois n’a jamais remporté de prix Nobel de littérature. La victoire de l’écrivain en exil Gao Xingjian, en 2000, ne change rien à l’affaire.

L’appétit pour la SF a continué de grandir au tournant du siècle, porté par les succès des taïkonautes et le premier vol dans l’espace de Yang Liwei. Mais les lecteurs consommaient essentiellement des ouvrages occidentaux, de Philip K. Dick à Arthur C. Clarke. Tout a changé lorsque Liu Cixin, alors ingénieur dans une centrale à charbon, publie son roman en feuilleton dans Kehuan shijie en 2006. Le livre est édité en 2008, et rapidement les autorités perçoivent l’engouement du public. Le genre est encouragé sous toutes ses formes : cinéma, jeux vidéo, livres, magazines et expositions. Un centre de recherche officiel est même créé en 2020. Kehuan shijie atteint un tirage de 400 000 exemplaires, et, en 2019, une autre adaptation cinématographique de Liu Cixin, The Wandering Earth ("La Terre vagabonde"), génère la somme astronomique de 673 millions de dollars au box-office chinois. La science-fiction fait désormais partie intégrante de la marche forcée vers une économie de la connaissance.

Il serait pourtant abusif de parler d’une science-fiction chinoise. Le genre est varié. La nouvelle Folding Beijing, qui remporte un prix Hugo en 2015, s’attaque à la question des inégalités sociales dans une version surréaliste de la capitale chinoise, divisée en trois strates. Des écrivaines plus jeunes et formées à l’étranger, comme Regina Kanyu Wang et Tang Fei, explorent des thèmes comme la fluidité des genres et les crises environnementales. Mais l’ombre du gouvernement n’est jamais loin. Des e-mails dévoilés par les journalistes spécialisés Chris M. Barkley et Jason Sanford suggèrent que le comité du prix Hugo a disqualifié d’office des auteurs non chinois mais ayant des liens familiaux avec la Chine, comme Rebecca Kuang et Jay Zhao, respectivement américaine et canadienne, parce qu’il craignait d’offenser Pékin. La science-fiction peut-elle prospérer dans une société où la pensée est surveillée ? C’est toute la question.

Source : L’Express

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2 avril 2024

Choc après l'annulation du festival Aye Write de Glasgow suite à l'échec d'une demande de financement

Les festivals Aye Write et Wee Write de Glasgow n'auront pas lieu cette année suite à une demande de financement infructueuse auprès de Creative Scotland. Glasgow Life, qui organise les festivals, organisera plutôt des événements éphémères tout au long de 2024, tout en travaillant également sur une application axée sur un « financement pluriannuel » à partir de 2025, dans le but de ramener les festivals à partir de l'année prochaine. Un porte-parole de Creative Scotland a déclaré à The Bookseller qu'il était en mesure de soutenir environ 30 % des candidatures à son Fonds ouvert en raison d'un financement limité. "Alors que la demande pour ces fonds continue d'augmenter, Creative Scotland continue de plaider pour davantage de ressources pour soutenir la culture et la créativité dans toute l'Écosse", a ajouté le porte-parole.

L'organisme artistique a subi une réduction budgétaire de 6,6 millions de livres sterling imposée par le gouvernement écossais, qui a déclaré que ce financement reprendrait cette année. La perte des festivals a suscité de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux, l'auteur Douglas Stuart déclarant sur X : "J'ai vu avec horreur l'Écosse marchander le financement des arts, fermer ses bibliothèques et permettre maintenant l'annulation d'un festival". grand festival littéraire dans sa plus grande ville. L'écrivain Damien Barr a déclaré : "Glasgow est une ville d'histoires et de conteurs. C'est tellement faux que le festival du livre de Glasgow a été annulé à quelques semaines seulement de la fin. Aye Write est l'un des festivals du livre les plus grands et les plus appréciés d'Écosse - il est vital pour les lecteurs. et des écrivains à travers l'Écosse et au-delà. Le romancier Val McDermid a ajouté : « Une véritable perte pour les écrivains et les lecteurs, présents et futurs, non seulement de Glasgow mais de tout le pays. »

Pendant ce temps, l'ancienne Première ministre écossaise Nicola Sturgeon a déclaré, également sur X, que le résultat était une « très mauvaise nouvelle », ajoutant : « Les livres, la culture en général, sont si essentiels à notre bien-être – et jamais plus que dans les temps troublés dans lesquels nous vivons. aujourd'hui. Les festivals du livre sont des occasions de célébrer les merveilles de la littérature et ceux qui la créent. Nous ne devons pas perdre cela.

Marion Sinclair, directrice générale de Publishing Scotland, a affirmé que « la véritable histoire est le sous-financement des arts ». Elle a reconnu qu'il y avait « une pression énorme sur Creative Scotland » avec « une abondance de candidatures qui arrivent », et a déclaré que l'organisme artistique est incapable de répondre à la demande.

Le timing du résultat de la demande était également un problème pour les festivals selon Sinclair, qui a expliqué que les organisateurs n'avaient pas suffisamment de temps pour faire une autre demande de financement à temps pour les événements de cette année. 

Source : The Bookseller

1 avril 2024

Primordial de lire des livres à votre enfant dès sa naissance, selon les médecins

 

Ce mardi 2 avril est marqué par la journée internationale du livre pour enfants. L’occasion de rappeler combien cette pratique est précieuse pour les tout-petits. Bien plus qu’une simple lecture, partager une histoire avec un enfant va bien au-delà des mots sur papier : c’est une véritable aventure de complicité qui enrichit son apprentissage et éveille ses émotions. Chaque histoire partagée crée un lien unique, renforçant la connexion entre l’enfant et celui qui lui offre ce moment privilégié. La lecture partagée façonne un environnement propice à l’épanouissement cognitif des enfants. En effet, ceux qui ont été régulièrement bercés par les mots dès leur plus jeune âge arrivent à l’école dotés d’un vocabulaire élargi et d’une meilleure compréhension. Cette influence positive pourrait résulter du fait que les livres destinés aux plus jeunes renferment trois fois plus de termes peu communs que ceux entendus dans les émissions télévisées ou dans les conversations quotidiennes entre adultes et enfants, comme le suggère une étude publiée dans le Journal of Child Language en 1988.

De plus, une méta-analyse dirigée par Adriana Bus et son équipe, dévoilée en 1995 dans la Review of Educational Research, révèle un constat clair : 64 % des enfants ayant bénéficié de la lecture partagée se classent parmi les meilleurs lecteurs à l’école, contre seulement 36 % pour leurs pairs n’ayant pas eu cette opportunité.

Naviguer dans la multitude d’options pour choisir des  livres pour votre  bébé peut sembler un vrai casse-tête. Optez pour des histoires colorées et simples spécialement conçues pour les tout-petits, ou revisitez vos classiques d’enfance pour partager des moments empreints de nostalgie. Les livres cartonnés avec des images contrastées en noir et blanc sont parfaits pour stimuler les sens des plus jeunes. Vous pouvez également explorer différents genres, des romans aux magazines en passant par la poésie, pour enrichir son univers littéraire dès le plus jeune âge. Pour lire à votre bébé, adoptez une approche douce et apaisante, que ce soit en le tenant tout contre vous ou en lui lisant à travers la couveuse s’il est hospitalisé. Prenez le temps de lire d’une voix calme, quelques minutes par jour. Encouragez ses explorations en touchant les pages ou en les tournant. Si vous ne vous sentez pas à l’aise avec la lecture, chantez-lui ou racontez-lui des histoires. L’important est de créer un moment de partage et de complicité.

Source  : Marie France

30 mars 2024

Un roman policier à 48 mains, l'aventure inédite d'une classe de seconde professionnelle

Depuis la rentrée scolaire, les cerveaux sont en ébullition et en mode "écriture" dans cette classe de seconde, spécialité métiers de la relation client, au lycée privé Saint Paul Bourdon Blanc à Orléans (Loiret). Ces élèves, en filière professionnelle, se préparent à exercer dans des domaines liées à l’accueil mais, pour l’instant, ce sont plutôLe roman policier, né à Orléans, raconte l’histoire de Kriss, 19 ans, qui recherche son meilleur ami Yassir partout dans la cité du Grand Parc, à Bordeauxt des écrivains en herbe.À 48 mains, les adolescents encadrés par leurs professeurs – notamment Catherine Heitz (lettres et histoire et géographie) et Christel Prudhomme (économie gestion option commerce) – ainsi que l’écrivain Mabrouck Rachedi, ont produit un roman collectif. Le mois de mars marque une échéance pour ce projet pédagogique, celui du bouclage du volet "écriture". Leur prose sera éditée par Réparer le langage, je peux. L'association, cofondée par les auteurs Sandrine Vermot-Desroches et Alain Absire, est à l'origine d'un dispositif déployé à Toulouse et en région parisienne.

Le roman policier, né à Orléans, raconte l’histoire de Kriss, 19 ans, qui recherche son meilleur ami Yassir partout dans la cité du Grand Parc, à Bordeaux"Tout porte à croire que le jeune homme a été kidnappé par un quartier rival", indique le résumé du livre. Kriss va alors mener l’enquête en prenant tous les risques.

Divisée en sept groupes, la classe a opté pour le roman policier parce que "plus intéressant". "Les jeunes préfèrent les choses où il y a de l’action", explique doctement Ilayda qui forme un duo avec Eline, pour l'atelier d'écriture. "C’est très intéressant, estime-t-elle. C’est bien de réfléchir. Cela montre que nous, les ados, sommes capables de créer des choses, que l’on n'est pas tout le temps H24 sur les téléphones, qu’on peut, nous aussi, écrire des livres, qu’on a du talent, quoi." À 24, poursuit Ilayda, "c’est mieux pour les idées et cela crée une meilleure relation de classe""Ça nous change les idées", ajoute Eline, une fan de BD, qui dit pourtant ne pas aimer lire. "Ça change des cours, on apprend une nouvelle activité. C’est bien d’écrire un livre que l’on présentera aux autres classes. On peut le mettre en magasin, etc. Ça nous permet d’être en groupe, de communiquer un peu, d’échanger"  Y compris avec leur parrain écrivain : pour ce qui est de ses instructions, "ça va".

Le 9 novembre dernier, lors de la deuxième des cinq sessions animées par Mabrouck Rachedi, ils ont déterminé la teneur des 14 chapitres de leur ouvrage. Le groupe baptisé "Les stars" – formé par Léa, Elise, Lynah et Capucine –, s'est occupé du deuxième et du dernier chapitre. Une pression, qui ne trouble pas outre mesure les adolescentes. "On a fait le début, on fera la fin", résume Lynah, qui souhaite devenir hôtesse de l'air. "Chaque personne y met du sien", nourri par les films vus et les livres lus, répond-elle quand on l'interroge sur cet atelier. Et son rapport à la littérature en général ? "De base, je ne suis pas trop livre. Quand le début est bien, je me lance". "J’aime bien les histoires et tout mais ça dépend", affirme pour sa part Léa, qui veut devenir psychologue. "J’aime bien les chroniques, des histoires sur Internet que l'on trouve sur Wattpad [réseau social dédié à la narration et très prisé pas les jeunes]. Sinon, les livres comme ça [version papier], je lis pas."

Pendant six mois, les interventions de Mabrouck Rachedi, dont le roman jeunesse Banale flambée dans ma cité (Actes Sud jeunesse) est paru en janvier, ont rythmé un processus d'écriture encadré au quotidien par Catherine Heitz. Chacune d’elles a duré trois heures, les deux premières prises sur les heures de français en matinée. Pour la dernière heure d'atelier, en début d’après-midi, la professeure de lettres retrouvait sa collègue Christel Prudhomme.

Mabrouck Rachedi répète à l’envi que "le gros du boulot" est fait par les professeurs et se considère "plus en appoint que moteur""Il y a eu plus de séances faites en dehors de ma présence", souligne-t-il. Catherine Heitz et Christel Prudhomme se souviennent de leurs craintes au démarrage de l'activité. "Nous avons fait un gros boulot en début d’année pour présenter le projet afin de les motiver. Nous étions un peu inquiètes au départ." Et Christel Prudhomme de renchérir : "Nous étions totalement inquiètes parce qu’ils n’adhéraient pas. Je pense qu'ils n’avaient pas écouté et pas compris". Le déclic va se produire avec la découverte du roman collectif réalisé, sous la houlette de Catherine Heitz, l'année précédente.

Le 12 octobre, à la première séance, se remémore Mabrouck Rachedi, il fallait "définir tous les axes de l'histoire". "Il y a eu beaucoup de votes. Ils ont écrit plusieurs petits pitchs et le plus convaincant l'a emporté. C’était une séance assez fluide et nous avons avancé plus vite que je ne l’imaginais". "Quand j’interviens, affirme-t-il, je suis devant une classe intéressée. Et je sais que le gros du travail, c’est d’intéresser la classe. Un travail que je n'ai pas fait. La première séance était incroyable. Je suis beaucoup intervenu [dans ce type d’atelier] et j’ai rarement vu tous les groupes, tout le monde participer (...) Le travail a été fait de façon extraordinaire avant moi. "

"Mabrouck, constate Catherine Heitz qui souligne avec un sourire la modestie de l'auteur, apporte cet œil d’écrivain sur la construction de l’histoire, les rebondissements, le rythme du récit... C’est un métier". Par ailleurs, "cela nous permet, et c'est génial, grâce à toute la motivation qu'il y a derrière, d'aborder en technique de français la narration, le style direct, indirect… Tout ce qui est théorique, pénible à enseigner, ne pose plus aucun problème. Ça a désormais du sens pour eux". De même, l'exercice permet de parvenir à un équilibre : "les élèves, qui ont des difficultés et même un accompagnement spécifique", sont comme des poissons dans l’eau pendant l'atelier. De fait, note Mabrouck Rachedi, "la créativité est en dehors de tout ce qui est critère scolaire : j'ai une idée ou je n'en ai pas. La matière première de l'écrivain, c'est vraiment l'imagination et la capacité à structurer."

"Qu'est-ce qui pourrait alimenter cette histoire ?", lançait le romancier en novembre dernier, félicitant les élèves pour leurs trouvailles tout en déambulant dans la classe avec Catherine Heitz pour discuter avec les différents groupes. "Plus qu’un projet pédagogique, c’est un projet artistiquedans le sens où nous les sortons des sentiers battus. J’essaie de les mettre dans la peau d’un écrivain", précise l'auteur jeunesse qui s'est découvert une facilité "à accompagner les jeunes" dans la création, "à se libérer, voire à se découvrir" et, ici, "à apprendre à travailler ensemble". "C'est plus facile d'écrire tout seul parce qu'on décide des différentes étapes" : pas besoin de négocier ou de discuter avec quelqu'un. "Le plaisir, conclut-il, c’est qu’à la fin, ils en retirent de la fierté. On l’a fait. Nous avons réussi ensemble, ce qui n’est pas facile (...) J'espère que dans cinq, dix ou trente ans, ils regarderont leur roman en se disant : on a fait partie de cette aventure."

Une aventure qui requiert l’engagement du corps professoral et de la direction de Saint Paul Bourdon Blanc. "J’invite mes équipes à se lancer dans des projets parce que je vois bien que mes élèves de lycée professionnel avancent bien en mode projet", confie Sébastien Gomez, le chef d’établissement. "Nous, en tant que directeurs, on est là pour simplifier, trouver des solutions pour leur permettre d’y aller". Son enthousiasme répond à celui de Catherine Heitz, à l’origine de l’activité. "J’aime beaucoup la pédagogie de projet, confie-t-elle. On part sur un an, c’est long. Mais cela permet de déployer des trésors d’inventivité, de maintenir la motivation sur le long terme. C’est très intéressant de voir à la fin, un produit fini et concret. C’est ce qui m’anime. Nous exerçons une profession où nous semons de petites pierres. Mais on ne sait jamais ce qu’on laisse ou ce qu'ils prennent. La pédagogie de projet, c’est vraiment quelque chose qui porte".

Christel Prudhomme n'en pense pas moinsD'autant qu'avec sa matière, ils se retrouvent "au cœur de l'action" puisqu'il y a "une volonté", à travers cette expérience, "d'approcher les matières professionnelles""Une fois que l'œuvre est aboutie, il faut pouvoir la vendre et par conséquent la promouvoir". Ainsi, une autre professeure, Céline Baume, se greffe au projet pour le volet communication. Tout comme Raphaëlle Ridarch, professeure documentaliste, qui a aidé les élèves à trouver l'inspiration, pour leur roman policier, en leur prodiguant des conseils de lecture.

Les enseignantes rappellent l’importance de conduire un projet culturel dans un lycée professionnel. "Ils sont moins rodés à cette culture, à la différence de tous ceux qui passent par le lycée général, qui après partent dans des études classiques, rappelle Catherine Heitz. Nous, les matières générales (le français, l’histoire et la géographie), sont des matières mineures : ce ne sont pas les plus gros coefficients en lycée professionnel". Participer à cet atelier d'écriture a donc un indéniable avantage : "Nos élèves sont décomplexés. C’est encore plus passionnant parce qu’on leur donne justement ce goût, le plaisir peut-être de lire, ou encore de regarder un film et d’être capable d’en faire la critique… "

En novembre, leur deuxième atelier a été mené au pas de charge par Mabrouck Rachedi. L’objectif étant de définir, à la fin de la session, les lignes directrices des 14 chapitres du roman policier. "Quand les objectifs ne sont pas clairs, on ne produit pas. J'aime bien fixer des objectifs." Le but sera atteint en dépit d’une interruption conséquente liée à un exercice incendie. "C’était vraiment cool, s’est réjoui Keyvan, heureux d’avoir eu "une très bonne inspiration" pendant la session. C’est "une très bonne expérience" d’être des apprentis écrivains, commentent encore Keyvan, Lucas et Sofya, membres du même groupe.

En décembre et en janvier, le travail d’écriture s’est poursuivi avec une chasse aux incohérences dans le récit. "La difficulté a été de trancher entre plusieurs bonnes idées, se souvient Mabrouck Rachedi. C’est un crève-cœur mais il faut trancher". La dernière séance du 15 février a été "une séance de calage", précise l’auteur. "Les élèves se sont, encore une fois, posé la question de la cohérence. Ça faisait plaisir de les voir s’interroger eux-mêmes sur le sujet. Avoir un regard critique, c’est aussi être enthousiaste. La critique peut être positive. Ils nous ont impressionnés mais ils se sont aussi impressionnés eux-mêmes". Les 24 aspirants auteurs seront en dédicace en juin.

Source : Franceinfo Culture

29 mars 2024

Une pétition pour sauver la Bibliothèque nationale Mariano Moreno en Argentine

Une pétition a été lancée mardi et en quelques heures, elle a réuni plus de 17 000 signatures d’intellectuels, d’artistes, de journalistes ou de chercheurs parmi les plus célèbres du pays. Elle est comme un cri d’alarme pour sauver la Bibliothèque nationale. Cette institution publique, la plus ancienne du pays puisqu’elle a été fondée en 1810, risque dans les jours qui viennent de perdre une bonne partie de ses 915 employés. Le gouvernement de Javier Milei, murmure-t-on, veut en licencier un sur six. Or, la Bibliothèque nationale Mariano Moreno est plus qu’un lieu de dépôt des ouvrages publiés dans le pays : elle rassemble au moins trois institutions en une : un musée du livre, l’école nationale des bibliothécaires et une foule de programmes culturels : On y trouve une radio, un éditeur, des doctorants boursiers, un institut des Droits humains… Une librairie devait même ouvrir. Mais surtout, la BNMM a été dirigée par l’écrivain Jorge Luis Borgés qui en a fait une sorte de personnage de fiction à part entière.

«Nous signataires défendons la Bibliothèque nationale Mariano Moreno dont les projets et le fonctionnement sont fragilisés en ce moment par une attaque gouvernementale systématique a l’égard de la culture, la science et l’éducation».

Donc, les pétitionnaires se situent clairement sur le terrain politique et pour une bonne raison : le président Milei lui-même a fait du secteur culturel argentin une de ses cibles privilégiées pendant sa campagne électorale : il avait qualifié l’Éducation nationale de « ministère de l’endoctrinement » et avait juré vouloir couper les subventions d’État à la culture et à des institutions aussi prestigieuses que l’Institut du cinéma et des arts audiovisuels ou l’institut théâtral national.

Cela dit, ce n’est pas la première fois que le secteur culturel et singulièrement la Bibliothèque nationale sont visés : en 2017 déjà, le gouvernement ultralibéral de Mauricio Macri avait, du jour au lendemain, licencié 240 employés de la BNMM.

Et comment ! Pour la 1ère fois dans l’Histoire moderne de l’Argentine, un mouvement culturel s’est joint à des manifestations syndicales : c’était le 24 janvier et partout dans le pays, la banderole « culture » accompagnait celles des trois principaux syndicats. Un mouvement rassemblé depuis 2022 grâce au #NoAlApagónCultural, « non au blackout culturel » et justement, à l’époque des premières propositions outrancières de Javier Milei alors que les sondages lui donnaient une avance dans les intentions de vote.

Sitôt élu, le ministère de la Culture a été supprimé, comme celui de l’éducation et l’ensemble a été joint à la Santé autour d’un ministère gargantuesque « du Capital humain » confié à l’ancienne journaliste et productrice de télé, Sandra Pettovello.

Les signataires ont donc parfaitement compris le caractère idéologique de ces attaques. Leur texte conclut d’ailleurs : « qu’un pays privé de culture est une autre façon – complémentaire des politiques économiques d’austérité – d’affamer » le peuple argentin.

Source : France Inter

29 mars 2024

Retrait par la bibliothèque de Harvard d’une reliure faite de peau de femme morte

Pendant près d'un siècle, les salles sacrées de la bibliothèque Houghton de l'université Harvard ont conservé un livre relié par de la peau humaine parmi la collection de 20 millions de livres de l'Ivy League – jusqu'à une récente décision de le retirer. "Des destinées de l'âme" d'Arsène Houssaye a été publié en 1879, mais le volume en question a été relié en peau humaine par le médecin français Dr Ludovic Bouland et fait partie de la collection de l'Université depuis 1934, selon l'annonce de Harvard mercredi . La prémisse du livre est une réflexion sur l'âme et la vie après la mort, et une note manuscrite de Bouland insérée dans le volume déclare qu'« un livre sur l'âme humaine méritait d'avoir une couverture humaine », selon l'Université.  Le Dr Bouland a relié le livre avec de la peau qu'il a prélevée "sans consentement" sur le corps d'une patiente décédée et anonyme d'un hôpital psychiatrique français où il travaillait, indique le communiqué.

Le retrait de la peau humaine du livre fait suite à un examen de la bibliothèque Houghton, motivé par les recommandations du rapport de l'automne 2022 du comité directeur de l'Université Harvard sur les restes humains dans les collections des musées universitaires.

Cependant, Paul Needham, un éminent spécialiste des premiers livres modernes et ancien élève de Harvard, a déclaré à ABC News que cette décision fait suite à un appel constant de 10 ans pour retirer la reliure et à une lettre ouverte qu'il a co-écrit et qui a été publiée sous forme de publicité dans The Harvard. Pourpre ce mois-ci.

"J'ai soulevé la question pour la première fois auprès de la bibliothèque il y a presque 10 ans, en juin 2014. Et j'ai demandé qu'on leur retire respectueusement la peau humaine et qu'on leur donne un enterrement décent", a déclaré Needham. "Je pense que c'est la lettre ouverte qui les a finalement incités à agir et à faire une déclaration, car jusqu'à hier, nous n'avons pas réussi à convaincre l'université de dire un seul mot sur la liaison depuis près de 10 ans."

Je suis très heureux qu'ils aient enfin fait une déclaration", a ajouté Needham. "C'est absolument la bonne chose à faire."

L'Université Harvard a refusé de commenter la lettre ouverte de Needham à ABC News. En 2014, l'Université a publiquement confirmé que la reliure était faite de peau humaine. Cependant, le livre du XIXe siècle restait accessible à « quiconque le demandait », a déclaré Harvard dans le communiqué, « quelle que soit la raison pour laquelle ils souhaitaient le consulter. ".

Un associé de la bibliothèque de Harvard a révélé qu'« il y a plusieurs décennies », le livre avait été utilisé pour « embrouiller » les employés étudiants de la bibliothèque de Houghton en leur demandant de « récupérer le livre sans qu'on leur dise qu'il contenait des restes humains », selon le communiqué de presse de Harvard.
 

Tom Hyry, bibliothécaire associé aux archives de l'université de Harvard et Anne-Marie Eze, bibliothécaire associée de la bibliothèque Houghton ont mené mercredi une séance de questions -réponses au cours de laquelle ils ont expliqué pourquoi le livre est resté dans la collection pendant près d'un siècle.

" Nous y travaillons depuis quelques années dans le cadre du projet plus vaste de l'Université de s'attaquer aux restes humains dans ses collections ", a déclaré Eze, qui a présidé un groupe de travail de la bibliothèque Houghton sur la pratique de la liaison des livres en peau humaine. "L'examen a confirmé que nous pouvons avoir une certitude raisonnable que Bouland a enlevé et utilisé la peau sans consentement".

S'attaquant aux "échecs passés dans notre gestion du livre", Hyry s'est excusé et a soutenu que l'Université est "déterminée à aller de l'avant avec soin".

"Nous nous excusons au nom de la bibliothèque de Harvard pour les échecs passés dans notre gestion du livre qui ont encore objectivé et compromis la dignité de l'être humain au centre", a déclaré Hyry. " Nous sommes déterminés à aller de l'avant avec soin, sensibilité et responsabilité éthique et nous nous engageons à respecter les meilleures pratiques dans le domaine, y compris la réflexion et la correction des erreurs historiques. "

La reliure humaine a été retirée de "Des destinées de l'âme" en mars et est actuellement en entrepôt sécurisé à la bibliothèque de Harvard, selon Eze, qui a noté: "La bibliothèque consulte les autorités compétentes de l'Université et en France pour déterminer une manière appropriée et respectueuse de reposer les restes".

Source : ABC News

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