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6 février 2026

Vente de livres papier sur Spotify dans quelques temps

Spotify franchit une nouvelle étape dans son offensive sur le marché du livre. Le géant du streaming a officialisé un partenariat avec le libraire en ligne Bookshop. Son objectif est de créer une passerelle directe entre la consommation d’audiobooks et l’achat de livres physiques, tout en soutenant les librairies.  L’annonce marque un tournant dans l’expérience utilisateur de Spotify. Désormais, les auditeurs pourront commander la version papier d’un ouvrage audio directement depuis l’interface de l’application. Cette transaction sera opérée par Bookshop, une plateforme reconnue pour son modèle économique redistribuant une part importante de ses profits aux libraires de proximité. Ce partenariat se veut une réponse aux critiques sur la dématérialisation de la culture. En s’associant au libraire, Spotify s’assure que l’essor du format audio ne se fasse pas au détriment des points de vente physiques. Chaque achat effectué via l’application contribue directement au maintien du réseau des libraires indépendants.


Le déploiement de cette fonctionnalité débute ce trimestre aux États-Unis et au Royaume-Uni. Pour l’instant, aucune date précise n’a été communiquée pour l’Hexagone. 3 facteurs vont jouer sur l’arrivée chez nous. Premièrement, Bookshop devra s’allier avec un réseau de librairies indépendantes françaises (ou un équivalent local) pour assurer la logistique. On pourrait penser à Place des libraires. Puis, la reconnaissance de texte par IA pour le « Page Match » doit être parfaitement calibrée pour la langue de Molière. Enfin, il faudra l’accord des éditeurs.

Source : Idboox

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5 février 2026

Forte hausse des ventes des ouvrages de la catégorie Voyage au Royaume-Uni

Les consommateurs britanniques ont dépensé  3 millions de livres sterling  dans la  catégorie Voyage au cours des quatre premières semaines de 2026 – soit une hausse de 4,3 % par rapport au premier mois de 2025, tandis que le volume a augmenté de 1,3 %, pour atteindre 252 168 exemplaires vendus. 

Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions. Ces hausses en pourcentage correspondent à seulement 3 000 livres supplémentaires générant 123 515 £. Mais ce sont assurément des signes encourageants, surtout comparés à la situation générale du secteur des ouvrages non romanesques, dont la valeur a chuté de 4,2 % et le volume a diminué encore plus rapidement, de 7,6 %.

Le livre le plus vendu jusqu'à présent en 2026 est  « 100 week-ends en Europe » de Lonely Planet – il a intéressé 3 120 lecteurs depuis la première semaine de janvier, soit une augmentation de 802 % par rapport à la même période en 2025, bien qu'il ne soit sorti officiellement que durant la troisième semaine de l'année.

Ses ventes ont baissé depuis le début de l'année, mais les deux semaines comparables affichent une hausse de 174,8 % par rapport à l'année précédente. Elles sont quasiment à elles seules responsables de l'augmentation du volume de la catégorie et représentent un peu moins de la moitié de la hausse de la valeur. Il s'ensuit que la valeur ajoutée restante cette année est due à l'augmentation des prix de vente moyens.

Cela se manifeste particulièrement dans le deuxième livre le plus vendu de l'année, un autre ouvrage de Lonely Planet , cette fois-ci consacré au Japon. Il s'est vendu à 1 698 exemplaires depuis le début de l'année 2026, soit 42 exemplaires de moins qu'en 2025, mais a généré un chiffre d'affaires supérieur de 0,4 % grâce à un prix de vente moyen plus élevé de 49 pence en 2026.

Source : The Bookseller

5 février 2026

Dégâts importants causés par la tempête Christine à la bibliothèque municipale de Pombal

La bibliothèque municipale de Pombal au Portugal a subi des « dégâts importants » à cause de la tempête Kristin, mais une semaine plus tard, les autorités n'ont toujours pas présenté d'évaluation officielle des bibliothèques touchées par les intempéries et n'ont pas non plus répondu aux demandes d'information.

« La bibliothèque a subi d'importants dégâts à l'étage et à l'arrière. Elle présente des fuites et n'a plus de toiture », a déclaré la directrice, Daniela Martins, à l'agence de presse Lusa, ajoutant qu'une fenêtre avait été brisée et que deux autres « grandes fenêtres avaient été projetées », endommageant des ordinateurs sur lesquels elles étaient tombées.

Le responsable a précisé en outre que l'intérieur du bâtiment et l'atelier avaient été détruits, et que seule la partie avant était opérationnelle, desservant la population touchée, qui vient y recharger ses appareils électroniques, accéder à Internet et aux ordinateurs, consulter des documents, des journaux et des livres, ou simplement recevoir des soins et du soutien.

La directrice de la bibliothèque municipale de Pombal a également indiqué savoir que la bibliothèque de Marinha Grande avait également été touchée par les intempéries, étant l'une de celles « qui ont subi le plus de dégâts ».

Le bâtiment a perdu son toit, l'eau s'infiltre donc, et les étagères sont recouvertes de plastique pour tenter de protéger les livres.

Le site web officiel de la Direction générale des livres, des archives et des bibliothèques (DGLAB) ne fournit aucune information concernant le matériel endommagé par les intempéries, ni concernant celui qui est opérationnel pour desservir la population locale, et n'a encore publié aucune évaluation des dégâts.La seule information fournie par cette organisation se trouve sur la page Facebook du Réseau national des bibliothèques publiques (RNBP), datée d'il y a deux jours, qui indique avoir reçu « quelques témoignages sur le soutien apporté par les bibliothèques municipales à leurs communautés, dans le contexte de la catastrophe causée par la tempête Kristin ».

« Qu’il s’agisse de fournir des espaces et des moyens de communication, de faciliter l’accès à l’information ou tout simplement de recharger les téléphones portables, les bibliothèques publiques ne déçoivent pas, même si beaucoup d’entre elles ne le font pas uniquement parce qu’elles ont elles aussi été touchées par la tempête », peut-on lire dans la publication, qui ne précise pas lesquelles.

Selon les informations publiées sur la page Facebook du RNBP, outre la bibliothèque Pombal, les bibliothèques suivantes sont également ouvertes : Castanheira de Pera, Ourém, Leiria, la bibliothèque Padre Manuel Antunes (Sertã), la bibliothèque José Baptista Martins (Vila Velha de Ródão), la bibliothèque municipale d'Alcobaça, la bibliothèque José Soares (Nazaré) et la bibliothèque municipale Gustavo Pinto Lopes (Torres Novas).

Contacté par Lusa, José Correia, de l'Association portugaise des bibliothécaires, archivistes et documentalistes (BAD), a déclaré qu'il ignorait lui aussi quelles bibliothèques avaient subi des dégâts à cause des intempéries, ajoutant que les seules informations dont il disposait provenaient d'une petite enquête menée auprès de certaines bibliothèques encore en activité.

Cette liste, publiée sur le site web de la BAD, ajoute seulement les bibliothèques de Figueira da Foz et de Batalha à celles fournies par la RNBP.

Source : Diário de Leiria

4 février 2026

Deux livres publiés avec des faux noms d'auteurs

Cités comme les auteurs de deux livres sur des affaires en cours... Sans jamais en avoir écrit une ligne. L'ancien policier Richard Marlet et le médecin légiste Bernard Marc ont été stupéfaits de découvrir leurs noms sur la couverture de deux ouvrages, l'un sur l'affaire Émile, l'autre sur le dossier du petit Grégory Villemin. Les publications de ces deux livres, intitulés L'énigme Grégory et La disparition du petit Emile, étaient annoncées pour février et mars. Mais ceux qui en ont été mentionnés comme les auteurs sont fermes: ils n'ont jamais signé de contrat, ni même été approchés par la maison d'édition MA-ESKA.

"C'est rocambolesque. Richard Marlet ne connaît pas cette maison d'édition et n'a jamais parlé avec Bernard Marc d'une telle collection", nous indique Me Patrick Ramaël, qui représente l'ex-policier.
De son côté, Bernard Marc dénonce à BFM un "procédé de main forcée": "Je me suis retrouvé tout comme Richard Marlet sur une couverture sans avoir écrit une ligne ou signé le moindre contrat."

C'est par l'intermédiaire d'un ami que Richard Marlet a su que son nom apparaissait sur deux ouvrages disponibles en précommande sur des plateformes comme Amazon ou la Fnac. L'ancien policier tombe alors des nues. "Il n'aurait jamais écrit sur des affaires en cours. D'autant plus sur des affaires qui concernent des enfants, c'est glauque", assure son avocat, qui indique être en train de rassembler des preuves en se réservant la possibilité de porter plainte.

"Il n'est pas impossible que je le fasse en complément de Richard Marlet", explique pour sa part Bernard Marc. "C'est dommage qu'un éditeur sérieux, d'ouvrages scientifiques principalement, se laisse aller à des procédés de ce type", poursuit-il, dénonçant "une lubie plus que douteuse".

Dans un communiqué de presse, le PDG des éditions MA-ESKA, Serge Kebabtchieff confirme que les deux livres ne seront pas publiés puisqu'ils n'ont fait l'objet "ni d'une rédaction, ni d'une impression, ni d'une diffusion sur aucun support".

"Il s'agit d'une erreur matérielle", assure-t-il en présentant ses excuses au médecin légiste et à l'ancien policier.
La maison d'édition précise que "l'ensemble des préannonces et notices correspondantes est en cours de suppression auprès des plateformes professionnelles et commerciales concernées". À l'heure où nous écrivons ces lignes, même s'ils comportent la mention "publication annulée", les ouvrages étaient toujours disponibles à la précommande sur certaines plateformes.

Source : BFM

3 février 2026

Ultime vente de la bibliothèque de Jean-Paul Barbier-Mueller chez Christie’s

Cette fois, ce sera la fin. Le 24 mars, Christie’s dispersera à Paris la quatrième et dernière partie de la bibliothèque poétique de Jean-Paul Barbier-Mueller, fruit d’un demi-siècle de curiosité et d’efforts. De ce travail de fourmi lettrée ne subsisteront plus que les énormes catalogues publiés à Genève par la Librairie Droz, parallèlement aux tomes du «Dictionnaire des poètes français de la seconde moitié du XVIe siècle». Des pavés savants où s’entend parfois la voix de l’auteur. Christie’s rappelle ainsi sa description d’un ouvrage de La Fève de la Boderie, pourvu d’un emballage de cuir et de dorures à tout casser.

«J’ai banni depuis belle lurette les exclamations qu’un libraire se doit de multiplier pour survivre (merveilleux exemplaire, somptueuse reliure...) Je contreviens ici à la règle.»

On peut se sentir triste d’une telle dispersion. Pour que de nouvelles collections se forment, il faut cependant que d’anciennes passent à l’encan. C’était en tout cas au XIXe siècle l’avis d’Edmond de Goncourt. Cinq ans presque jour pour jour après la première vente, Christie’s procède ainsi au solde de la liquidation. L’ultime vacation ne correspond pas au jeu voulant que les meilleures pièces figurent toutes au début, l’intérêt allant ensuite decrescendo. Il y aura en mars quelques pièces fabuleuses, parfois même uniques. JPBM aimait ce qui est devenu au fil du temps des «unicum» ou des «hapax», si l’on préfère le grec. Ce sera le cas pour une anthologie de Ronsard publiée à Tours en 1600. Aucun autre exemplaire de ce livre est connu. Pour Ronsard toujours, dont une rarissime lettre autographe se verra proposée à Paris, il n’y a par ailleurs que deux survivantes de ses «Œuvres» dans leur version de 1560. Ronsard sera du reste la vedette du jour. Pas moins de 25 éditions d’époque se verront proposés avec des estimations parfois musclées.
Le reste de la vente comprendra aussi bien le recueil légendaire de la poétesse lyonnaise Louise Labbé que des «minores». Autrement dit les auteurs et autrices (beaucoup de femmes ont écrit en France au XVIe siècle) secondaires, dont parfois nul ne souvient. JPBM éprouvait une grande tendresse pour ces oubliés. Ils étaient à l’origine de son «Dictionnaire», dont le dernier tome a paru à Genève de manière très posthume il n’y a pas si longtemps. Ce monument (entrepris avec l’aide de Nicolas Ducimetière) nous a ainsi permis de découvrir Madeleine Neveu, Catherine Fradonnet ou Scévole de Sainte Marthe. On est curieux de voir qui reprendra le flambeau à Paris en achetant de tels ouvrages. Leur amour dénote en effet une érudition classique qui tend à se perdre,

Source : Bilan

 

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2 février 2026

Grammy Award pour le livre audio de Dalaï-Lama

Lors de la 68e édition des Grammy Awards dimanche à Los Angeles, le Dalaï-Lama s'est vu décerner une récompense pour son livre audio "Méditations : Réflexions de Sa Sainteté le Dalaï-Lama".

"Je reçois cette distinction avec gratitude et humilité", a-t-il dit dans un message publié sur les réseaux sociaux.

"Je ne la considère pas comme un honneur personnel, mais comme reconnaissance de notre responsabilité universelle commune", a ajouté celui qui est, depuis l'âge de 2 ans, le 14e chef spirituel et politique des Tibétains, dûment identifié, selon la tradition bouddhiste.

"Je crois vraiment que la paix, la compassion, le souci de notre environnement et la compréhension de l’unité de l’humanité sont essentiels au bien-être collectif des huit milliards d’êtres humains", a-t-il ajouté.

Son livre audio, disponible sur les plateformes musicales, a notamment été réalisé avec la participation de la chanteuse pop féministe Maggie Rogers et du compositeur américain Rufus Wainwright, qui reçu dimanche la récompense au nom du Dalaï Lama. Le Dalaï-Lama n’avait que 23 ans lorsqu’il a fui Lhassa, la capitale tibétaine, craignant pour sa vie après l’écrasement d’un soulèvement par les troupes chinoises en 1959, et n’est jamais revenu. Il insiste sur le fait qu’il a encore de nombreuses années à vivre, mais les Tibétains se préparent à un avenir inévitable sans lui. Considéré par les bouddhistes tibétains comme la 14ème réincarnation du maître que se sont choisi en 1391 des moines, il a renoncé à tout rôle politique en 2011 au profit d'un gouvernement élu. L'an dernier, le Dalaï Lama a évoqué la fin de son règne entamé en 1937, et confirmé que son successeur serait désigné à sa mort selon la tradition, contre la volonté de Pékin qui entend imposer leur candidat.

Source : France 24

31 janvier 2026

Des Folio imprimés en Egypte par Diwan

Alors que la 57ᵉ édition de la Foire internationale du livre du Caire, du 22 janvier au 3 février, bat son plein, le stand de la chaîne de librairies Diwan et de la maison d’édition  y suscite l’intérêt bien particulier des lecteurs francophones. Il y a de quoi : 30 titres de la collection Folio de Gallimard y sont proposés aux visiteurs. Leur particularité ? ils n’ont pas été importés, mais imprimés localement, en Égypte, par Diwan dans le cadre d’un partenariat unique avec les éditions Gallimard. Cette initiative qui permet de proposer des livres en français à un prix adapté aux conditions du marché égyptien a mobilisé de nombreux acteurs. Côté égyptien, Brigitte Boulad, qui s’occupe du développement culturel pour, ainsi que des livres en français, et Layal Al-Rustom, co-directrice de la maison d’édition, ont travaillé avec l’Institut Français du Caire qui a facilité l’échange avec Gallimard. Ce dernier comprenait Anne Assous, directrice de Folio, Franck Perrussel en charge des cessions de droits du français vers le français chez Gallimard (aujourd’hui à la retraite et remplacé par Solenne Carer et Kamel Yahia, directeur export du groupe Madrigall.

Le marché égyptien, autrefois très intéressant pour l’export, reste le plus important du monde arabe, mais il est « freiné par le prix » déplore Kamel Yahia.

Depuis la révolution de 2011, l’effondrement de l’économie et la dévaluation de la livre égyptienne la Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur (Coface) a cessé de garantir les exportations de livres vers l’Égypte. Non seulement il est devenu risqué pour les librairies spécialisées de se fournir en livres, mais le prix des livres en français est devenu inabordable pour les lecteurs.

Sa collègue de Folio Anne Assous s’est de son côté montrée attentive à la maîtrise par Diwan de toute la chaîne de production, en particulier s’agissant de la protection contre le piratage informatique des fichiers envoyés, mais aussi de la qualité de l’impression. Elle compare volontiers l’expérience à un « saut dans le vide ». « Mais aujourd’hui on est ravis. Il est précieux d’avoir des partenaires comme Diwan », se réjouit-elle.

Gallimard et Diwan sont liés par un « accord d’impression et de distribution pour l’Égypte», précise Layal Al-Rustom.

À ce jour, 1 000 exemplaires de chacun des 30 titres Folio ont été imprimés. Une fois les tirages écoulés, un autre accord sera négocié. Les œuvres retenues comprennent des titres classiques et contemporains de la littérature française tels que Voltaire, Romain Gary, Simone de Beauvoir, Annie Ernaux, Nathacha Appanah ou Marie Ndiaye. Pour les choisir, Diwan a créé un comité composé de professeurs d’université et de lycée, dont faisait partie Brigitte Boulad, docteure en littérature française. Après plusieurs allers-retours entre l’Institut Français et Anne Assous, les 30 titres ont été retenus parmi une première sélection de 80. Les livres imprimés en Égypte sont vendus entre 3 et 10 euros. La collection a été lancée fin octobre, et il est encore trop tôt pour évaluer des chiffres de ventes, mais Layal Al-Rustom, espère que d’ici trois ans, Diwan pourra autofinancer l’opération. Celle-ci a dans un premier temps bénéficié des aides du ministère de la Culture. Les librairies Diwan (une douzaine en Égypte), déjà très actives avec des évènements destinés aux lecteurs, ont créé un club de lecture autour de la collection. De leur côté, les éditions Diwan ont commencé à vendre la collection à des écoles et bibliothèques. Si Diwan a déjà monté des partenariats ou coéditions avec des maisons libanaises ou égyptiennes, l’opération est une première pour Gallimard. Anne Assous et Kamel Yahia se disent ouverts à d’autres collaborations si un partenaire local se manifeste avec les éléments nécessaires. Kamel Yahia dit explorer d’autre possibilités en Afrique. Il mène un projet en Algérie encore en phase de tests pour une impression à la demande avec un partenaire libraire et distributeur.

Le projet avec Diwan «illustre une nouvelle façon de penser à l’export</em>, conclut Kamel Yahia. L’exportation, ce n’est pas juste une question de volume, c’est aussi une question culturelle, notre activité n’a pas de sens sans le libraire et le lecteur. »

Diwan Publishing travaille également avec le programme de l’IF Livres des deux rives en développant la traduction d’auteurs arabes vers le français. Deux livres sont en production dont un sur Oum Kalthoum de <strong>Hassan Abdel-Mawgoud, traduit par Hani Hanna, et un roman graphique inspiré de Miramar</em> de Naguib Mahfouz traduit par Victor Salama.

Source : Livres Hebdo

30 janvier 2026

Trois millions de livres en moins vendus en Italie sur l’année 2025

En Italie, les ventes de livres de poche ont baissé de 3 % en 2025 par rapport à 2024 (et la progression des livres numériques et audio ne compense que partiellement ces pertes). Lors du séminaire de formation continue de l'École de librairie Umberto et Elisabetta Mauri de Venise, Innocenzo Cipolletta, président de l'AIE, a déclaré : « Nous terminons une année difficile. Nous espérons que 2026 marquera un tournant, notamment grâce aux mesures de soutien à la demande, à commencer par le fonds pour les bibliothèques. » Le reste de l'Europe (à l'exception du Portugal et de l'Espagne) connaît également un recul (en Allemagne, le marché du livre a diminué de 4,9 %). Si les éditeurs et librairies indépendants sont plus touchés que les grands groupes et les chaînes, seuls les ouvrages pour enfants et adolescents échappent à ce déclin (les bandes dessinées, la fiction et les essais sont quant à eux en baisse). Quant aux ouvrages de catalogue, ils sont moins affectés que les nouveautés… – Données et détails
Au cours de l' année 2025 qui vient de s'achever , trois millions de livres imprimés de moins ont été vendus en Italie via les circuits de distribution traditionnels (librairies, vente en ligne et grandes surfaces). Pour l'édition en général, tous genres confondus (fiction et non-fiction), l'année 2025 s'est donc terminée sur une note négative.

En réalité, 99,5 millions d'exemplaires ont été achetés au cours des douze mois , soit une baisse de 3 % par rapport à 2024. En valeur, la baisse est de 2,1 %, avec 32,6 millions d'euros d'achats en moins, sur un total de 1 483,9 millions d'euros d'achats.

Dans une année de marché difficile, les achats numériques sont toutefois en hausse : les ventes de livres numériques augmentent de 2,4 % pour atteindre 87 millions d’euros , et celles de livres audio de 13,3 % pour atteindre 34 millions d’euros (abonnements).

Si l'on prend également en compte le numérique, le marché du livre dans son ensemble s'élève à 1 604,9 millions d'euros, en baisse de 1,6 % par rapport à l'année précédente : les livres numériques et les livres audio devraient ainsi permettre de réduire les pertes en 2025.

L'analyse, basée sur les données de NielsenIQ BookData, a été présentée par le président de l' Association des éditeurs italiens,  Innocenzo Cipolletta, lors de la dernière journée du Séminaire de formation avancée XLIII à l'École des libraires Umberto et Elisabetta Mauri de Venise . 

« Nous clôturons une année difficile avec une baisse des ventes de livres imprimés, ce qui nous fait passer sous la barre des 100 millions d'exemplaires vendus dans les circuits de distribution traditionnels pour la première fois en cinq ans », a expliqué Cipolletta. « Nous espérons que 2026 marquera un tournant , grâce notamment à des mesures de soutien à la demande : un fonds de 60 millions d'euros pour les bibliothèques, une Carta Cultura (Carte Culturelle) de 17 millions d'euros pour les familles les plus modestes et, pour 2027, le Bonus Valore Cultura (Prime Culturelle) pour tous les bacheliers de moins de 19 ans, remplaçant la Carta Cultura (Carte Culturelle) et la Carta del Merito (Carte du Mérite). » « De plus, les données nous indiquent », poursuit Cipolletta, « que les dépenses des ménages et les dépenses en livres, hors périodes exceptionnelles comme celle de 2016 à 2025, tendent à suivre les mêmes tendances. Il est donc raisonnable de supposer qu’à moyen terme, les dépenses en livres renoueront avec la croissance, à l’instar des dépenses globales des ménages. »

Le recul des ventes sur le marché italien (-3 %) est conforme aux performances de la plupart des autres pays européens. L'Allemagne a enregistré une baisse de 4,9 %, les Pays-Bas de 3 %, la France et le Royaume-Uni de 2,5 % et l'Irlande de 0,4 %. L'Espagne a maintenu son résultat de l'année précédente (en hausse de 0,2 %), tandis que le Portugal a fait exception à la tendance (en hausse de 7 %).

Au cours des douze derniers mois, les librairies en ligne ont perdu 3,9 % de leur chiffre d'affaires, les grandes enseignes 4,2 % et les librairies physiques (indépendantes et chaînes confondues) 0,7 %. Parmi ces dernières, ce sont toutefois les librairies indépendantes qui souffrent le plus , avec une perte de 8,5 % de leurs ventes, soit 1,3 million d'exemplaires.

Au niveau des genres, seul le secteur jeunesse a enregistré une croissance de 0,3 % en nombre d'exemplaires . Les ventes de romans et bandes dessinées étrangères ont diminué de 0,8 %, celles de romans italiens de 1,8 %, celles d' ouvrages non romanesques de 3,3 %, celles de manuels pratiques de 6,8 % et celles d'ouvrages non romanesques spécialisés de 10,6 %.

Le top 10 des livres les plus vendus en Italie l'année dernière présente un mélange de fiction, notamment étrangère, et de non-fiction populaire : en tout cas, ce sont tous des titres publiés au cours de l'année.

Au cours des 12 derniers mois, 70 409 nouveaux titres ont été publiés (hors manuels scolaires et ouvrages autoédités), soit une hausse de 1,8 % par rapport à 2024. Malgré cela, la baisse du nombre d’exemplaires achetés pour ces nouveaux titres, qui s’élève à 3,7 %, est supérieure à la baisse du catalogue, qui est de -2,7 %.

Source  : Il libraio

 

29 janvier 2026

Boualem Sansal élu à l'Académie française

"C'est une élection formidable", a réagi jeudi sur franceinfo l'écrivain Jean-Christophe Rufin, après l'élection de Boualem Sansal au fauteuil de M. Jean-Denis Bredin (F3) de l'Académie française.. "C'est une très belle élection, c'est rare qu'il y ait une telle unanimité" En effet,  seul un membre n'a voté en faveur de  Boualem Sansal. Il a donc obtenu 25 voix. 

Jeudi, pour l'élection, les Immortels ont donc "immédiatement tenu compte des débats d'avant". Boualem Sansal "mérite très largement de figurer dans notre compagnie", estime Jean-Christophe Rufin. "C'est un très grand écrivain qui était de toute manière 'dans les tuyaux'". Il figurait "parmi les futurs candidats".
Vis-à-vis de l'Algérie, l'élection de Boualem Sansal à l'Académie française envoie, selon Jean-Christophe Rufin, "un message de fermeté", parce qu'il s'est "toujours montré très critique et très libre par rapport au pouvoir algérien, et aussi à l'égard des terroristes islamistes". "C'est quelqu'un qui a une parole très libre et très engagée." Mais le diplomate y voit également "un message de fraternité, parce que il y a cette langue française qui nous réunit malgré tout".

L'écrivain franco-algérien a choisi le français "comme la langue d'expression pour ses romans", rappelle Jean-Christophe Rufin. "C'est quelqu'un qui s'est battu pour ça et qui en a payé le prix d'une certaine manière."

"Je pense qu'il y a chez beaucoup d'Algériens une forme de fierté de voir que l'un des leurs est un grand écrivain, et pas seulement en France", ajoute Jean-Christophe Rufin. Boualem Sansal est "reconnu dans le monde entier". "Il a eu des prix dans de très nombreux pays, il est traduit dans le monde entier et je pense que c'est un motif de fierté pour l'Algérie."

Boualem Sansal cumule donc désormais le fauteuil d'académicien avec celui de membre de l'Académie royale belge, où il a été élu en octobre, alors qu'il se trouvait encore en prison.

29 janvier 2026

Mort de la romancière samoane Sia Figiel en prison

La célèbre écrivaine samoane Sia Figiel a été retrouvée morte dans sa cellule de la prison de Tanumalala, aux Samoa, le lundi 26 janvier. Elle était en détention depuis 2024 pour le meurtre présumé de la professeure Caroline Sinavaiana-Gabbard.

« On ne peut pas laisser de côté le drame qu’il y a eu il y a deux ans, ça nous a tous secoué… Sia Figiel restera malgré tout un écrivain majeur du Pacifique, qui a touché les gens ici, en Polynésie », estime Christian Robert, fondateur des éditions Au vent des îles.

Découverte par un autre grand de la région, Albert Wendt, Sia Figiel a été traduite en français sous l'impulsion de Marc de Gouvenain chez Actes Sud - La Petite Fille dans le cercle de la lune, L’Île sous la lune, Le Tatouage inachevé – des romans traduits par Céline Schwaller. En 2020, Au vent des îles a édité son dernier roman, Freelove, traduit par Mireille Vignol. 

La violence qui a marqué son enfance transparaissait dans ses romans, où les jeunes filles et les femmes affrontent avec poésie et franc-parler les difficultés de la vie. Relations hommes-femmes, inceste, pauvreté, poids des religions…

« C’était une voix forte, qui brisait les tabous. Elle a été courageuse d’écrire ce qu’elle a écrit aux Samoa. », dit Christian Robert, éditeur, fondateur des éditions Au vent des îles
Pendant huit ans, la documentariste Kimberlee Bassford a suivi le combat de Sia Figiel contre la maladie mentale, jusqu’au drame. Le film Before the Moon Falls sera projeté au Fifo, en sélection officielle, entre le 6 et le 15 février.

Source : La 1ère Polynésie

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