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14 février 2026

Proposition de restreindre l'accès des mineurs aux documents « nuisibles » dans les bibliothèques publiques par les élus de Iowa

Une proposition visant à restreindre l'accès des mineurs à certains documents des bibliothèques publiques a été adoptée jeudi par une sous-commission de la Chambre des représentants de l'Iowa (Etats-Unis), ses partisans affirmant que le projet de loi protégera les enfants contre l'accès à du contenu explicite. Les opposants ont qualifié le projet de loi de forme de censure. Ils ont affirmé qu'il serait difficile à mettre en œuvre et qu'il entraînerait probablement des poursuites judiciaires coûteuses pour les bibliothèques et les villes. Selon le projet de loi (HF 2309) , les enfants et les adolescents auraient besoin d'une autorisation parentale annuelle pour emprunter des documents à la bibliothèque publique jugés « préjudiciables aux mineurs ». Cela inclurait les livres et autres contenus représentant un large éventail d'actes sexuels pouvant être considérés comme offensants et qui, pris dans leur ensemble, seraient dépourvus de « valeur littéraire, artistique, politique ou scientifique pour les mineurs ».

Les employés de bibliothèque, y compris les bénévoles, pourraient faire l'objet de poursuites pénales s'ils permettent à un mineur d'accéder à des contenus restreints sans l'autorisation parentale ou s'ils tentent de contourner les exigences en la matière. De plus, le projet de loi autorise les parents à intenter une action en justice contre une bibliothèque, son conseil d'administration ou les employés qui enfreignent ces restrictions, dans un délai de deux ans suivant l'infraction présumée.

Sam Helmick, bibliothécaire à Iowa City et président de l'American Library Association, a déclaré que cette proposition pourrait entraîner des litiges coûteux, comme une loi antérieure interdisant les livres représentant des actes sexuels dans les bibliothèques scolaires .

« Vous êtes en train de saper les fondements mêmes de la confiance locale et de la conscience communautaire », a déclaré Helmick. « Les habitants de l'Iowa sont consciencieux. Ils savent comment élever leurs enfants dans les bibliothèques sans intervention gouvernementale. »

Les bibliothèques publiques devraient classer leurs collections en deux catégories : « accès général » ou « préjudiciable aux mineurs ». Les documents à contenu restreint seraient relégués dans un espace réservé aux adultes, physiquement séparé des espaces destinés aux enfants et aux jeunes adultes. Cet espace serait inaccessible aux mineurs non accompagnés d’un adulte ou sans autorisation parentale.

Les bibliothèques devraient également indiquer dans leurs catalogues quels livres sont considérés comme « préjudiciables aux mineurs » et alerter le personnel de la bibliothèque lorsqu'un mineur tente d'accéder à des documents à accès restreint sans autorisation parentale.

S'exprimant au nom de l'Association des bibliothèques de l'Iowa, Leslie Noble a déclaré que la mise en œuvre de ces restrictions mettrait à rude épreuve les budgets serrés et le temps du personnel dans certaines communautés.

« Le respect de ce projet de loi sera probablement impossible sans restreindre totalement l’accès des mineurs aux collections des bibliothèques. Cela entraînerait une réduction des services offerts aux familles et aux jeunes », a-t-elle déclaré.

Selon Noble, la responsabilité civile des bibliothèques pourrait rendre l'assurance municipale coûteuse ou difficile à obtenir et dissuader les gens de travailler dans les bibliothèques. Les conseils d'administration des bibliothèques, les villes et les comtés seraient « responsables indirectement » des infractions commises par les employés des bibliothèques.

Chelsea Hoye, lobbyiste pour la Ligue des villes de l'Iowa, a également exprimé des inquiétudes quant aux poursuites judiciaires coûteuses qui pourraient épuiser les fonds des contribuables.

« Même avec la défense de bonne foi, le risque de litige à lui seul pourrait être très handicapant pour les bibliothèques de nos petites villes », a déclaré Hoye.

Les partisans du projet de loi affirment qu'il protège les mineurs
Les intervenants favorables à la proposition ont déclaré que le projet de loi était nécessaire pour établir des distinctions claires entre le contenu auquel les mineurs et les adultes peuvent accéder dans les bibliothèques.

« Les parents jouent un rôle absolument central, mais les institutions ont également une responsabilité », a déclaré Terri Hubbard, membre du conseil d'administration de la bibliothèque publique de Sioux Center. « Si l'on attend des parents qu'ils soient informés, il est raisonnable d'attendre des professionnels qualifiés, qui s'appuient déjà sur des évaluations et des synthèses, qu'ils utilisent ces mêmes outils pour prendre des décisions de placement adaptées à l'âge des enfants. »

Hubbard a été nommé par le gouverneur pour siéger au conseil consultatif des bibliothèques de l'Iowa.

Selon le Sioux Center News , l'année dernière, un parent de Sioux Center a demandé le retrait d'un livre des rayons de la bibliothèque en raison de son contenu sexuel. Hubbard était le seul membre du conseil d'administration à voter pour ce retrait. Le conseil a par la suite approuvé, en décembre, un système de cartes à plusieurs niveaux, facultatif, pour les mineurs.

« Lorsque nous avons envisagé la mise en place de garanties raisonnables, on nous a avertis que cela pourrait compromettre l’accréditation, car l’accès libre est considéré comme la norme par défaut », a déclaré Hubbard. « Cela place les conseils locaux dans une situation délicate lorsqu’il s’agit de protéger les enfants, et le président du conseil de Sioux Center a demandé à plusieurs reprises que cette question soit traitée au niveau de l’État. »
La députée Samantha Fett (R-Carlisle) a voté en faveur de l'avancement du projet de loi, aux côtés du député Charley Thomson (R-Charles City). Mme Fett a fait valoir que le projet de loi n'entraînerait aucun coût supplémentaire pour les bibliothèques, celles-ci disposant déjà de sections distinctes pour les enfants, les jeunes adultes et les adultes.

« C’est simplement un moyen pour les parents d’avoir confiance dans leurs bibliothèques publiques locales et de savoir que lorsque leurs enfants y entrent, que ce soit lors d’une sortie scolaire, accompagnés ou non de leurs parents, ils ne seront pas exposés à des contenus explicites », a-t-elle déclaré.

La députée Megan Srinivas, démocrate de Des Moines, a voté contre le projet de loi.

Le projet de loi supprimerait également une partie d'une exemption du Code de l'Iowa stipulant que les lois de l'État sur l'obscénité ne peuvent interdire la consultation de documents dans une bibliothèque publique. Il modifierait une autre partie de cette exemption afin d'y inclure le consentement parental pour un mineur. Le projet de loi sera ensuite examiné par la commission judiciaire de la Chambre des représentants.

Source : Iowa Public Radio

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13 février 2026

Progression du CA du livre en France au 3ème trimestre 2025

Au troisième trimestre 2025, le chiffre d’affaires du livre est stable en volume par rapport à celui du même trimestre 2024 ; il est quasi stable en valeur (tableaux 1 et 2, graphique 13). Cette quasi-stabilité en valeur est caractérisée par une baisse de plus de 10 % des activités de traduction et d’interprétariat que viennent contrebalancer l’évolution du commerce de détail de livres de toute nature et, dans une moindre mesure, celle des diverses activités d’édition. Cette quasi-stabilité en valeur sur un an peut par ailleurs être rapprochée de celle des ventes de livres imprimés neufs mesurées par l’institut NielsenIQ/GfK17.

Comparé à son niveau du troisième trimestre 2019, le volume d’activité du livre diminue de 3 % ce trimestre, le chiffre d’affaires en valeur correspondant progressant de 9 %. L’évolution du chiffre d’affaires du secteur depuis début 2019, avec un premier semestre 2020 touché par la crise sanitaire, montre une tendance marquée par un pic saisonnier au quatrième trimestre, attribuable aux ventes de fin d’année (pic en décembre selon les données mensuelles). Ces chiffres sont tiré de l'Analyse conjoncturelle du chiffre d’affaires de la culture au 3e trimestre 2025 publié par le ministère de la Culture (cliquez ici pour lire ce document).

13 février 2026

Fête de la librairie indépendante 2026

Le samedi 25 avril 2026, à l’occasion de la 28e Fête de la librairie par les libraires indépendants, plus de 700 librairies en  France, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg francophones donnent rendez-vous aux lecteurs et amoureux des livres pour venir à leur rencontre. En ce jour de fête, les libraires indépendants offrent à leurs clients un livre inédit, spécialement édité pour la manifestation : Umberto Saba, poète et libraire à Trieste, d’un tirage exceptionnel de 27 000 exemplaires, en partenariat avec les éditions Gallimard. L'ensemble des publications de l’association Verbes s'efforce d'éclairer et de valoriser l'histoire et la culture du livre en faveur des lecteurs. Les auteurs Samuel Brussell, éditeur-auteur ; Diego Marani, écrivain, traducteur et journaliste ; et Simone Volpato, directeur de recherches en bibliographie et sciences des archives, font découvrir l'histoire de la ville de Trieste, dans une invitation au voyage aux confins de notre Europe aux valeurs humanistes, dont il faut recueillir les étincelles d'espérance enfouies dans son passé et les faire revivre au cœur même de notre présent. François Simon, ce voyageur-écrivain critique gastronomique, ajoute à l’édition inédite de ce livre une flânerie dans le Trieste d'aujourd'hui.

Le livre Umberto Saba, poète et libraire à Trieste est la porte en apparence étroite qui dévoile, par sa mémoire, les grands invariants du métier de libraire. Il sera le fer de lance et le digne messager de la cause des libraires contemporains. Lorsque nous faisons escale dans Trieste, cette ville de la Mitteleuropa qui nous ensorcelle par son éblouissante vie littéraire, où James Joyce vécut 11 ans, mais aussi Italo Svevo, Stendhal, Rainer Maria Rilke, Marcel Proust, Claudio Magris, Roberto Bazlen, Virgilio Giotti, Anita Pittoni, Giani Stuparich, Boris Pahor... Cette librairie légendaire, cœur éternel de cette cité, demeure pour toujours un lieu fascinant.

Ce livre, dans l'esprit de Lettre à un jeune poète de Rainer Maria Rilke, vous propose de ne pas laisser ce passé à l'abandon. Au moment où notre Europe est éprouvée, nous aimerions vous confier comment les libraires vivent aujourd'hui à travers les livres et pour les livres, mais aussi comment ils inscrivent dans leurs murs la trace indélébile d'un héritage littéraire.

Les lieux des libraires indépendantes sont des sources intarissables de curiosités littéraires. Comme Umberto Saba, les libraires cherchent à outrepasser le réel économique afin de sauvegarder notre appétence pour les mots d'écrivains en un temps qui les nie. 

Cette mobilisation souhaite que le puissant vent triestin de la Bora affranchisse l'esprit des lecteurs de « l'infobésité » ambiante afin qu'ils retrouvent les sentiers inépuisables de l'imaginaire.

La Fête de la Librairie indépendantes par les libraires indépendants est une action soutenue par la Région Île-de-France, les Éditions Gallimard, le CNL, la Sofia, Actes Sud, les Éditions Thierry Magnier, Livres Hebdo, le SLF, Les Librairies Indépendantes, Le Printemps des Poètes, Lire Suisse, l’association Verbes, la Librairie des Abbesses et Un livre une rose.

Source : Creusot Infos
 

12 février 2026

Le magasin Cultura de Perpignan fermé sur ordre du tribunal

Le Cultura situé Porte d'Espagne, ouvert en septembre dernier, ne doit plus accueillir de clients a annoncé le tribunal judiciaire de Perpignan, ce mercredi après midi. Cette décision fait suite à la plainte, déposée en janvier, par un collectif de neuf enseignes du centre-ville de Perpignan. Pour en arriver à cette décision, le juge s'est appuyé sur l'argumentaire de Maitre Mathieu Pons-Serradeil, l'avocat des commerçants du centre ville.

"Cultura a ouvert sans être passé devant la Commission Départementale d'Activité Commerciale (CDAC), qui n'a pas pu évaluer l'impact qu'aurait cette enseigne en périphérie et dans une zone commerciale sur un commerce d'une même activité en centre ville" explique l'avocat.

Pour comprendre, retour en 2024. Le promoteur RG Investissement avait d'abord annoncé l'installation d'un Cultura, puis, dans un second temps, d'un Intersport. Il a donc déclaré deux projets distincts, et n'a présenté que l'installation de l'enseigne sportive à la CDAC. C'est sur ce point qu'ont attaqué en justice les commerçants du centre ville, en janvier dernier.

Selon eux, le promoteur aurait, grâce à cette démarche, évité de présenter l'installation du Cultura à la CDAC. C'est à cette même conclusion qu'est arrivé le juge : "Le promoteur n'a pas respecté la procédure [...] ce qui constitue un trouble manifestement illicite générant une concurrence déloyale". Son installation serait donc illégale.
"Le tribunal a pris cette décision car c'est la seule décision qui pouvait être prise en droit, constatant que c'est une concurrence déloyale" insiste Maitre Mathieu Pons-Serradeil, qui se réjouit de cette décision historique. "Ca constitue presque une première nationale".

Les commerçants, eux, avaient peu d'espoir qu'une telle décision soit prononcée. "C'est un scénario à la David contre Goliath, on fait surtout ça pour le symbole, et si on gagne, ça sera une super histoire à raconter" plaisantait, la veille du jugement, le gérant de Bédé en Bulles, qui a vu son chiffre d'affaire baisser de 10% en décembre.

Cette décision relève du "miracle" pour la propriétaire de la Papeterie de la Loge. Depuis l'installation du Cultura et la rude concurrence qui en découle, elle voit ses ventes dégringoler de 10 à 15%. "Oui, il y a du soulagement, mais cette affaire c'est du droit et seulement du droit. Je suis rassurée de cette décision, car c'est un exemple pour tout ceux qui veulent s'installer sans valider d'autorisation. Je suis contente que la justice ait été impartiale, juste, qu'elle ait fait entendre qu'on ne peut pas faire le cowboy sans se faire attraper".
Le Cultura doit fermer ses portes dès ce jeudi, car la décision est exécutoire. Dans la soirée, l’enseigne a annonce qu’elle va faire appel dès jeudi de ce jugement auprès de la Cour d’Appel de Montpellier. "Nous sommes abasourdis par cette décision inédite dont nous ne comprenons pas le fondement juridique et que nous contestons, d’autant plus que ce magasin a été ouvert le 17 septembre 2025, en toute légalité et avec toutes les autorisations administratives nécessaires", raconte Baptiste Driot, Directeur du Développement chez Cultura, selon les propos rapportés dans le communiqué.

Concernant l'avenir des salariés, le groupe ajoute : "notre première préoccupation va être d’informer les 25 salariés du magasin de Perpignan de la situation, dès demain, et de les rassurer quant au maintien de leur rémunération et de leur emploi, dans l’attente de la décision de la cour d’appel". Cette fois-ci, ce sont les propos de Mathilde Delpeyrou, Directrice Régionale Sud de Cultura, que cite le communiqué.

Du côté du promoteur RG Investissement , aucune communication n'a été faite. Contacté, leur avocat n'a pas répondu à nos sollicitations.

Source : Ici Roussillon

11 février 2026

Hausse du piratage de livre en Italie

L'impact du piratage sur l' industrie du livre est de nouveau au cœur des débats , « qui demeure alarmant, privant les éditeurs d'environ un tiers du marché (30 %, soit 722 millions d'euros, contre 687 millions il y a deux ans) ». À ce chiffre, il faut toutefois ajouter la perte de ventes, difficile à quantifier, due à l'utilisation de résumés et de recueils générés par intelligence artificielle , très répandus : selon la première enquête menée sur ce sujet dans le cadre de la quatrième analyse réalisée par l'institut de recherche Ipsos Doxa pour l' Association italienne des éditeurs sur le piratage dans l' industrie du livre, ces résumés sont utilisés par 12 % de la population de plus de 15 ans, par 58 % des étudiants et par 22 % des travailleurs indépendants.

Les révisions de livres générées par l'IA, en plus d'être répandues, sont conservées dans 45 % des cas (60 % parmi les étudiants universitaires) et souvent (avec des pourcentages entre 20 % et 36 %) partagées avec des connaissances et des amis, ou via des systèmes de communication électronique.

L'étude souligne également que le pourcentage de personnes qui pensent avoir des chances d'être appréhendées et punies pour des infractions liées au piratage est en augmentation, passant de 30 % à 40 %. Cependant, seulement 34 % de la population de plus de 15 ans sait qu'il est illégal de télécharger des contenus protégés par le droit d'auteur sur des systèmes d'IA sans autorisation.

L'étude a été présentée par Nando Pagnoncelli, président d'Ipsos Doxa, lors d'une réunion organisée par Gli Editori , l'accord de consultation entre l'AIE et la Fédération italienne des éditeurs de journaux (FIEG).

Innocenzo Cipolletta , président de l'AIE, souligne : « Parallèlement à la lutte contre le piratage traditionnel et à l'éducation à la légalité, un processus qui implique les institutions – que nous remercions et dont nous demandons le renforcement et l'amélioration –, il est temps d'aborder le problème majeur : l'impact de l'intelligence artificielle . La diffusion de résumés et de réélaborations obtenus grâce à l'IA comme alternatives aux livres, comme le montre cette étude, est déjà largement répandue et pose deux types de problèmes. Le premier concerne la qualité de l'enseignement dans les universités italiennes et les formations professionnelles, qu'il convient de préserver . Le second concerne les dommages que subit déjà considérablement l'industrie du livre, même s'il est encore impossible de les quantifier précisément. L'IA doit être développée et utilisée dans le respect du droit d'auteur , car sans respect de ce droit, il n'y a pas d'industrie culturelle et créative, et sans industrie culturelle et créative, les systèmes d'IA, conçus et développés à partir de contenus éditoriaux, souvent obtenus et utilisés illégalement, n'existeraient même pas. C'est pourquoi il est nécessaire, d'une part, de mener des campagnes d'information pour sensibiliser les Italiens au droit d'auteur. Il est essentiel de sensibiliser les utilisateurs aux problèmes de piratage liés à l'intelligence artificielle et, d'autre part, d'exiger des géants du numérique qu'ils se conforment à la réglementation européenne sur l'IA, notamment en matière de transparence concernant l'utilisation des sources pour l'entraînement des algorithmes – une transparence qui fait actuellement cruellement défaut. Le gouvernement pourrait faire davantage dans ce domaine.

Andrea Riffeser Monti , présidente de la FIEG, ajoute : « Sans une perception sociale claire du piratage comme un crime, toute intervention réglementaire risque d'être inefficace . C'est pourquoi l'information doit être utilisée comme outil de prévention, par le biais de campagnes de communication ciblées expliquant aux citoyens que l'utilisation illicite de contenus est passible de sanctions et que la certitude de la punition est une condition essentielle à la protection de l'information professionnelle. Les dommages causés par le piratage ne sont pas seulement économiques. Il s'agit aussi d'un préjudice démocratique. Un système d'information fragile expose les citoyens à des contenus non vérifiés, réduit la qualité du débat public et affaiblit la confiance dans les institutions . À cette complexité s'ajoute la question de l'intelligence artificielle. Jamais auparavant la question de la source de l'information n'a été aussi centrale. L'IA se nourrit de grandes quantités de données et de contenus : si ces contenus ne sont pas vérifiés, fiables et attribuables à des sources journalistiques qualifiées, le risque est que cette technologie amplifie le piratage, la désinformation et la dégradation de la qualité de l'information. La protection de l'information professionnelle est donc une condition essentielle à un développement responsable de l'IA. Par conséquent, la lutte contre le piratage doit faire partie intégrante des politiques publiques. pour protéger la liberté de la presse , promouvoir le contenu éditorial, réglementer les plateformes numériques et promouvoir une citoyenneté numérique éclairée.

Il convient de noter que l'enquête Ipsos Doxa a été menée en octobre 2025 sur un échantillon total de 3 800 personnes interrogées en ligne (CAWI), ce qui a permis de recueillir des données sur trois groupes cibles : 2 700 adultes (de plus de 15 ans) représentatifs par sexe, âge, zone géographique, taille de la ville, profession et niveau d'études ; 805 étudiants universitaires représentatifs par sexe, âge et zone géographique ; et 785 travailleurs indépendants représentatifs par zone géographique.

Source : Il Libraio

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11 février 2026

A travers le prix Rébellion, Adélina Lauruol, Chloé Scozzaro et Mathilde Gaudant souhaitent accompagner le lauréat de chaque édition dans un retravail approfondi de son manuscrit pour proposé aux manuscrits au maisons d'édition partenaires tel Milan, La Martinière, Fleurus ou Auzou.

Les manuscrits des trois autres finalistes   seront aidés. Les partenaires effectuant ce travail sont : les anges La plumerie et Paroles de plumes et l'école d'écriture 2.0 de Cécile Duquenne et Ad Astra. 

Vous pourrez soumettre  votre manuscrit de littérature Young Adult refusés en 2025  à partir du 16 février et  jusqu'au 15 mars à cette adresse.

10 février 2026

Dénonciation par Rachida Dati des «pressions» et «dégradations» subies ces derniers mois par les librairies

Mieux vaut tard que jamais. Avant de tirer sa révérence sous peu, Rachida Dati aura eu un mot pour les librairies récemment prises pour cibles : la ministre de la Culture a dénoncé ce mardi 10 février les «pressions» vécues après des actes d’«intimidation et des dégradations», lors de la conférence de présentation du Salon du Livre de Paris qui aura lieu du 17 au 19 avril prochains au Grand Palais.

«Je le redis : la violence n’a sa place nulle part et certainement pas dans des lieux de culture», a clamé celle qui devrait prochainement rendre le portefeuille de la Culture pour se consacrer pleinement à sa campagne pour les municipales parisiennes. «Le livre est l’objet du temps long et de la réflexion. Les libraires sont en première ligne : ils ont et doivent garder un rôle central dans le débat et la circulation des idées», a également souligné la ministre.

Depuis l’automne, les professionnels du livre s’inquiètent de pressions à leur encontre et dénonçaient, dans une tribune publiée en octobre dans le Monde, la multiplication de faits de violence touchant des librairies indépendantes devenues «les réceptacles de tous les débordements idéologiques».

Source : Libération

 

9 février 2026

À Perpignan, les librairies du centre-ville en guerre contre l'ouverture de Cultura

Ils sont libraires ou spécialisés dans les loisirs créatifs : quatorze commerçants du centre-ville de Perpignan (Pyrénées-Orientales) se dressent contre l’ouverture d’un magasin Cultura, inauguré mi-septembre au sud de la ville, qu’ils estiment abusive et anticoncurrentielle. Saisi en octobre, le tribunal judiciaire doit se prononcer ce 11 février. 

« L’ouverture d’une grande enseigne comme Cultura en zone périphérique doit être analysée en termes d’impact sur les commerces similaires du centre-ville », estime Me Mathieu Pons Serradeil, leur avocat. Au cœur du débat : l’absence de consultation de la Commission départementale d’aménagement commercial (CDAC).
« En saucissonnant le projet pour rester en dessous de la barre des 1000 m2, ils y ont échappé, ce qui nous a privés de toute action. Avant Cultura, l’intégralité des 4 000 m2 de bâtiment était occupée par Décathlon. Une fois l’enseigne de sport partie, le propriétaire l’a scindé en deux avec l’intention d’ouvrir un magasin Intersport de 3 000 m2 et ce Cultura sur 1 000 m2. »

Un Intersport contre lequel la CDAC a émis un avis défavorable « estimant que le bâtiment constituait un seul et même ensemble commercial », pointe Me Pons Serradeil. « C’est l’intégralité de la surface qui devrait lui être soumise, donc y compris Cultura. »

De son côté, l’enseigne Cultura fait savoir au contraire qu’« aucune autorisation préalable de la CDAC n’était nécessaire à l’implantation du magasin situé à Porte d’Espagne, dans la mesure où Cultura est venu rouvrir une partie d’une surface commerciale précédemment existante, autorisée et exploitée par Décathlon. La décision défavorable de la CDAC sur le projet Intersport est sans incidence ».
L’enseigne culturelle rappelle par ailleurs que le magasin a permis de créer 25 emplois, insistant sur « la complémentarité des commerces du centre-ville et de la périphérie » et une facilité d’accès pour les habitants des zones périurbaines, moins coûteuse. Mais au détriment des commerces de centre-ville, estime Me Pons Serradeil qui rapporte que certains de ses clients ont dû licencier, sur fond de baisse d’activité.

Source : Le Parisien

8 février 2026

Raisons du recrutement d'ingénieurs en intelligence artificielle par les éditeurs

Les  maisons d’édition ne sont pas opposées à l'intelligence artificielle. Selon les offres d’emploi publiques examinées par Forbes, certains des plus grands éditeurs des États-Unis, notamment Penguin Random House, Macmillan, Sourcebooks et Wiley, recrutent des ingénieurs en IA. Aucun d’entre eux n’envisage d’utiliser l’IA pour l’édition ou l’écriture, du moins pour l’instant. Au contraire, les offres d’emploi révèlent que les éditeurs cherchent à adopter l’IA pour gérer leurs activités de manière plus intelligente, par exemple en créant des modèles de prévision qui peuvent aider à prédire quels livres auront du succès et comment ils devraient être tarifés.

« Je pense que cela place les éditeurs dans une position très délicate, car ils doivent tenir compte du fait que cette technologie est là pour rester », a déclaré Jane Friedman, une experte du secteur qui rédige une newsletter très lue sur le monde de l’édition et conseille plusieurs groupes d’édition. « Leurs actionnaires leur demandent probablement : “Comment allez-vous utiliser cette technologie pour gagner de l’argent, gagner en efficacité, etc. ?” Personne ne souhaite que le secteur de l’édition s’enfonce la tête dans le sable d’un point de vue financier. »

Le géant de l’édition Pan Macmillan recrute deux « responsables des solutions » IA afin d’identifier les cas d’utilisation potentiels de l’IA et de concevoir des produits pouvant aider à résoudre des « défis commerciaux complexes ». Selon l’offre d’emploi, le poste consiste à créer des prototypes, à concevoir de nouveaux flux de travail et à fournir un accompagnement afin « d’intégrer les outils d’IA dans le fonctionnement quotidien de l’entreprise ». La société a annoncé publiquement qu’elle utilisait l’IA pour des tâches administratives, telles que le marquage de mots-clés afin de faciliter la recherche de livres, ainsi que pour la synthèse de documents, la traduction et la modération de contenu, selon un article de blog décrivant son approche.

Cependant, la maison d’édition indique clairement dans cet article qu’elle souhaite placer les auteurs (et leurs droits législatifs) au-dessus des machines. « Nous sommes un éditeur d’histoires humaines, écrites par des auteurs humains », déclare-t-elle. Macmillan n’a pas répondu à la demande de commentaires de Forbes.

« Il existe une infinité de préoccupations légitimes quant à savoir si l’on ne jette pas le bébé avec l’eau du bain en concédant ces licences, et les avis sont donc très partagés quant à savoir si c’est une bonne chose ou non. » explique Thad Mcllroy, consultant en technologies de l’édition

Penguin Random House, le plus grand éditeur mondial de livres grand public, recrute un ingénieur senior en solutions d’IA pour développer des systèmes d’IA destinés au marketing et à la découverte de livres et garantir la fiabilité des applications d’IA, selon l’offre d’emploi. La société utilise l’IA pour atteindre « l’excellence opérationnelle », a déclaré la porte-parole Claire von Schilling à Forbes par mail. Cela inclut l’utilisation de l’IA pour mieux gérer ses stocks et déterminer plus précisément le nombre d’exemplaires à imprimer. En janvier 2025, Bertelsmann, la société mère de Penguin Random House, a annoncé son intention de déployer ChatGPT Enterprise d’OpenAI auprès de ses employés. Cette adoption interne de l’IA ne signifie pas que l’entreprise ne se bat pas pour les droits de ses auteurs. Fin 2024, l’éditeur a commencé à ajouter des clauses de non-responsabilité à ses livres, précisant qu’ils ne peuvent être utilisés ou reproduits pour former des modèles d’IA. « En tant qu’éditeurs, notre responsabilité première est de servir nos auteurs. Avant tout, nous nous engageons à protéger leur propriété intellectuelle et leurs droits d’auteur », a écrit Claire von Schilling. Les éditeurs doivent faire preuve de prudence dans leur positionnement public vis-à-vis de l’IA, compte tenu de la forte opposition de la communauté des écrivains, qui considère largement cette technologie comme une machine qui aspire leur travail pour créer un produit concurrent qui menace leur gagne-pain.

La célèbre écrivaine Margaret Atwood a déclaré à Reuters en 2024 que « l’IA est une poétesse de pacotille » et une « récupératrice de données ». La romancière Zadie Smith a déclaré que tout ce que l’IA écrit sera « intrinsèquement vide […] comme des planètes sans gravité », car cela manque de perspicacité humaine. Et George R. R. Martin, l’un des 17 plaignants dans le procès intenté en 2023 par l’Authors Guild contre OpenAI, a qualifié l’IA de « machine à plagier la plus chère et la plus gourmande en énergie au monde ».

Il n’est donc pas surprenant qu’ils ne veuillent pas que l’IA s’immisce dans leur travail. En décembre 2025, Amazon a été critiqué pour avoir ajouté une fonctionnalité d’IA au Kindle qui permettait aux lecteurs de « discuter » avec un livre en posant des questions sur son contenu, comme des détails sur l’intrigue ou les noms des personnages, ainsi que des analyses et des résumés. Cependant, l’Authors Guild et une foule d’écrivains en colère ont critiqué cette fonctionnalité, craignant qu’un modèle d’IA ait été entraîné sur leurs livres protégés par le droit d’auteur sans leur consentement ni compensation. De plus, il n’y avait aucun moyen de se désinscrire, ni pour les écrivains ni pour les lecteurs. Amazon a répondu que le contenu des livres n’était pas utilisé pour entraîner un modèle sous-jacent, mais considérait cet outil comme « une extension en langage naturel de la fonctionnalité de recherche qui existe déjà dans le Kindle ».

Cependant, sur le plan juridique, les entreprises d’IA ont remporté quelques victoires importantes. Dans une décision historique rendue en juin 2025 dans le cadre d’un recours collectif pour violation du droit d’auteur intenté contre Anthropic, le juge fédéral américain William Alsup a statué que l’utilisation d’œuvres protégées par le droit d’auteur pour entraîner un modèle d’IA relevait de la doctrine de l’usage loyal prévue par la loi. Dans des procès similaires pour violation du droit d’auteur intentés contre Meta et Stability AI, les tribunaux ont largement donné raison aux entreprises d’IA.

Certaines affaires sont encore en cours, comme le recours collectif très médiatisé intenté par des auteurs et des entreprises de médias, tels que le New York Times, dans lequel les tribunaux ont ordonné à OpenAI de partager 20 millions de transcriptions de chat (ou journaux de chat) avec les plaignants dans le cadre de la procédure de divulgation. OpenAI a déclaré que l’affaire était sans fondement et que l’utilisation d’informations accessibles au public constituait un usage loyal.

Une mise en garde importante : le téléchargement de versions piratées de livres à partir de bibliothèques fantômes, des dépôts numériques illicites contenant des milliers de livres électroniques, n’est pas légal. En août 2025, Anthropic a conclu un accord à l’amiable pour verser 1,5 milliard de dollars aux auteurs de 500 000 livres figurant dans l’une de ces bases de données, sans reconnaître aucune faute. Dans d’autres cas, comme celui d’OpenAI, les réactions ont été mitigées et les décisions importantes n’ont pas encore été annoncées.

Certains éditeurs ont choisi de conclure des accords de licence de plusieurs millions de dollars avec des entreprises d’IA, plutôt que de les combattre devant les tribunaux. Au cours de l’exercice 2025, la maison d’édition Wiley a enregistré 40 millions de dollars rien qu’avec des accords de licence d’IA, en vendant des titres de fond et des livres universitaires à des entreprises comme Anthropic. Cependant, pour d’autres éditeurs, souvent plus petits, l’idée de concéder sous licence tous leurs titres à des entreprises d’IA est difficile à accepter, a déclaré Thad Mcllroy, analyste et consultant en technologies de l’édition.

« Il existe une infinité de préoccupations légitimes quant à savoir si l’on ne jette pas le bébé avec l’eau du bain en concédant ces licences, et les avis sont donc très partagés quant à savoir si c’est une bonne chose ou non », a déclaré Thad Mcllroy.

Néanmoins, comme de nombreuses entreprises, les éditeurs sont impatients de tester les outils d’IA sur le terrain. L’IA pourrait, par exemple, les aider à trier, analyser et fournir des commentaires éditoriaux sur l’avalanche de manuscrits qu’ils reçoivent. « Mais à l’heure actuelle, si un auteur apprenait cela, il serait extrêmement mécontent », a déclaré Jane Friedman.

« Les éditeurs reconnaissent que cet outil va les rendre plus efficaces et leur permettre de faire plus de travail avec moins de main-d’œuvre et de vendre plus de livres », a déclaré Thad Mcllroy. « Ils sont donc confrontés au dilemme suivant : combien d’outils doivent-ils intégrer avant que la nouvelle ne se répande ? »

 

7 février 2026

Appel urgent à la Région Sicilienne pour la Bibliothèque Historique de Niscemi qui risque de s'effondrer

L'ICOM Italie, l'Association italienne des bibliothèques (AIB) et l'Association nationale italienne des archives (ANAI) lancent un appel urgent à la région sicilienne en faveur de la bibliothèque historique "Angelo Marsiano" de Niscemi, qui risque de s'effondrer à la suite du récent glissement de terrain.

On peut lire dans la note envoyée  à la région sicilienne :  “non seulement elle suscite une grande inquiétude au sein de la communauté nationale et internationale, mais elle relance de manière spectaculaire le thème de la protection et de la gestion de notre patrimoine culturel dans des conditions d’urgence, qu’il s’agisse de glissements de terrain, d’inondations ou de tremblements de terre”

La bibliothèque contient des milliers de volumes et a été gardée jusqu’à aujourd’hui par les héritiers, qui avaient exprimé leur intention de permettre aux chercheurs et aux citoyens d’y accéder. Aujourd’hui, elle se trouve “dans un état très critique car elle est située dans un bâtiment exposé à l’instabilité avec un effondrement progressif vers la vallée. Le risque pour l’intégrité physique des biens de la bibliothèque est donc concret et, semble-t-il, presque irréversible. Des inquiétudes similaires sont exprimées pour la bibliothèque municipale ”Mario Gori", qui est située dans l’actuelle zone rouge et est fermée au public.

Ce cas met en lumière, de manière exemplaire, la question de la sauvegarde du patrimoine culturel dans les situations d’urgence. Lorsqu’un bien est exposé à un danger imminent, ou lorsqu’il est affecté par des facteurs imprévisibles, la rapidité des décisions, l’existence de procédures définies et la disponibilité de lieux sûrs pour un abri temporaire deviennent des facteurs décisifs pour éviter sa détérioration ou sa perte".

Des actions qui, selon la note, “n’auraient pas seulement une valeur contingente mais aussi une valeur structurelle, en aidant à renforcer une culture de prévention et de protection du patrimoine culturel en Sicile”.

ICOM Italia, AIB et ANAI, à travers leurs sections territoriales siciliennes, conformément à leur mission, confirment leur entière disponibilité à offrir leur contribution technico-scientifique et à collaborer à d’éventuelles tables de travail institutionnelles".

Source  : Finestre sull’arte

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