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14 avril 2026

Jon Klassen, lauréat du prix de littérature jeunesse Astrid Lindgren

Un ours placide a perdu son chapeau et interroge tous les animaux qu'il croise pour le retrouver. Cette histoire plus subtile qu'il n'y paraît et ses illustrations à la fois statiques et énigmatiques ont séduit des milliers d'enfants dans le monde. L'illustrateur et auteur canadien Jon Klassen, 44 ans, auteur de "Je veux mon chapeau" (I Want My Hat Back)a été récompensé mardi du prestigieux prix Astrid Lindgren (ALMA) pour la littérature jeunesse. "Grâce à sa narration subtile et évocatrice, tant par les mots que par les images, Jon Klassen nous ouvre de nouvelles perspectives sur notre place dans l'univers", a détaillé le jury dans un communiqué.

Après son premier ouvrage, paru en 2011, Jon Klassen a développé son univers dans Ce n'est pas un chapeau puis On a trouvé un chapeau, mettant cette fois en scène un poisson et des tortues. "Avec précision, émotion et un humour inventif, les défis de la vie, faits d'incertitude et d'espoir, sont dépeints à travers un jeu de couleurs et de formes", a ajouté le jury, soulignant que ses "récits brillants se distinguent par leur élégance naturelle et leur profondeur ambiguë".

Le deuxième opus de Jon Klassen, paru en 2012, avait déjà remporté une récompense américaine renommée de littérature jeunesse, la Médaille Caldecott, et son équivalent britannique, la Médaille Kate Greenaway, toutes deux décernées par des bibliothécaires professionnels.

Source : France Info Culture

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14 avril 2026

Les jeunes Français et la lecture en 2026

La lecture des jeunes est globalement stable par rapport à 2024 (84% lisent pour l’école, les études ou le travail ; 81% lisent pour leurs loisirs) selon les résultats de la cinquième édition de l'étude « Les jeunes Français et la lecture », réalisée par Ipsos bva pour le Centre National du Livre . Elle est toujours bien moins importante chez les 16-19 ans, qui restent nombreux à ne pas lire du tout (plus d’1/3 d’entre eux). Pour les loisirs, la lecture décroît avec l’âge, notamment chez les garçons : 76% d’entre eux lisent à 13-15 ans (écart de 15 pts comparé aux garçons de 7-12 ans) ; 56% à 16-19 ans (écart de 35 pts comparé aux garçons de 7-12 ans). Par ailleurs, la lecture des jeunes reste fragmentée, à différents niveaux selon l’âge : 21% font autre chose pendant qu’ils lisent à 7-9 ans ; 45% à 13-15 ans ; 67% à 16-19 ans. Et sur les derniers livres lus pour l’école, les études ou le travail, les adolescents sont beaucoup moins nombreux que les plus jeunes à les comprendre, les aimer ou les lire facilement.
Pour leurs loisirs, les jeunes passent toujours 10 fois plus de temps sur les écrans qu’à lire des livres
Les jeunes consacrent 18 minutes par jour à la lecture loisir (-1 min. vs 2024, -8 min. vs 2016), avec une diminution du temps de lecture sur des catégories inhabituelles (les 7-12 ans, les filles et CSP+) et une baisse de la lecture régulière chez tous, quand ils passent quotidiennement 3h01 sur les écrans (hors lecture de livres numériques ou écoute de livres audio) et jusqu’à plus de 5h à 16-19 ans. Sur écran, ils lisent peu (16% lisent des livres) et regardent majoritairement des vidéos courtes (56%). Ils passent aussi du temps sur les réseaux sociaux (56% des 7-9 ans ; 72% des 10-12 ans ; 99% des 16-19 ans) et, pour certains, y consacrent au moins 1h par jour (notamment sur TikTok, Instagram et Snapchat).

Quand ils lisent pour leurs loisirs, ils se tournent prioritairement vers les BD, les mangas et les romans Malgré une légère baisse, la bande dessinée (regroupant les albums de BD, les mangas et les comics) reste le premier choix des jeunes pour leur lecture loisir, suivie par les romans, en hausse (+4 pts). Au sein des romans qu’ils lisent, les romans d’aventure, les livres de SF et la romance ont leur préférence, notamment la dark romance chez les filles de 16-19 ans (57%, +7 pts). Si les conseils de proches (surtout de leur mère), la couverture, le héros ou le résumé restent les premiers déclencheurs de lecture, une adaptation sur écran (28%), des publications en ligne (28% ; 32% chez 13-15 ans ; 51% chez les 16-19 ans) et la facilité de lecture (22%) pèsent également. Et pour leurs achats de livres, ils se tournent de plus en plus vers l’occasion (+5 pts vs 2024), quel que soit leur âge, mais en particulier les 7-12 ans (+7 pts). Ils aiment toujours fortement les moments de lectures partagées, néanmoins cette transmission parentale diminue
Une grande partie des jeunes a bénéficié d’une histoire lue par les parents, notamment par la mère (89%), et cette lecture partagée est jugée très positivement par tous. Néanmoins, en 10 ans, cette lecture partagée régulière a diminué et, désormais, même les jeunes de 7-9 ans, qui en sont les premiers destinataires, en bénéficient moins fréquemment (-8 pts vs 2024). D’ailleurs, la figure d’exemple des parents en matière de lecture a également reculé en 10 ans : 18% des jeunes déclarent que leurs parents ne lisent pas de livres eux-mêmes (surtout leur père), quand ils n’étaient que 7% à l’affirmer en 2016. Ils lisent avant tout pour se détendre, se faire plaisir et s’occuper, mais ils préfèrent souvent faire autre chose… sur écran. Pour la première fois, la détente arrive en tête des motivations de lecture, devant le plaisir et le fait de chercher à s’occuper, en forte progression (+8 pts vs 2024 et 2022). La préférence pour d’autres activités est le premier frein à la lecture, accompagnée chez les non-lecteurs d’un manque d’intérêt.
Pour Régine Hatchondo, présidente du CNL : « Il est de notre devoir commun de réaffirmer la place centrale de la lecture dans nos vies. Lire est un temps essentiel, un temps pour soi, qu’il faut absolument préserver. 

14 avril 2026

Lancement de My Smart Book, e-librairie proposant de dialoguer avec son livre grâce à l'IA

C'est lors du premier jour du Festival du livre de Paris, le vendredi 17 avril, que My Smart Book ouvrira son premier dialogue avec les lecteurs. La plateforme est une librairie numérique où l'intelligence artificielle permet d'interroger un livre à partir de son seul contenu, accessible sur tous les écrans iOS et Android. Joints par Livres Hebdo lors d'une visioconférence, les deux cofondateurs Emmanuel Marie-Cardine et Stéphane Amiot présentent un projet qu'ils ont observé et affiné pendant six à huit mois.

« On veut insérer l'IA dans le monde du livre tel qu'il existe aujourd'hui, de manière éthique. Si quelqu'un achète un livre et souhaite l'interroger, la réponse doit être présente dans le livre, et pas ailleurs », pose d'emblée Stéphane Amiot.

Le concept repose sur une idée simple : permettre au lecteur d'interroger le contenu d'un ouvrage qu'il a acheté, depuis l'application My Smart Book, sans jamais sortir du livre. Le lecteur bloqué à une page, peut ainsi demander un résumé des chapitres précédents, poser une question sur un personnage ou une notion, ou encore, en fiction, aller plus loin. « En fiction, vous allez pouvoir dialoguer avec un personnage, avec Madame Bovary par exemple, comme si elle était devant vous », illustre Emmanuel Marie-Cardine. Les livres compatibles avec la fonctionnalité sont commercialisés sous la dénomination Smart Book, à condition que l'ouvrage soit principalement composé de texte, l'analyse d'image n'étant pas encore prise en charge.

« L'e-book peut être une solution aux problématiques écologiques et économiques de l'édition, un moyen d'emmener le livre encore plus profondément dans notre population, surtout chez les jeunes », affirme Stéphane Amiot, pour qui rendre l'expérience de lecture plus ludique reste une clé pour redonner le goût des livres aux nouvelles générations.

Une IA ancrée dans la chaîne du livreTous deux issus de l'édition, Interforum Editis et Media Participations pour Emmanuel Marie-Cardine, Hachette pour Stéphane Amiot, les deux associés ont construit My Smart Book autour d'un constat : des projets de livres interrogeables par IA existent déjà, mais ils fonctionnent sur des fichiers non protégés, souvent piratés. My Smart Book entend se distinguer en restant dans le cadre légal de la chaîne du livre. Au lancement, la plateforme s'appuie sur Ipagine Éditions pour proposer un catalogue de quelque 450 000 titres, sans surcoût lié à l'IA par rapport au prix éditeur habituel.

« 100 % des réponses générées par notre chatbot sont issues du livre. On est dans le complet respect des droits d'auteur, des licences et des DRM fournis par les éditeurs », affirme Emmanuel Marie-Cardine.

Techniquement, la base vectorielle est hébergée sur les serveurs de la plateforme, une connexion Internet est donc nécessaire. La plateforme est par ailleurs en cours de certification par EDR LAB, développeur de l'application de lecture.

« Pour le prix d'un e-book, vous avez un Smart Book », résume le cofondateur, pointant la différence avec la Kindle : « Chez Amazon, vous pouvez juste lire votre livre. Chez nous, vous pouvez lire votre livre et discuter avec. »

Un lancement progressif de My Smart Book sera l'une des trois seules librairies en France à ne proposer que du numérique, sans papier. La plateforme prévoit de constituer sa propre collection de classiques afin d'être également éditeur.

« Ces livres seront vendus avec l'IA incluse, il faut les vendre au moins deux à trois euros pour financer la partie chatbot », précise Emmanuel Marie-Cardine. Le modèle économique reste celui d'une librairie classique, la marge constituant la rémunération de la plateforme, avec un objectif de six à sept millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici trois ans.

Une première levée de fonds a déjà été réalisée, une deuxième, d'un million d'euros, est envisagée pour le second semestre afin d'accompagner le développement.« On n'est pas une entreprise qui va se mettre en déficit les deux ou trois premières années. Une levée de fonds n'interviendra que si notre première phase sur le marché français a réussi, et pourquoi pas ensuite s'élargir à l'Europe et à l'international », tranche Stéphane Amiot. Au Festival du livre, stand A31, les visiteurs pourront tester l'application dès le 17 avril, un classique de la littérature sera offert à l'inscription. « On espère que l'ensemble de l'écosystème du livre nous suivra dans cette aventure », conclut le codirigeant."
  Source : Livres Hebdo

12 avril 2026

Pas d'exemplaires vendus en un an pour la moitié des livres publiés en Espagne

Les données ont été révélées par le dernier Congrès des libraires : 49,4 % des titres disponibles dans les librairies espagnoles ne se vendent pas à un seul exemplaire au cours de l’année. Et ce nombre ne cesse d'augmenter depuis des années. L'Espagne publie plus de 90 000 livres par an, soit environ 27 nouveaux titres par jour. Le marché est en pleine expansion, mais il est devenu un brouhaha assourdissant que presque personne n'écoute.

Pourquoi tant de livres sont-ils publiés ? « Certains titres ne sont pas publiés pour être vendus, mais pour occuper de la place sur les étagères », explique l’éditeur Enrique Redel.

Les grands groupes lancent de nouveaux titres à fort taux de rotation : la semaine suivante, ils sont déjà remplacés par un autre. Qui gagne ? Peu. Seuls 4,5 % des titres se vendent à plus de 100 exemplaires par an. Plus de 40 % des ventes proviennent de deux groupes : Penguin Random House et Planeta.

Le nouvel auteur a la tâche encore plus difficile : des avances de plus en plus faibles, des tirages moyens inférieurs à 4 000 exemplaires et à peine 10 % des revenus sur le prix de vente.

Source : El Pais Exprés

11 avril 2026

Le manuscrit du Petit Prince à découvrir dans un livre

En ce mois d’avril 2026, alors que nous célébrons les 80 ans de la rencontre entre le public français et le célèbre petit habitant de l’astéroïde B 612, une édition hors norme vient combler les passionnés et les bibliophiles les plus exigeants. Ce volume d’exception propose de redécouvrir le fac-similé du manuscrit original, reproduit à l’identique avec une précision époustouflante.

En tournant ces pages, le lecteur quitte le présent pour New York, en 1943, là où Saint-Exupéry, en exil, a jeté sur le papier les mots et les aquarelles qui allaient devenir l’œuvre littéraire la plus traduite au monde.

Le luxe de cette édition c’est sa fidélité absolue à l’objet historique, aujourd’hui précieusement conservé par le Morgan Library & Museum de New York. On y perçoit les ratures, les hésitations, et toute l’âme de l’écrivain-pilote qui s’est investi corps et âme dans la composition de cet album universel.

La véritable prouesse de cette nouvelle édition “Le manuscrit du Petit Prince” c’est l’ajout de feuillets retrouvés. Des pages exceptionnelles, absentes des précédentes versions. Elles viennent éclairer d’un jour nouveau la genèse du récit. Elles offrent une perspective passionnante sur l’évolution de la pensée de Saint-Exupéry. On y trouve des pistes explorées puis délaissées, des nuances de ton et des dessins préparatoires d’une poésie rare. Si ce voyage dans le temps est possible, c’est grâce au travail d’orfèvre de deux contributeurs : Alban Cerisier et Delphine Lacroix. Leur implication va bien au-delà de l’expertise éditoriale. À travers un livret de transcription et de commentaires, ils effectuent un travail incroyable pour perpétuer la mémoire de Saint-Exupéry. Ils guident le lecteur dans les méandres de l’écriture. Chaque annotation est décryptée pour rendre hommage au génie de l’auteur. C’est une véritable mission de transmission qu’ils accomplissent ici avec une passion communicative. 

Source : Idboox

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10 avril 2026

Fnac, un week-end pour lire

Un week-end pour lire sera organisé par la Fnac. Pour incarner cet engagement, les magasins de Paris Ternes et Bercy Village se transforment en épicentres littéraires le week-end du 11 et 12 avril.

Une journée pour « vivre » les livres  aura lieu le samedi 11 avril à la Fnac des Thermes. Trois animation auront lieu  pour explorer la création sous toutes ses formes. D'abord à 11h00, un atelier d’écriture intitulé  « Déconnexion : quand l’écriture devient addictive » avec  l’autrice Juliette Adam. C'est une immersion idéale pour ceux qui souhaitent passer de lecteurs à créateurs. Puis à 15h00 et à  16h00 aura lieu une  aventure immersive durant laquelle les enfants de 6 à 14 ans pourront participer à des animations « Livres dont vous êtes le héros ». Accompagnés d’un comédien, d’un pianiste et d’accessoires de fantasy, ils deviendront les acteurs de leur propre récit. Pour finir à15h00, aura lieu une rencontre exceptionnelle avec David Foenkinos qui dédicacera son nouveau roman, Je suis drôle.

En ce qui concerne la Fnac de Bercy Village  Place, Place à  la « Polar Party » aura lieu les 11 et 12 avril. Durant ces deux journées, thrillers psychologiques, enquêtes journalistiques et secrets de famille seront décortiqués à travers une programmation intense. De nombreux auteurs et autrices du genre viendront partager leurs zones d’ombre et leurs méthodes de travail. le 11 avril, les tables rondes auront lieu de 14 h à 18h30.  Le dimanche, elle débuteront à 14h  pour se finir à 18h.
Le 12 avril, une Murder Party géante sera organisée pour permettre au public de tester ses talents de détective en conditions réelles.

 

9 avril 2026

Création d'une bibliothèque numérique de 8000 titres par le ministère de l'éducation brésilien

La bibliothèque numérique MEC Livros, accessible via téléphone mobile, rassemble une collection estimée à 8 000 titres, des classiques aux œuvres contemporaines, fournis par Bookwire et Domínio Público.  Le ministère de l’Éducation (MEC) brésilien a annoncé ce week-end le lancement de deux nouvelles plateformes numériques, gratuites et ouvertes au grand public, visant à élargir l’accès au contenu éducatif dans le pays : MEC Livros (MEC Books) et MEC Idiomas (MEC Languages ).

MEC Livros fonctionnera comme une bibliothèque numérique accessible via appareils mobiles, avec une collection estimée à environ 8 000 titres, allant des classiques aux ouvrages contemporains. Outre les livres du portail du domaine public , la bibliothèque propose également des titres sous licence Bookwire .

Selon le ministre de l'Éducation, Camilo Santana, la plateforme fonctionnera selon un système de prêt numérique : chaque ouvrage sera accessible pendant 14 jours, avec possibilité de renouvellement pour la même durée. Le contenu sera entièrement gratuit. La navigation est organisée par catégories – aventure, science-fiction, biographies, histoire, etc. – permettant ainsi différents parcours de lecture en fonction du profil de chaque lecteur.

L'un des commentaires les plus appréciés sur les réseaux sociaux du président Luiz Inácio Lula da Silva était celui de l'écrivaine Socorro Acioli, qui s'est exclamée : « Quelle émotion de voir Cabeça do Santo disponible pour le Brésil ! ». Pedro Rhuas l'a également remercié publiquement.

« Monsieur le Président, je suis fière et ravie de voir mes livres au catalogue MEC Livros ! En tant qu'écrivaine originaire du Nord-Est et ayant étudié à l'IFRN/IFPB et à l'UFRN, savoir que mes histoires pourront toucher un public plus large de jeunes à travers le Brésil est une véritable source de joie ! Longue vie à ce projet et à la démocratisation de la lecture au Brésil ! », a écrit Rhuas dans sa publication.

André Palme, directeur d'Estante Virtual et chroniqueur pour PublishNews , salue l'initiative, mais relève certains points susceptibles de nuire à l'expérience utilisateur. « Tout d'abord, toute initiative – publique ou privée – visant à promouvoir la lecture est louable. Cela dit, la plateforme propose pour son lancement des œuvres majeures de la littérature brésilienne classique et contemporaine, mais la diversité de son catalogue reste encore limitée », constate-t-il.

La plateforme « présente également quelques problèmes techniques et d'ergonomie (par exemple, l'augmentation de la taille de la police ne fonctionne pas), ce qui est compréhensible pour une première version, mais pourrait engendrer une première expérience négative et dissuader l'utilisateur de revenir », souligne le responsable. Palme craint que la connexion exclusive via gov.br ne décourage les jeunes utilisateurs : « Cela pourrait limiter l'adoption par les jeunes, qui, à mon avis, connaissent peu le système et ne sont peut-être même pas des utilisateurs. »

MEC Idiomas propose initialement des cours d'anglais et d'espagnol, du niveau débutant au niveau avancé. L'objectif est de démocratiser l'accès à l'apprentissage des langues étrangères, actuellement concentré sur des offres payantes, en permettant aux utilisateurs d'étudier à leur propre rythme sur appareils mobiles. L'ajout d'autres langues est prévu.

Ces deux initiatives s'inscrivent dans la stratégie de numérisation du MEC , qui comprend déjà l'application MEC Enem, lancée en 2025. Destinée aux lycéens, l'application offre des fonctionnalités telles que la correction de dissertations par intelligence artificielle, basée sur les critères d'examen.

Lors de cette annonce, le gouvernement a également souligné l'importance d'encourager la mise en place de routines quotidiennes de lecture et d'étude, en utilisant des outils numériques pour soutenir l'apprentissage continu. L'objectif est que ces nouveaux outils élargissent l'accès aux ressources de lecture et à l'apprentissage des langues, contribuant ainsi à la démocratisation du savoir dans le pays.

Source : Publish News

8 avril 2026

Une nouvelle opération petit prix chez Ki-oon

Les éditions Ki-oon ont annoncé le retour de leur opération petit prix, qui sera disponible en librairies à partir du 7 mai. Cette année, les premiers volumes de six séries seront proposés au tarif réduit de 3€, pour donner l'occasion de découvrir de nouvelles aventures sans trop s'engager financièrement. Précisons que les tomes concernés seront indiqués par un sticker, et qu'ils seront identiques au volumes classiques. Pour cette opération, les mangas  concernés  feront l'objet d'un tirage limité.

Si vous êtes intéressé, voici les titres en promo :

  • les tome 1 et tome 2 d'Akane-banashi,
  • le tome 1 de Kamisama School,
  • le tome 1 de Lili-Men,
  • les tome 1 et tome 2 de Kindergarten Wars tome,
  • le tome 1 de NINE PEAKS,
  • le tome 1 de Magus of the Library.

Mais ce n'est pas tout : les personnes qui en profiteraient pour se lancer dans Akane-banashi repartiront avec une jaquette réversible exclusive à l'opération !

7 avril 2026

Arrestation de libraires à Hong Kong

Human Rights Watch, une organisation de défense des droits humains, a averti que Hong Kong devenait « de plus en plus dystopique » après l’arrestation d’un libraire et de ses employés, ainsi que la saisie d’ouvrages, dont une biographie du magnat emprisonné Jimmy Lai. Pong Yat-ming et trois salariés de la librairie Book Punch sont accusés d’avoir vendu des publications jugées «séditieuses» au regard de la loi sur la sécurité nationale adoptée en 2024, selon le South China Morning Post, Ming Pao et la chaîne TVB. La police a perquisitionné la librairie et saisi plusieurs documents, dont une biographie de Jimmy Lai, condamné le mois dernier à 20 ans de prison pour des infractions à la sécurité nationale.

Human Rights Watch a dénoncé dans un communiqué une situation «de plus en plus dystopique » à Hong Kong.

« Les autorités ont d’abord emprisonné l’éditeur de presse, puis arrêté celui qui vendait des livres à son sujet. Qui sera le prochain ? », a déclaré Elaine Pearson, directrice Asie de l’ONG. « Ce sont les citoyens ordinaires qui en subiront les conséquences à long terme », a-t-elle ajouté.

De son côté, l’International Publishers Association (IPA) dénonce dans un communiqué «une attaque inacceptable contre la liberté intellectuelle », estimant que l’arrestation de libraires pour avoir diffusé des livres constitue «une escalade dangereuse dans la répression des voix indépendantes». L’organisation représentante des éditeurs mondiaux rappelle le rôle central des libraires dans l’accès aux idées et à l’information et affirme soutenir «le droit de lire, publier et vendre des livres sans crainte de répression».

Interrogée par l’AFP, la police s’est contentée d’indiquer qu’elle agit en fonction des circonstances et conformément à la loi».

La biographie de Jimmy Lai, intitulée The Troublemaker, est signée Mark Clifford, ancien dirigeant du groupe Next Digital. L’ouvrage retrace le parcours de Jimmy Lai, immigré de Chine continentale devenu milliardaire dissident à Hong Kong et fondateur du tabloïd aujourd’hui disparu Apple Daily. Hong Kong a adopté en 2024 une loi locale sur la sécurité nationale, venue s’ajouter à un texte plus large imposé par Pékin après les manifestations pro-démocratie de 2019.

Source : Livres Hebdo

6 avril 2026

Un manuscrit rare âgé de 200 ans, découvert en Inde

L'Antarrashtriya Ram Katha Sangrahalaya d'Ayodhya s'apprête à recevoir un manuscrit du Ramcharitmanas vieux de plus de 200 ans, écrit en écriture nagari. Afin de préserver l'héritage intemporel du Ramayana pour les générations futures, le musée avait récemment lancé un appel aux dons de manuscrits rares du Ramayana composés en sanskrit et dans d'autres langues indiennes.

En réponse, un habitant d'Ayodhya a contacté le musée pour faire don d'un manuscrit du Ramcharitmanas en nagari vieux de deux siècles.

Le directeur du musée, Sanjib Kumar Singh, a déclaré au Times of India : « L'écriture, qui a évolué du nagari au devanagari, présente des différences dans la formation des lettres par rapport à l'écriture moderne, les lettres anciennes ayant des bases ouvertes et des voyelles attachées. Le nagari a progressivement évolué vers le devanagari… Aujourd'hui, les lettres sont formées différemment, tandis que l'ancienne écriture avait des bases ouvertes avec des voyelles attachées. Sur cette base, je peux affirmer que ce manuscrit a environ 200 ans. »

« De même, plusieurs personnes du Gujarat, de l'Assam et du Rajasthan ont manifesté leur intérêt à partager ces manuscrits rares avec nous. Des membres de la tribu Tai, près du Myanmar, nous ont également contactés pour faire don du rare manuscrit du Ramayana », a-t-il ajouté.

M. Singh a déclaré que l'objectif est de constituer un dépôt national de manuscrits du Ramayana. « Dans ce contexte, des chercheurs, des familles traditionnelles, des ashrams, des monastères, des bibliothèques, des universités, des institutions gouvernementales, des fondations et des collectionneurs privés de tout le pays ont été invités à faire don de manuscrits rares du Ramayana composés en sanskrit et dans d'autres langues indiennes. » « Les manuscrits peuvent inclure, outre le Ramayana de Valmiki, des recensions et versions régionales, des commentaires, ainsi que des textes annexes et des manuscrits illustrés sur feuilles de palmier ou sur papier. Nous avons obtenu l'autorisation de créer un centre de conservation au Musée international Ram Katha, à Shri Ram Janmabhoomi Teerth Kshetra. Nous vous invitons donc à contribuer en faisant don de manuscrits originaux et authentiques pour leur préservation, leur exposition et la recherche, afin de sauvegarder notre patrimoine culturel », a déclaré Singh. Un comité a été formé, composé du vice-chancelier de l'Université centrale de sanskrit, de l'ancien chef du département des manuscrits, Satyavrat Tripathi, et du directeur de la Mission nationale des manuscrits, afin d'examiner l'ensemble des manuscrits.

Le musée, transféré à Shri Ram Janmabhoomi Teerth Kshetra quelques jours après la cérémonie de consécration de l'idole de Ram Lalla, abrite une incroyable collection de peintures, de photographies et d'objets qui vous plongent dans la vie de Rama. C'est comme entrer au cœur même du Ramayana.

Source : The Thimes of India

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