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5 avril 2026

Une opération inédite de transcription de livres en braille

Enfin du choix pour les lecteurs malvoyants et non-voyants. C'est l'objectif du Centre de Transcription et d’Édition en Braille (CTEB) de Toulouse avec l'opération "Livre en braille à la demande". Un dispositif inédit qui s'étend sur tout le mois d'avril 2026, durant lequel les lecteurs peuvent demander la transcription en braille de l'ouvrage de leur choix. D'après l'association, en France, seuls 6% des livres sont adaptés aux déficients visuels, et seulement 4% sont retranscrits en braille.

"Les non-voyants ont accès à un pourcentage très faible des sorties nationales. On a une volonté de rendre cette littérature accessible, on fait 200 livres par an. C'est très peu, ce qui nous oblige à faire des choix assez drastiques", explique Benjamin Sanchez, transcripteur au CTEB.

À l'heure des nouvelles technologies, et même si l'on estime que seuls 15% des non-voyants et malvoyants lisent le braille, c'est un projet qui compte pour l'association. "C'est autant important d'avoir accès à des livres en braille qu'à des livres "en noir". Il y a de l'audio, du numérique, mais on est très attaché au papier et comme n'importe quel lecteur peut préférer un livre papier au livre audio, on pense que c'est important que chacun puisse y avoir accès", détaille Benjamin Sanchez.
Au-delà de la charge de travail et du volume représenté par la retranscription en braille, un autre obstacle existe : le coût.

"Plus on fait de livres, plus on perd de l'argent. Un livre, ça nous coûte entre 700 et 900 euros à faire, et on le vend au prix libraire entre 11 et 22 euros. Donc ça fait entre 700 et 900 euros de perte par livre. Mais à la fois, c'est aussi notre mission de faire des livres et c'est pour ça que l'association existe, pour rendre la littérature accessible à tous", conclut Benjamin Sanchez.

Pour subsister sur le plan économique, le Centre de Transcription et d’Édition en Braille a dû diversifier ses activités, et produit aujourd'hui toutes sortes de documents en braille : des relevés bancaires, des cartes de visite, mais aussi des menus ou encore de la signalétique. Il peut également s'appuyer sur de nombreux bénévoles.

Source  : France 3 Occitanie

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4 avril 2026

Des poèmes lus à l'hôpital pour éveiller les nouveau-nés

Depuis septembre, une bénévole vient, un mardi sur deux, lire des poèmes aux bébés du service de réanimation néonatale de l'hôpital Robert Debré, dans le 19e arrondissement de Paris. Des nourrissons souvent prématurés, très fragiles, que la lecture stimule mentalement, tout en les apaisant.   On n'entend presque aucun bruit dans le couloir du service de réanimation néonatale situé au troisième étage de l'hôpital Robert Debré, dans le 19e arrondissement de Paris. Les 30 bébés accueillis ici sont fragiles et pleurent peu. Seuls des bips sont audibles. Eux ne s'arrêtent jamais. Ce sont des alarmes qui indiquent en permanence aux infirmiers l'état de santé des nouveau-nés.

"Les enjeux de vie et de mort sont permanents autour de nous", explique Mathilde Toulot, une bénévole qui vient faire la lecture aux nouveau-nés un mardi sur deux dans le service.

Elle tient dans ses mains un recueil d'une soixantaine de pages qu'elle a édité(Nouvelle fenêtre), intitulé À toi qui es là, et qui rassemble des poèmes d'auteurs contemporains. Au fond du couloir, la chambre 23 est celle de Waarys. Elle toque à la porte puis se présente : "Si vous avez envie, on peut lire un peu de poésie à votre bébé", explique-t-elle à la maman. À 29 semaines, Waarys, blotti dans son drap blanc, est un grand prématuré, né deux mois et demi avant le terme. Il pèse à peine plus d'un kilo. "Waarys, je m'appelle Mathilde et si tu es d'accord, je vais te lire un poème d'Albane Gellé qui s'appelle Sais-tu", débute la bénévole d'une voix douce. Et elle se met à lire.

"Sais-tu qu’en toi Waarys, il y a déjà l’été, l’automne, l’hiver et le printemps…", lit Mathilde Toulot, bénévole.
Waarys écoute, suce sa tétine, qui passe juste sous la sonde qui l'alimente. Ses petits yeux gris foncé sont grands ouverts. Célia, sa maman est étonnée : "D'habitude la journée, il dort tout le temps, confie-t-elle. Il ne réagit pas autant quand je lis des livres". Elle prend le relais de la lecture. "Il existe des couleurs, jaune, rouge, jaune, vert et bleu. Tu les apprendras..." Sur l'oscilloscope, au-dessus du berceau, le rythme cardiaque de Waarys est passé de 165 à 145 battements par minute et sa respiration s'est calmée.

Célia est au bord des larmes. Elle était juste venue pour une échographie. "Vingt minutes avant, je ne savais pas que j'allais accoucher, raconte-t-elle. "On m'a gardée. À 13h30, je suis allée au bloc. C'était vraiment une surprise. À 29 semaines, personne ne s'attend à accoucher". Cette lecture offre un moment d'apaisement après cette épreuve, pour le nourrisson comme pour sa maman, qui se termine toujours par un cadeau : le livre est offert, avec une dédicace sur la première page.

Pour Waarys, arrivé il y a deux semaines, c'était sa première lecture. Mais il y a aussi des bébés pour qui les poèmes sont devenus des thérapies qui les aident à supporter la prématurité. "Curtis, c'est un champion, nous présente Mathilde. Il est né très grand prématuré et il est toujours là". Curtis est né à 5 mois et demi. Il est à l'hôpital depuis 44 jours, dans la pénombre, couvert de tuyaux et de tubes, en peau à peau avec sa maman, allongée sur un fauteuil vert. Mathilde vient les voir pour la troisième fois de la journée. La maman a lu tous les poèmes du livre. "Beaucoup m'ont fait du bien, dit-elle. C’étaient des messages d'espoir et ça nous a beaucoup aidés".

"On a vu aussi dans les études que la voix de la maman avait un effet antidouleur, elle permet de diminuer le seuil d’activation de la douleur chez le bébé.", explique Adèle Boulanger, orthophoniste à l’hôpital Robert Debré à franceinfo.
"On recommande fortement aux parents de lire, ou même juste parler, chanter…, livre Adèle Boulanger, orthophoniste à l'hôpital Robert Debré. C'est déjà une très belle chose qu'ils peuvent faire avec leur bébé à ce moment-là". Les lectures soulagent sur l'instant et sont aussi bénéfiques pour les années à venir. "Ça va être des textes qui sont très rythmés, très mélodiques et c'est vraiment un précurseur au développement du langage, poursuit l'orthophoniste. Quand on s'adresse à un tout petit bébé qui a encore ses organes immatures, ça va permettre d'avoir des connexions neuronales qui vont développer les compétences langagières à venir".

La Finlande a créé un programme "Lue Lapselle" (en français "lire à l'enfant"), pour cette raison. Des livres sont distribués à tous les nouveau-nés. Le dispositif est financé depuis 2022 par le gouvernement.

 

 

3 avril 2026

Vote contre la censure de livres par Syndicat national de l'éducation britannique

Les membres du Syndicat national de l'éducation (NEU) – qui regroupe des enseignants, des bibliothécaires scolaires, du personnel de soutien et des dirigeants – ont voté contre la censure et pour la protection de « la liberté intellectuelle et des droits des enfants » lors de la conférence annuelle du syndicat à Brighton le 1er avril.

Selon le NEU, les bibliothécaires scolaires ont signalé des actes de censure interne et externe. D'après Schools Week , la conférence a débattu d'une motion d'urgence intitulée « Combattre la censure, défendre les bibliothécaires », évoquant le cas récent d' une école de Salford où plus de 100 livres auraient été retirés et où les bibliothécaires membres « signalent des actes de censure interne et externe des documents de la bibliothèque, ainsi que des licenciements, une réduction du temps de travail, des coupes budgétaires, une dérive des tâches et des salaires extrêmement bas ». 

La motion, adoptée par la suite, enjoignait le syndicat à « combattre la censure et à se positionner comme le syndicat des bibliothécaires ». Elle charge ainsi la direction de : « lutte contre la censure dans le cadre de notre combat contre l’extrême droite, en promouvant la liberté intellectuelle et les droits de l’enfant » ; publier une déclaration s’opposant à la censure des documents dans les bibliothèques scolaires et des manuels scolaires, en faisant référence à l’affaire de Salford et en condamnant explicitement l’utilisation de l’IA comme outil de sanction à l’encontre du personnel éducatif ; promouvoir l’intégration d’initiatives de sensibilisation à la pensée critique, notamment sur l’utilisation responsable de l’IA dans l’éducation, dans la déclaration contre la censure ; et organiser un sommet sur la liberté intellectuelle et la censure dans l’éducation et les bibliothèques à Hamilton House en 2026, entre autres actions.

Daniel Kebede, secrétaire général du NEU, a déclaré : « Cultiver l’amour de la lecture, la soif de connaissances et l’intérêt pour le monde qui nous entoure est au cœur même d’un bon système éducatif.

« Lire une grande variété d'ouvrages, d'auteurs d'horizons divers et aux points de vue variés, est essentiel pour développer l'esprit critique, la curiosité et la passion de la lecture. Les livres créent un sentiment d'appartenance et il est primordial que les livres lus par les enfants et les jeunes durant leurs années de formation reflètent la riche diversité de la société dans laquelle nous vivons. »

Il a poursuivi en affirmant que toute tentative de censure de livres dans les bibliothèques scolaires, « fondée sur la désinformation et la manipulation par la peur, devrait nous alerter tous… Les États-Unis et la Hongrie sont des exemples de pays ayant instauré des interdictions de livres dans les écoles, visant principalement les ouvrages d'auteurs femmes, noirs et LGBTQ+, et le NEU est clair : nous ne sommes pas prêts à suivre cette voie au Royaume-Uni. L'accès des enfants à une littérature diversifiée est un droit fondamental que le NEU est fier de défendre. Développer l'esprit critique et la capacité d'analyse des élèves sera encore plus important à l'ère de l'IA. »

S'adressant à  The Bookseller au sujet de l'affaire de Salford , un porte-parole de CILIP a déclaré que cela « reflète la pression croissante exercée sur les bibliothécaires scolaires pour qu'ils retirent les ouvrages en stock ».

Le porte-parole a ajouté : « Cette affaire met en lumière les difficultés rencontrées par les bibliothécaires scolaires, qui font face à des demandes croissantes de censure ou de retrait de livres des rayons. La CILIP et l’ensemble de la profession de bibliothécaire adhèrent à un ensemble de valeurs et de principes éthiques fondamentaux relatifs à la liberté intellectuelle. Les bibliothécaires qualifiés possèdent également les compétences, les connaissances et l’expérience nécessaires pour s’assurer que les collections sont adaptées aux communautés qu’ils desservent. Les appels idéologiques à interdire des livres parce qu’une seule personne n’en approuve pas le contenu compromettent ces principes chèrement acquis. »

CILIP a exhorté les équipes de direction des écoles à collaborer avec les bibliothécaires pour élaborer des politiques claires en matière de collections.

Source : The Bookseller

2 avril 2026

Sortie d'un album illustré d’Astérix et le Royaume de Nubie en même temps que le film

Un double cadeau sous le sapin. En décembre, les fans d’Astérix et Obélix  seront gâtés avec la sortie en salles d’un film d’animation et la parution d’un livre illustré. Ce dernier a été annoncé aujourd'hui dans les colonnes du Parisien  par Céleste Surugue, patron des éditions Albert René, et Fabrice Tarrin, illustrateur de l’album. Pour accompagner Astérix et le Royaume de Nubie, le douzième film dédié à l’univers des deux héros gaulois, en salles le 2 décembre, les deux hommes ont imaginé un ouvrage riche en illustrations plutôt qu’une traditionnelle bande dessinée. La raison ?

« Il est parfois trop compliqué de raconter un film en quarante-quatre pages », confient-ils.

La trame de l’album reprendra, en images, le scénario du long-métrage de Matthieu Delaporte et Alexandre de La Patellière : « Astérix et Obélix se lancent dans un long périple pour trouver une précieuse graine de baobab qui sauvera le village et le druide Panoramix, dont la potion magique a été empoisonnée par un élixir de jouvence. » Les éditions Albert René ont prévu de le tirer en 500 000 exemplaires dans une vingtaine de pays, dont 200 000 en France. Céleste Surugue et Fabrice Tarrin expliquent à nos confrères du Parisien que le livre illustré sera à la fois dédié « aux enfants, aux familles et aux grands lecteurs ». « On peut lire Astérix à trois ans et rigoler du côté paf, pouf et glouglou, et revenir plus tard pour apprécier les jeux de mots, les références historiques, les thématiques sociétales », se félicitent-ils.

Pour la couverture, l’illustrateur a repris quelques codes de l’affiche du film Astérix et le Royaume de Nubie. Il y a toutefois apporté une touche plus « ancienne, à la gouache, en grand format sur papier ». « On a de plus en plus tendance à tout faire sur ordinateur, mais là, on a voulu faire les choses à la main », explique Fabrice Tarrin. Dessus apparaissent Astérix, Obélix et son chien Idéfix au beau milieu de la Savane, avec des éléphants et des arbres sauvages en arrière-plan.

Source : Le Figaro

1 avril 2026

Artcurial disperse le dernier volet de la Bibliothèque Jean Bourdel

C’est un événement pour les bibliophiles et les institutions culturelles. Le mardi 14 avril 2026, la maison de ventes Artcurial proposera à Paris la troisième et dernière partie de la prestigieuse Bibliothèque Jean Bourdel (1890–1971). Organisée en collaboration avec les experts Emmanuel Lhermitte et Philippine de Sailly, cette vacation vient clore la dispersion d’un ensemble exceptionnel, conservé par la famille du collectionneur depuis près d’un siècle. La collection s’est imposée comme l’un des fonds privés les plus importants du 20ème siècle consacrés aux impressions gothiques françaises et à la littérature de la Renaissance. Après le succès retentissant des deux premières ventes, dont la dernière s’est tenue en mars 2025, ce dernier chapitre offre une ultime chance d’acquérir des pièces d’une grande rareté. Les précédentes vacations avaient déjà confirmé l’intérêt des collectionneurs, avec des adjudications remarquables comme Le Giroufflier aux dames  vendu 48 423 € ou Le Premier [Second, Tiers et Quart] Volume de froissart de Jean Froissart, parti pour 44 601 €. Cette ultime dispersion s’articulera, comme les précédentes, autour de trois axes majeurs : les impressions gothiques, la poésie et la prose, illustrant la vitalité et la richesse de l’imprimerie française à la charnière du Moyen Âge et de la Renaissance. Le cœur de la collection de Jean Bourdel réside dans un corpus remarquable d’impressions gothiques. Parmi les lots phares figure la première et unique édition du roman de Perceval, *Tresplaisante et Recreative Hystoire du Trespreulx et Vaillant Chevallier Perceval le galloys*, imprimée en 1530 et estimée entre 20 000 et 25 000 €. Cette œuvre, initiée au 12ème siècle par Chrétien de Troyes, est un pilier de la littérature arthurienne. Les amateurs de légendes médiévales pourront également convoiter une très rare édition de *Tristan chlr de la table ronde, imprimée par Vérard avant 1499, ornée de gravures sur bois et estimée elle aussi entre 20 000 et 25 000 €. Autre chef-d’œuvre de cette section, *C’est le romant de la rose moralisé de Jean Molinet, une version en prose du célèbre poème publiée en 1503, est proposée avec une estimation identique.

La vente met également à l’honneur les grands noms de la poésie et de la prose du 16ème siècle. Une très rare édition de 1535 de L’Adolescence Clementine de Clément Marot, réunissant plusieurs de ses œuvres de jeunesse, est estimée entre 10 000 et 12 000 €. Elle est accompagnée d’une rarissime édition originale de 1564 du Recueil des nouvelles poesies de Pierre de Ronsard (estimation 5 000 – 7 000 €) et des Œuvres poétiques de Jacques Peletier du Mans de 1547 (estimation 8 000 – 12 000 €).

La section prose n’est pas en reste, avec des ouvrages qui ont marqué l’histoire scientifique et littéraire. La première édition française de l’*Hypnerotomachie ou Discours du songe de Poliphile* de Francesco Colonna, publiée en 1546 et richement illustrée, est attendue entre 15 000 et 20 000 €. La médecine est également représentée par des ouvrages fondamentaux, dont une rare édition originale de *La Méthode curative des playes et fractures de la Teste humaine* du chirurgien royal Ambroise Paré (1561), estimée 8 000 – 12 000 €, ainsi que *Les Œuvres* de François Rabelais dans une édition de 1565 (estimation 8 000 – 12 000 €). Enfin, de magnifiques reliures d’époque seront proposées, à l’image de celle de *La Chiromance* de Patrice Tricasse, aux armes de Louis XIII et Anne d’Autriche, estimée entre 8 000 et 12 000 €.

La vente aux enchères se tiendra le mardi 14 avril 2026 à 14h30 chez Artcurial. Une exposition publique permettra d’admirer les ouvrages les vendredi 10, samedi 11 et lundi 13 avril, de 11h à 18h.

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31 mars 2026

Poursuite d'OpenAI en justice par Penguin Random House

Une affaire fascinante pour l'ensemble du secteur créatif : le groupe d'édition Penguin Random House a porté plainte contre OpenAI devant le tribunal régional de Munich. Il allègue que les droits d'auteur de son auteur et illustrateur, Ingo Siegner, sur le contenu de sa série de livres « The Little Dragon Coconut » (cbj) ont été violés. L'Association allemande des éditeurs et libraires se félicite de cette action en justice. 

Selon un communiqué de presse de Penguin Random House, ChatGPT reproduit, sous une forme reconnaissable, des contenus d'œuvres protégées par le droit d'auteur d'Ingo Siegner, même en réponse à des requêtes simples. Les œuvres de Siegner sont publiées par PRH-Verlag cbj. Le chatbot génère également des illustrations du personnage « Coconut le petit dragon » pratiquement identiques à l'original. De plus, ChatGPT « propose de manière proactive des suggestions pour la création d'un manuscrit prêt à imprimer, notamment des illustrations de couverture et des résumés enfreignant les droits d'auteur, ainsi que des instructions précises pour la publication sur les plateformes d'autoédition. »

Le groupe d'édition dispose de preuves irréfutables que les œuvres d'Ingo Siegner ont été utilisées illégalement pour entraîner le système d'IA et sont désormais présentes dans le modèle sous forme de « mémorisation » . Cela revient à stocker du contenu protégé par le droit d'auteur que le système peut ensuite reproduire à la demande de l'utilisateur.

Du point de vue du groupe d'édition Penguin Random House, la publication décrite constitue également une reproduction et une diffusion publique non autorisées . PRH considère donc que les droits d'auteur de son auteur et illustrateur, Ingo Siegner, ainsi que les droits exclusifs d'utilisation et d'exploitation de son éditeur cbj , sont violés.

Un autre volet de la plainte vise à garantir la transparence pour les lecteurs . Des mesures de protection appropriées devraient empêcher l'utilisation du nom d'un auteur humain pour un contenu généré en grande partie par une intelligence artificielle.

"Par cette action en justice, nous souhaitons contribuer à la protection efficace des droits d'auteur à l'ère de l'intelligence artificielle et à la garantie de conditions équitables pour les professionnels de la création." explique  Carina Mathern, membre du conseil d'administration du groupe d'édition Penguin à Boersenblatt.

La plainte a été précédée d'une mise en demeure exigeant la divulgation d'informations – à laquelle OpenAI n'a pas répondu malgré un délai imparti, selon Penguin Random House. La plainte a donc été déposée auprès du tribunal régional de Munich le 27 mars .

« La créativité humaine est et reste au cœur de notre travail d'éditeurs », déclare Carina Mathern, éditrice et membre du conseil d'administration du groupe d'édition Penguin Random House : « C'est pourquoi nous sommes avant tout attachés aux intérêts de nos auteurs et créateurs. »

Le groupe d'édition se montre globalement ouvert aux opportunités offertes par l'IA : « Parallèlement, la protection de la propriété intellectuelle demeure notre priorité absolue. Par cette action en justice, le groupe Penguin Random House souhaite contribuer à la protection effective des droits d'auteur à l'ère de l'intelligence artificielle et garantir des conditions équitables aux professionnels de la création . »  

L'intelligence artificielle ne doit pas se développer au détriment des créateurs de contenu. Ceux qui utilisent des œuvres protégées par le droit d'auteur doivent garantir des solutions transparentes, équitables et conformes aux licences." , explique Peter Kraus vom Cleff, directeur général de l'Association allemande des éditeurs et libraires
Il s'agit de transparence et de licences.
Dans un communiqué publié simultanément, l'Association allemande des éditeurs et libraires décrit la plainte comme « une étape importante vers la réglementation urgente de l'IA générative ».

Pour Peter Kraus vom Cleff , directeur général de l'Association allemande des éditeurs et libraires, le procès intenté contre OpenAI démontre que le conflit autour du droit d'auteur à l'ère de l'IA n'est plus une question marginale. « De plus en plus de créateurs et de titulaires de droits engagent des poursuites judiciaires contre l'utilisation de leurs œuvres. »

L’application des droits est souvent particulièrement difficile pour l’industrie du livre, car les entreprises spécialisées en IA divulguent rarement les outils d’entraînement utilisés sans licence.  « Il est donc d’autant plus important que les tribunaux définissent clairement où commence l’appropriation illicite, notamment en ce qui concerne les questions de mémorisation », explique Kraus vom Cleff : « L’IA ne doit pas se développer au détriment des créateurs de contenu. Toute personne utilisant des œuvres protégées par le droit d’auteur doit garantir des solutions transparentes, équitables et sous licence . »

 

31 mars 2026

Forte baisse des ventes de livres au Québec en 2025

Selon le bilan du marché du livre au Québec publié par Gaspard, les ventes  des librairies affiche un recul de 0,5 % en valeur et de 3,7 % en unités, après plusieurs années de croissance soutenue. La progression des ventes au détail (+4,6 %) est annulée par la contraction des ventes aux collectivités (−7, 9 %). Les ventes aux collectivités représentent principalement les ventes effectuées par les librairies agréées aux bibliothèques publiques et aux établissements d'enseignement. Elles chutent de 7, 9 %. C'est  un recul marqué par rapport à 2024. Cette dynamique représente le principal facteur dépressif du marché en 2025. Ce segment représentait 40,6 % du marché en 2024 et recule à 3 7, 5 % en 2025. Les ventes au détail, quant à elles, affichent une progression de 4,6 %, signe que la demande des consommateurs individuels demeure soutenue.

Le livre jeunesse est la catégorie la plus touchée en baisse de volume. Avec un repli de 10,0 % en quantités et de 6,8 % en valeur, il enregistre la plus forte perte absolue du segment aux collectivités. Les ventes de littérature aux collectivités reculent de 2,4 %, alors que les ventes au détail progressent de 6,1 %. Cet écart entre les deux canaux est l'un des signaux les plus nets du bilan 2025 : la demande institutionnelle en littérature se contracte pendant que la demande des lecteurs individuels se maintient. Les dictionnaires et références subissent un recul très prononcé aux collectivités, avec une baisse de 31,3 %. La catégorie Langues, communication .

L'année 2025  aura  été  marquée  par  une  présence  importante  d'auteurs  étrangers  dans  les  palmarès  de  littérature.  L'autrice  Freida  McFadden se distingue particulièrement, occupant cinq positions dans les dix meilleures ventes de la catégorie, ce qui est exceptionnel. Dans l'ensemble, la littérature progresse de 3,8 %, portée entièrement par les ventes au détail (+6,1 %). Du  côté  des  éditeurs  étrangers,  la  croissance  est  forte  (+8,3 %),  tirée  par  le  roman  historique  étranger  (+25,9 %),  le  policier/thriller  étranger (+18,0 %), la science-fiction et le fantastique étranger (+8,5 %) et le roman étranger (+3,4 %). La part de marché des éditeurs étrangers en littérature atteint 55,5 %.Les ventes des éditeurs québécois en littérature reculent quant à elles de 1,9 %. Le roman québécois résiste mieux (+3,7 %), mais le roman historique, genre important en littérature québécoise, s'effondre (−34,4 %).Le policier/thriller demeure le segment le plus dynamique de la littérature (+14,6 %), dominé à 73,9 % par les éditeurs étrangers. UN RECUL MARQUÉ EN JEUNESSELa catégorie jeunesse est l'une des plus touchées par la baisse des ventes en 2025 : elle recule de 3,1 % en valeur et de 6,4 % en unités. Première catégorie en importance dans les librairies comparables (28,2 % du marché), son repli pèse significativement sur le bilan global.Le recul est particulièrement prononcé aux collectivités, comme mentionné précédemment. Au détail, la baisse est plus modeste (−2,2 % en quantité, +1,6 % en valeur), ce qui témoigne d'une meilleure résistance auprès des consommateurs individuels. Les ventes des éditeurs canadiens en jeunesse reculent de 4,3 %, contre −1,5 % pour les éditeurs étrangers.La sous-catégorie Albums illustrés, la plus volumineuse en jeunesse (39,8 % des unités), recule de 3,6 %. La sous-catégorie Loisirs est la seule à afficher une croissance (+5,1 %), tirée par les cahiers de coloriage, le phénomène Jade Lachine, visible dans tous les palmarès.
La vie pratique est la grande catégorie la plus dynamique en 2025 (+7, 4 % en valeur). Au détail, la croissance est particulièrement soutenue (+10,6 %), tandis qu'aux collectivités, la catégorie recule légèrement (−5,0 %).Cette croissance est portée par la sous-catégorie Loisirs et activités créatrices (+50,4 %), où le phénomène des livres de coloriage est particulièrement marqué. Précisons que les livres de coloriage sont comptabilisés dans les ventes de livres lorsqu'ils sont dotés d'un ISBN valide et publiés par un éditeur de livres reconnu. Après plusieurs années plus difficiles, ce segment est très nettement de retour. La cuisine et gastronomie recule légèrement (−1,3 %). Les éditeurs canadiens dominent largement ce segment (81,2 % du marché), qui demeure l'un des plus imperméables à la concurrence étrangère. La croissance personnelle recule de 7, 4 %, un repli notable après une hausse de 7,7 % l'année précédente.

La bande dessinée affiche une relative stabilité en 2025 (+1,6 % en valeur). Les éditeurs étrangers dominent largement la catégorie avec 7 7, 2  % du marché, et Astérix en Lusitanie trône en tête du palmarès général toutes catégories confondues. Les ventes de manga se main-tiennent stables pour une deuxième année consécutive, ce qui suggère que ce segment a atteint un plateau après plusieurs années de forte croissance.La catégorie Politique et administration publique enregistre quant à elle la plus forte croissance toutes catégories confondues (+32,6 % en valeur). L'effet Trump et le contexte géopolitique de 2024-2025 se reflètent clairement dans les palmarès

30 mars 2026

Lauréats des Prix Sorcières 2026

6 livres ont reçu  les  prix  Sorcières 2026. Ces prix sont décernés par L’Association des Bibliothécaires de France (ABF) avec le soutien de la Sofia, et l’Association des Librairies Spécialisées Jeunesse (ALSJ-Librairies Sorcières). Voici les 6 lauréat :

  • 36 mois écrit par Julia Spiers et paru aux éditions Les Grandes Personnes dans la catégorie Beau Mini,
  • La chasse aux rainettes écrit par Antonin Faure paru aux édition Thierry Magnier dans la catégorie Beau Maxi, 
  • Droméo et Chuliette écrit par  Marcus Malte et  illustré par Henri Meunier et paru aux  édition du Rouergue dans la catégorie Passionnant Mini,
  • La part du vent écrit par Nathalie Bernard et paru aux édition Thierry Magnier dans la catégorie Passionnant Maxi,
  • Dia de Muertos d'Anne-Florence Lemasson et  illustré par Dominique Ehrhard  et paru aux éditions Les Grandes Personnes dans la catégorie Sorcières fiction,
  • Voir et savoir. Dans l’intimité du monde végétal écrit par Fanny Pageaud, et paru aux éditions Les Grandes Personnes dans la catégorie Sorcières non fiction.
29 mars 2026

Un making-of en BD sur la nouvelle adaptation de Lucky Luke

Dargaud  a passé commande à Guillaume Bouzard d'un reportage sur les coulisses du tournage de l’adaptation en série de Lucky Luke. Dans cette bande-dessinée intitulée L'homme qui a vu l'homme qui filme l'homme qui tire plus que son ombre, on découvre un récit à la première personne, fanfaronesque et drolatique.

" On m’a demandé d’aller en Espagne sur le lieu du tournage pour raconter les dessous de la série. Le cinéma est un milieu que je ne connaissais pas. Je n’avais pas envie de raconter quelque chose de linéaire parce que ça m’ennuie assez vite. J’ai pris des libertés, des chemins de traverse. " raconte l’auteur à France Info Culture.

On le devine déjà dans la préface de l’album signée par Julien Vallespi, le producteur de la série. Cette BD est donc un regard unique sur l’envers du décor. Celui d’un auteur qui ne raconte pas le tournage mais SON tournage. " écrit le producteur un peu dérouté.

Guillaume Bouzard a l’humour qui déglingue, qui démonte. Aujourd’hui, on dirait qu’il déconstruit. Il prend ses distances avec la BD dite de reportage. Une déconstruction qui va jusqu’à l’insertion au milieu de l’album de planches créées par l’intelligence artificielle. Le récit autobiographique est le format choisi par Guillaume Bouzard pour ce making-of. " Quand je suis arrivé sur le tournage, j’ai vu 150 personnes avec tout le matériel, je me suis dit waouh. Jamais je ne saurai dessiner tout ça. Alors je me suis mis en scène. Mon avatar est râleur et il est persuadé d’être le meilleur auteur de BD au monde. J’en fais des caisses. C’est un ressort comique. " poursuit le dessinateur. Si le monde du cinéma ou de la série télé lui était étranger, celui de Lucky Luke, le héros de Morris, est familier à l’auteur. Guillaume Bouzard a réalisé un Lucky Luke, Jolly Jumper ne répond plus, en 2017 chez Dargaud. Un album hommage et hors norme où le Lonesome cowboy connaît un passage à vide dans sa relation fusionnelle avec son cheval. 

" Je crois que j’ai un problème avec les animaux. Je les aime bien. Dans L’homme qui a vu, il y a des canards, des chèvres et j’ai rencontré Rantanplan sur le tournage. Je lui parle et il me répond" ajoute l’auteur. Oui, bon… On aimerait le croire mais alors tout est ainsi dans l’album ? Un peu bidon quand même ?

" Non, il y a toujours une base de vérité et je brode. Les canards et les chèvres, il y en avait sur le plateau. Il y a un passage aussi où je balaie le désert. En vérité, ce n’est pas moi qui ai passé le balai. Un technicien, Fabrice, un colosse en dreadlocks, m’a raconté l’anecdote. Je l’ai un peu transformée ", précise le dessinateur.
Cette année, heureux, il a reçu le prix Schlingo pendant le Off d’Angoulême. C’est la deuxième fois qu’il est honoré de la récompense créée par Florence Cestac. La première était pour La Bibite à bon Dieu dans la collection BD Cul aux Requins Marteaux. Rien qu’avec le nom de la collection, vous devinez certainement le genre du récit. Le premier tome des Vacances chez Pépé-Mémé est le titre qui a reçu le prix en 2026. Il est inspiré des souvenirs d’enfance chez ses grands-parents à la campagne. Plus ou moins quand même car l’humour y est encore plus débridé, dans l’esprit Fluide Glacial, l’éditeur de la BD.

 

28 mars 2026

Des pièces d’or et d’argent du Seigneur des anneaux frappées par la Monnaie de Paris

La Monnaie de paris fête les 25 ans du premier volet de la trilogie cinématographique Le Seigneur des anneaux de Peter Jackson avec de précieuses pièces de collection. Par les barbes de Durin un nouveau film en approche ! Alors que les ombres du passé s’étirent, une lueur nouvelle émane des ateliers de la Monnaie de Paris. 

Tel un écho aux marteaux des nains sous la Montagne, les artisans français ont œuvré dans le secret pour donner naissance à une collection de monnaies célébrant les 25 ans de la Communauté de l’Anneau. Oubliez un instant le Mithril, car voici que l’or massif et l’argent fin s’animent pour capturer l’éclat de la Terre du Milieu.Cette quête numismatique, digne du trésor de Smaug, se dévoilera en deux vagues : la première dès le 23 mars 2026 et la seconde à partir du 14 septembre. Le courage des humbles : Retrouvez Frodon et Sam quittant la Comté, ou encore Merry et Pippin aux côtés du vieux Sylvebarbe. La puissance des anciens : Contemplez Gandalf face au Balrog ou la majesté d’Aragorn menant l’armée des morts. Les terres légendaires : De la verdoyante Comté aux ténèbres du Mordor, les lieux emblématiques s’illuminent grâce à des colorisations vibrantes sur des pièces de 50 euros.

Pour ceux qui souhaitent posséder un fragment de cette légende, sachez que le voyage commence à 13€ et atteint les 570€. Mais prenez garde, car comme pour tout trésor précieux, le nombre de pièces est limité — certaines ne comptant que quelques milliers d’exemplaires.

Source :  Idboox

 

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