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23 avril 2026

Fête de librairie indépendante samedi prochain

Pas moins de 700 librairies indépendantes de France, Belgique, Suisse et Luxembourg organisent leur fête annuelle samedi 25 avril, en offrant un livre et une rose, avec l'espoir d'attirer les lecteurs, ceux-ci se faisant moins nombreux depuis le début de l'année.

"Il est vital de ne pas déserter ces librairies", plaide Marie-Rose Guarnieri, la libraire parisienne promotrice de la Fête de la librairie indépendante,(Nouvelle fenêtre) qui célèbre sa 28e édition.

Or, "les temps sont durs" car de nombreuses librairies ont vu "leur fréquentation baisser au début de l'année" dans un contexte de recul de la lecture, déplore-t-elle.

Bien que présentes sur tout le territoire, les librairies indépendantes font face à la forte concurrence des grandes surfaces culturelles, des sites de vente en ligne mais aussi des vendeurs de livres d'occasion.

"Un certain nombre d'entre elles ne savent pas si elles vont passer l'année", alerte Marie-Rose Guarnieri à l'AFP.
"Or elles jouent un rôle social important, notamment dans les petites villes, et offrent une très grande diversité de choix. Il faut que les Français soient conscients de cette exception culturelle qui existe dans peu de pays", plaide la libraire.

Manifestation qui fidélise de plus en plus de commerces, la Fête de la librairie indépendante se déroule le samedi le plus proche de la Sant Jordi en Catalogne, une journée où on s'offre traditionnellement des roses et des livres.Cette année, les lecteurs y participant se verront offrir une rose et un livre inédit, Umberto Saba, poète et libraire à Trieste, publié en partenariat avec les éditions Gallimard et tiré à 28 000 exemplaires. Ce livre richement illustré fait découvrir l'histoire de Trieste, cette ville du nord-est de l'Italie qui a connu une activité littéraire en accueillant James Joyce, qui y a vécu 11 ans, Italo Svevo, Stendhal, Rainer Maria Rilke ou Marcel Proust.

Source : France info Culture

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22 avril 2026

Condamnation de Kamel Daoud à trois ans de prison ferme en Algérie pour son roman «Houris»

«Fait unique dans l'histoire algérienne : le verdict du procès du 7 avril 2026 est tombé le 21 avril courant. Je suis condamné à trois ans de prison ferme et à cinq millions de dinars algériens d'amende, en application de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale », indique l'auteur Kamel Daoud dans un message publié sur le réseau social X.

À Alger, il n'y a eu pour le moment aucune annonce officielle de cette condamnation. 

En novembre 2024, un tribunal algérien avait accepté une première plainte contre l'écrivain et son épouse psychiatre pour avoir dévoilé et utilisé l'histoire d'une patiente, Saâda Arbane, pour l'écriture de son roman Houris. Houris, qui désigne dans la foi musulmane les jeunes filles promises au paradis, est un roman sombre se déroulant en partie à Oran sur le destin d'Aube, jeune femme muette depuis qu'un islamiste lui a tranché la gorge le 31 décembre 1999. Saâda Arbane assure être devenue, à son insu et même contre son gré, le modèle d’Aube, le personnage du roman incriminé car, tout comme Aube, Saâda a échappé à une tentative d'égorgement par des terroristes. 

Deux recours avaient alors été déposés contre Kamel Daoud et son épouse qui a soigné Saâda Arbane, rescapée d'un massacre pendant la décennie noire de guerre civile en Algérie. La plaignante réclame 200 000 euros de dommages et intérêts. L'ouvrage ne peut par ailleurs pas être édité en Algérie car il tombe sous le coup d'une loi interdisant tout ouvrage sur la décennie noire entre 1992 et 2002, qui a fait au moins 200 000 morts, selon des chiffres officiels.

Source : RFI

22 avril 2026

Morgane, pilote du futur événement dédié à la bande dessinée à Angoulême à compter de 2027

Le groupe Morgane, gestionnaire des Francofolies de La Rochelle et du Printemps de Bourges, a été désigné pour organiser le futur événement dédié à la BD à Angoulême à partir de 2027, a annoncé mardi l’association ADBDA.

Le projet dirigé par Marie Parisot, ancienne cadre des éditions Dargaud et des Humanoïdes Associés, et Céline Bagot, fondatrice du Pop Women Festival à Reims, a été retenu par l’Association pour le développement de la BD à Angoulême (ADBDA), missionnée par les pouvoirs publics après l’annulation du dernier festival.

Source  : Sud Ouest

21 avril 2026

Mobilisation des auteurs de Grasset-Jeunesse après le licenciement d'Oliver Nora

Près de 80 auteurs travaillant pour les livres jeunesse de Grasset appellent, dans une tribune mardi 21 avril, au respect de "la liberté de création" et à la création d'une "clause de conscience" dans l'édition après le licenciement du PDG de la maison d'édition, Olivier Nora. "L'ADN d'une maison d'édition dépend des gens qui y vivent et la font vivre", affirment les 76 auteurs signataires de la tribune envoyée à l'AFP.

"Aujourd'hui, nous espérons que cette maison qui nous a accueillis saura nous traiter avec le même respect" que depuis la création de la collection jeunesse, il y a 53 ans, ajoutent-ils. "Et nous souhaitons rappeler que (...) la liberté de création est indispensable aux bons livres".

Le département jeunesse de Grasset, qui se présente comme "une petite maison dans la maison", publie une douzaine de livres par an. Les signataires, qui ont le reçu le soutien de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse, indiquent aussi "se joindre au débat sur le droit à une clause de conscience qui nous laisserait le choix de rester ou de déménager".

Source : France Info Culture

21 avril 2026

Les 10 livres les plus contestés dans les bibliothèques américaines

Du 19 au 25 avril, c'est  la Semaine nationale des bibliothèques , et en reconnaissance de la  Journée du droit à la lecture le 20 avril, l'American Library Association a annoncé les 11 livres les plus contestés de 2025 dans le cadre de son  rapport 2026 sur l'état des bibliothèques américaines. 

Le livre « Sold » de Patricia McCormick   arrive en tête de liste avec 36 contestations, suivent le  Monde de Charlie de Stephen Chbosky avec 33 contestations  et  Gender Queer par Maia Kobabe avec 25 contestations.

Le Bureau de la liberté intellectuelle de l'ALA a indiqué que 4 235 ouvrages différents ont fait l'objet de contestations en 2025 et que 40 % d'entre eux « représentent le vécu des personnes LGBTQIA+ et des personnes de couleur ». De plus, le Bureau a constaté que « 92 % des contestations de livres ont été initiées par des groupes de pression et des représentants gouvernementaux, contre 72 % en 2024 ».

 

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20 avril 2026

Fréquentation en hausse avec 121 000 visiteurs au Festival du Livre de Paris 2026

Sous le signe du voyage, le Festival du Livre de Paris a accueilli 121 000 visiteurs pour son édition 2026, dont près de la moitié de moins de 25 ans, avec 8 000 scolaires. Pendant trois jours, les visiteurs ont bénéficié d’une riche programmation, avec 1 800 auteurs présents et 3 000 séances de dédicaces.

Cette année, la bande dessinée était à l’honneur avec un espace de 400 m2 accueillant deux expositions, l’une sur la thématique du voyage et l’autre sur la romance en bande dessinée, déclinées en 300 planches.

Littérature, bande dessinée, jeunesse, romance, polar, fantasy, sciences humaines, tous les genres étaient réunis sur les 12 scènes du Grand Palais pour célébrer le livre et évoquer les grands enjeux du monde contemporain.

A la croisée des disciplines, cette édition du Festival a eu à cœur d’explorer le lien entre la littérature et d’autres formes artistiques : la cuisine avec la nocturne culinaire du vendredi soir, mêlant saveurs et récits du monde, le cinéma par la Grande Galerie de l’Adaptation de la SCELF et enfin les arts vivants avec le Cabaret Extra! du Centre Pompidou.

La dimension internationale du Festival du Livre de Paris se trouve renforcée avec la présence de 14 pays et la participation de l’UNESCO, de la Géorgie et de Trends Abu Dhabi – invités spéciaux.

Lors de l’inauguration, Vincent Montagne, président du Syndicat national de l’édition et du Festival du Livre de Paris, a rappelé « la place à donner à l’écrit grâce à une politique publique ambitieuse alors que la lecture recule et que le secteur est en pleine mutation ». Il déclare : « Je salue le public qui a été séduit par l’expérience d’un Festival largement ouvert à la jeunesse et à l’international. Enfin, le Festival, qui s’est retrouvé au cœur de l’actualité touchant des maisons d’édition, a pu rencontrer ce vif succès grâce au soutien et la fidélité des 450 maisons d’édition présentes qui reflètent l’extraordinaire diversité éditoriale française ».

Il exprime ses remerciements aux auteurs et libraires présents ainsi qu’à tous les professionnels impliqués.

« Cette édition, mêlant genres et disciplines, a trouvé son public. Rencontres avec les auteurs, séances de dédicaces, masterclass culinaires, expositions ont permis d’offrir aux participants une expérience diversifiée, montrant combien le livre est vivant, partout. L’affluence massive des jeunes est une vraie satisfaction. J’adresse également tous mes remerciements à nos partenaires publics et privés, ainsi qu’aux bénévoles, qui ont contribué à la réussite de ce Festival. » déclare Pierre-Yves Bérenguer, directeur du Festival du Livre de Paris. Une nouvelle édition de La Grande Dictée a réuni plusieurs centaines de participants au Palais de la Découverte autour des textes inédits de Bernard Werber, Nathacha Appanah et Adélaïde de Clermont-Tonnerre présentée par Augustin Trapenard et Selene Godoy.

Source  : Syndicat national de l'édition

19 avril 2026

Réaction de Vincent Bolloré après le limogeage d’Olivier Nora

Vincent Bolloré l’assure d’entrée, il n’a « aucune fonction chez Hachette ». Cela n’empêche pas le milliardaire breton, qui contrôle néanmoins le numéro un français de l’édition, de « résumer ce qu’[il] a appris » sur la crise en cours chez l’une des maisons du groupe, Grasset, dans un article publié le 19 avril par le Journal du dimanche, et d’y brosser un rapide tableau de l’avenir de l’éditeur. Ce texte, qui s’apparente à une tribune mais n’est pas présenté comme telle, revient sur les suites du limogeage d’Olivier Nora, à la tête de Grasset depuis vingt-six ans, et occupe une page entière du titre de presse, qui est également sous la houlette de M. Bolloré.

Selon le milliardaire, le départ d’Olivier Nora relève d’une divergence de vues sur la date de parution du nouveau livre de Boualem Sansal : « Le dirigeant de Grasset voulait le sortir à la fin de l’année – ce qui était contraire à la volonté de la direction [d’]Hachette, qui est le réel propriétaire de Grasset. » « En entreprise comme en démocratie, la majorité décide in fine… », explique-t-il.

Vincent Bolloré évoque donc un « différend sur fond de performances économiques (… ) très décevantes de la maison Grasset » et épingle avec force détails la rémunération d’Olivier Nora, avant de dénoncer le « bruit médiatique extraordinaire » causé par « une petite caste qui se croit au-dessus de tout et de tous et qui se coopte et se soutient, et qui, grâce à sa capacité de fracas médiatique, fait peur à beaucoup ».

« N’ayons pas peur !, assure-t-il enfin. Grasset continuera et ceux qui partent vont permettre à de nouveaux auteurs d’être publiés, promus, reconnus et appréciés. » Celui qui se présente comme un « chrétien démocrate » jure que « les dirigeants de Hachette continueront à publier tous les auteurs qui le souhaitent ».

Source : Le Monde

18 avril 2026

Une vitalité fragile de l'édition indépendante en Île-de-France selon une étude de l'Edif

L’étude socio-économique de l'édition indépendante en Île-de-France menée par l'Edif a été présentée samedi 19 avril lors d’une table ronde au Festival du livre de Paris. Elle apporte un éclairage inédit sur les maisons d’édition indépendantes de la région. Créée il y a seulement trois ans, l'Edif, association de l’édition indépendante en Île-de-France, fédère déjà une centaine de structures et entend combler un manque d’observation devenu criant depuis la disparition du MOTif (Observatoire du livre et de l'écrit en Île-de-France), dont la dernière étude datait de 2015. Soutenue par la Direction régionale des affaires culturelles d'Île-de-France, la Sofia et la région Île-de-France, son enquête lancée en octobre 2025 repose sur un questionnaire ciblant des éditeurs indépendants, implantés dans la région et affichant une activité régulière. Serge Ewenczyk, vice-président de l’Edif, accompagné de Mathilde Rimaud et Christophe Jacquet, associés du cabinet Axiales chargé de l’enquête, ont pris part à cette table ronde.

Premier enseignement : le paysage francilien reste fortement centralisé. Plus de 70 % des maisons sont situées à Paris intra-muros, même si une légère dynamique vers l’est se dessine. Le secteur se distingue aussi par sa jeunesse : la majorité des structures ont moins de 12 ans, et plus d’une sur cinq moins de 5 ans. Cette vitalité entrepreneuriale ne doit toutefois pas masquer une réalité économique fragile.

Autre point notable : la quasi-parité parmi les dirigeants, avec même une légère surreprésentation des femmes, signe d’un renouvellement des profils et des pratiques dans l’édition indépendante.

Malgré ces contraintes, la production éditoriale demeure soutenue. Les catalogues totalisent plus de 30 000 titres en 2025, majoritairement en format papier, mais avec une présence numérique désormais bien installée (21 %). Le rythme de publication atteint en moyenne 11 titres par an, même si la médiane, fixée à six, traduit des capacités plus modestes pour la plupart des structures. La littérature occupe une place centrale : elle constitue le principal segment pour plus de la moitié des éditeurs, et concerne près de 70 % d’entre eux, devant la jeunesse et les sciences humaines et sociales. Parallèlement, une part significative revendique une spécialisation éditoriale, signe d’un positionnement stratégique dans un marché concurrentiel. Les petites structures ont aussi la particularité d’avoir davantage développé des activités annexes à la vente de livres (essentiellement du conseil éditorial).

«C’est un moment ou l’action collective est devenue essentielle», a souligné Serge Ewenczyk pendant la table ronde. Près des trois quarts des éditeurs adhèrent à des structures interprofessionnelles, notamment la Fedei (fédération des éditions indépendantes).

Les éditeurs soulignent l’importance du collectif dans les petites structures. Cette structuration s’accompagne d’un recours massif à la délégation pour la diffusion et la distribution, une spécificité francilienne qui interroge néanmoins la pertinence de ces modèles pour les plus petites structures. Une majorité de petits éditeurs indique devoir effectuer ces tâches en interne, soulignant aussi une offre de diffusion/distribution parfois inadaptée aux petites structures. Sur le plan économique, les indicateurs confirment une grande fragilité. Les deux tiers des maisons déclarent un chiffre d’affaires inférieur à 75 000 euros, pour une médiane autour de 40 000 euros. Même si le chiffre d’affaires moyen s’élève à 172 000 euros, une minorité concentre une part importante des revenus, révélant un écosystème très polarisé. Surtout, la rentabilité est restreinte : le résultat net moyen plafonne à 0,3 %, et près de 38 % des maisons sont déficitaires. Cette précarité se reflète dans l’emploi : si les structures comptent en moyenne 3,5 personnes, elles reposent en réalité largement sur leurs dirigeants, souvent peu rémunérés. Seule une minorité dispose d’emplois stables, les autres s’appuyant sur des statuts précaires ou ponctuels. Dans ce contexte, les aides publiques jouent un rôle déterminant, avec un montant médian d’environ 6 000 euros par an. Les éditeurs sollicitent en moyenne plusieurs dispositifs, en particulier ceux du Centre national du livre. Enfin, l’étude met en lumière des inquiétudes largement partagées. L’essor de l’intelligence artificielle suscite des craintes majeures, entre risques de piratage, dévalorisation des œuvres et menace sur la diversité éditoriale. À cela s’ajoutent la hausse des coûts de production, la baisse du lectorat, ou encore la concentration du secteur, qui tend à invisibiliser les acteurs indépendants. Les mutations des modes de prescription, notamment via les influenceurs, ainsi que les enjeux écologiques, viennent compléter ce tableau. L’étude n’est pas encore achevée et sera complétée par un recensement de l’édition indépendante. L’Edif indique qu’elle communiquera plus de détails de l’étude à l'occasion de la deuxième édition du Festival Lisons libres ! En septembre. Une étude complémentaire est prévue en 2027.

« Il y a urgence à trouver, avec les institutions qui nous soutiennent déjà beaucoup, des moyens de répondre à toutes ces problématiques. Ceci par le biais des subventions mais aussi des actions collectives que mène l’Edif, notamment des salons », a conclu le vice-président de l’Edif.

Source : Livres Hebdo

17 avril 2026

Pétition de plusieurs éditeurs contre le limogeage d'Olivier Nora

 

Après les 115 auteurs qui ont quitté les éditions Grasset pour protester contre le limogeage de son PDG Olivier Nora, c'est au tour du monde de l'édition de se mobiliser.  En effet dans une pétition mise en ligne le 16 avril, 183 éditeurs dénoncent "une atteinte à la diversité éditoriale".

"Nous éditeurs, travaillant dans des maisons, des groupes différents, de toutes générations et de toutes sensibilités, sommes unis par la même passion pour le livre et le même attachement à ceux qui consacrent leur vie à l'écriture, de l'auteur au libraire", écrivent les signataires de cette pétition.

"Nous partageons la même inquiétude à la suite du limogeage brutal d'Olivier Nora, président-directeur général des éditions Grasset depuis 26 ans, éditeur estimé et respecté par toute la profession", poursuivent-ils. Cela "marque un bouleversement inédit" avec "un groupe médiatique et éditorial" qui "ne cache pas ses desseins politiques et mène une guerre culturelle et idéologique au grand jour. Nous témoignons de notre solidarité à l'égard de toutes les équipes du groupe Hachette Livre, propriété de Vincent Bolloré", détaillent ces éditeurs. "L'enjeu dépasse largement le monde littéraire. La diversité des catalogues, le pluralisme des opinions et de la création, le respect de la liberté éditoriale constituent des principes essentiels pour que perdure la démocratie".

 

16 avril 2026

Départ de 115 auteurs de Grasset pour dénoncer le limogeage d'Olivier Nora

115 écrivains, dont Virginie Despentes, Frédéric Beigbeder, Bernard-Henri Lévy ou Vanessa Springora, ont annoncé leur départ de chez Grasset contrôlé par le groupe de Vincent Bolloré pour dénoncer le limogeage de son président Olivier Nora dans une lettre publiée aujourd'hui à minuit dont le texte a été publiée par le Monde en voici des extraits :

"Son licenciement est une atteinte inacceptable à l’indépendance éditoriale et à la liberté de création. Une fois de plus, Vincent Bolloré dit « je suis chez moi et je fais ce que je veux » au mépris de celles et ceux qui publient, de celles et ceux qui accompagnent, éditent, corrigent, fabriquent, diffusent, distribuent nos livres. Et au mépris de celles et ceux qui nous lisent.  

Nous ne voulons pas que nos idées, notre travail, soient sa propriété. Aujourd’hui, nous avons un point commun : nous refusons d’être les otages d’une guerre idéologique visant à imposer l’autoritarisme partout dans la culture et les médias. Nous sommes pleinement solidaires des équipes, des autrices et des auteurs qui ne peuvent encore se prononcer."

Un séisme absolu pour cette maison d’édition qui perd ainsi toute sa valeur en vingt-quatre heures et sera confiée à Jean-Christophe Thiery, un proche de Vincent Bolloré. 

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