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5 mars 2026

Les bibliothèques municipales de Chambéry en grève pendant 2 mois

Les agents des bibliothèques municipales de Chambéry alertent sur la dégradation de leurs conditions de travail et du service public. Ils dénoncent les suppressions de postes annoncées pour 2026. Selon eux, trois postes doivent être supprimés cette année alors que plusieurs emplois ne sont déjà plus remplacés dans différents services : numérique, entretien, médiation handicap ou encore secrétariat. Une situation qui, d’après les agents, entraîne une augmentation de la charge de travail "tandis que les effectifs se réduisent drastiquement", écrivent-ils dans un communiqué.

Pourtant, les bibliothèques de la ville restent très fréquentées. Plus de 27 000 usagers ont été comptabilisés au mois de février 2026. Labellisées "Bibliothèque Numérique de Référence", elles proposent également de nouveaux services, comme le prêt de livres numériques, des jeux vidéo ou encore une boutique en ligne. Malgré cette attractivité, les agents estiment que les moyens humains ne suivent plus. Ils demandent notamment le remplacement des postes vacants, la réduction de la précarité des agents contractuels et une meilleure reconnaissance des nouvelles missions qui leur sont confiées.

Le manque de personnel a déjà des conséquences sur certaines activités. La bibliothèque voyageuse, qui intervient habituellement dans les maisons de retraite, structures de la petite enfance ou centres sociaux, a dû réduire plusieurs de ses actions ces derniers mois.

Pour dénoncer cette situation, l’ensemble du personnel a déposé un préavis de grève couvrant la période du 2 mars au 2 mai 2026. Un temps d’information destiné au public est également prévu samedi 7 mars, entre 11 h et 13 h, devant la médiathèque Jean-Jacques Rousseau.

Source : ODS Mag

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4 mars 2026

Retrait d'Amazon du Festival du livre de Paris du Livres de Paris

Amazon a annoncé mercredi 4 mars son retrait du Festival du livre de Paris, pour ne pas contribuer à une "polémique absurde" avec le Syndicat de la librairie française (SLF) qui a décidé de ne pas y participer en raison du partenariat entre le festival et le géant du e-commerce. L'évènement est prévu du 17 au 19 avril au sein du Grand Palais.

"Nous regrettons profondément cette manœuvre partisane du SLF qui, en s'appuyant sur des allégations infondées et trompeuses, confisque l'événement à son profit et le détourne de sa légitime ambition - à savoir la célébration de la lecture, des lecteurs et des auteurs", a répondu mercredi un porte-parole d'Amazon, dans une déclaration transmise à l'AFP. Aussi, "pour éviter de contribuer à cette polémique absurde, Amazon a décidé, d'un commun accord avec le Festival du livre de Paris, de se retirer de cette édition", a-t-il ajouté.

Entre Amazon et le secteur de la librairie en France, les tensions sont vives, notamment autour de l'interprétation d'une loi qui, depuis octobre 2023, impose des frais de port de 3 euros minimum pour toute expédition de livres neufs. Amazon France estime notamment que cette disposition lui permet de livrer gratuitement dans ses casiers ("lockers"), tandis que les représentants du secteur considèrent que le géant essaye de contourner la loi.

Le Festival du livre de Paris, qui réunit quelque 1 200 autrices et auteurs ainsi que 450 maisons d'édition, avait accueilli 114 000 visiteurs en 2025.

Source : France Info Culture

3 mars 2026

Subvention gouvernementale de 150 000 £ pour les bibliothèques publiques britanniques

Le gouvernement britannique a annoncé qu'il accordera aux bibliothèques publiques une aide financière pouvant atteindre 150 000 £ pour soutenir l'Année nationale de la lecture, dont 5 000 £ à répartir entre les cinq lauréats régionaux anglais du  prix « Bibliothèque de l'année 2026 » des British Book Awards . Destiné aux zones les plus défavorisées, cet argent vise à « créer des opportunités, soutenir les compétences et l'apprentissage, et reconnecter les gens au plaisir de la lecture ».bCe fonds devrait soutenir des projets dans 72 zones administratives de bibliothèques défavorisées par un niveau de précarité élevé, des infrastructures sociales insuffisantes et un faible taux d'utilisation des bibliothèques.

Par ailleurs, le gouvernement a annoncé un prix supplémentaire de 1 000 £ pour chacun des cinq lauréats régionaux anglais du prix « Bibliothèque de l’année 2026 » des British Book Awards .

La ministre des Bibliothèques, la baronne Twycross, a déclaré : « La lecture ouvre les portes de nouveaux horizons, stimule l’imagination et offre de nouvelles perspectives. L’Année nationale de la lecture encourage les Britanniques à lire et à fréquenter leur bibliothèque locale pour profiter pleinement des nombreux services qu’elle propose. En attendant la publication de notre nouvelle stratégie pour les bibliothèques publiques plus tard cette année, ce financement permettra à nos bibliothèques de toucher un public encore plus large au sein de leurs communautés, garantissant ainsi à tous, quelles que soient leurs origines, la possibilité de goûter au plaisir de la lecture et de bénéficier des avantages de nos bibliothèques locales. »

La stratégie à venir pour les bibliothèques publiques vise à « rétablir leur place au cœur des communautés et leur rôle essentiel dans l’amélioration de la vie des travailleurs » et à « souligner comment les bibliothèques soutiennent les ambitions du Plan pour le changement du gouvernement visant à offrir des opportunités à tous et encourageront une action interministérielle pour garantir que les bibliothèques publiques soient adaptées à l’avenir ».

Karen Napier, directrice générale de la Reading Agency, a déclaré que l'investissement du DCMS « garantit que les bibliothèques des zones les plus défavorisées disposent des ressources pratiques nécessaires pour donner à l'Année nationale de la lecture un impact réel et durable – en touchant de nouveaux publics, en augmentant le nombre d'adhérents et en partageant le pouvoir de la lecture ».

Elle a ajouté : « Un financement ciblé peut permettre d'obtenir des résultats extraordinaires et nous sommes fiers de travailler avec le DCMS et nos collègues de l'Année nationale de la lecture pour nous assurer que les communautés qui ont le plus à gagner soient au cœur de ce moment national. »

En réaction à cette annonce,  Isobel Hunter, directrice générale de Libraries Connected , a déclaré : « Il est opportun qu’une nouvelle stratégie pour les bibliothèques voie le jour pendant l’Année nationale de la lecture, qui a mis en lumière le rôle essentiel que jouent les bibliothèques au sein de leurs communautés. La dernière stratégie nationale a expiré en 2021 et un plan ambitieux, à l’échelle du gouvernement, est nécessaire de toute urgence – un plan qui aille au-delà des obligations légales du DCMS et qui reconnaisse les bibliothèques comme un réseau national soutenant les priorités de tous les ministères. »

Elle a poursuivi : « Pour réussir, la nouvelle stratégie doit remettre en question les idées reçues sur les bibliothèques, inclure d’autres services de bibliothèques gérés par les collectivités locales, comme ceux proposés dans les écoles et les prisons, et se concentrer non seulement sur les services offerts par les bibliothèques, mais aussi sur les conditions qui les rendent possibles. Surtout, elle doit préciser comment le gouvernement garantira des bâtiments de bibliothèque modernes et accessibles, un personnel correctement soutenu et rémunéré équitablement, ainsi qu’un financement durable à long terme afin que les bibliothèques puissent s’adapter à l’évolution des besoins de leurs communautés. Une consultation approfondie des responsables de bibliothèques, du personnel de première ligne et du public est essentielle. »

Louis Coiffait-Gunn, directeur général de CILIP, a déclaré : « À CILIP, nous nous félicitons toujours du financement et de la reconnaissance du travail essentiel des bibliothécaires publics. L’annonce d’une nouvelle stratégie pour les bibliothèques publiques est particulièrement importante ; nous la réclamons depuis des années, notamment par le biais de débats et de questions au Parlement. Nous savons que les bibliothèques transforment des vies. Nous sommes optimistes : cette nouvelle stratégie devrait libérer tout le potentiel du réseau des bibliothèques publiques, grâce à des ressources accrues et à une meilleure reconnaissance de la part des autorités locales et nationales. »

« Garantir à chaque citoyen l’accès au service de bibliothèque complet auquel il a légalement droit exige un investissement adéquat et soutenu. Les bibliothèques sont un moteur essentiel de la cohésion sociale et de la mobilité sociale, et contribuent à développer l’esprit critique dont nous avons tous besoin pour nous épanouir dans un monde dominé par l’IA. Conjuguée au financement ciblé de l’Année nationale de la lecture 2026, cette opportunité permet de replacer les bibliothèques au cœur du renouveau national et de garantir à nos membres le soutien stratégique qu’ils méritent. » 

Source  : The Bookseller

3 mars 2026

Une proposition de Jean-Philippe Vetter, l'ouverture de de la bibliothèque universitaire 24h/24 à Strasbourg

Le vendredi 27 février, Jean-Philippe Vetter, candidat de la droite et du centre aux élections municipales à Strasbourg, a tenu une conférence de presse sur le thème « sécuriser les parcours de vie ».Dans l’optique d’offrir aux 60 000 étudiants de la ville des conditions pour « bien étudier », le conseiller municipal d’opposition depuis 2014 entend ouvrir les portes de la Bibliothèque nationale universitaire (BNU) de Strasbourg sans aucune interruption, 24h/24.

« Comme dans les pays anglo-saxons, développe-t-il, car tout le monde n’a pas le luxe d’avoir un appartement calme et confortable pour étudier. » S’il n’y parvient pas, M. Vetter prévoit de se rabattre « sur une médiathèque », en ciblant tout particulièrement la médiathèque André Malraux.

Source : Actu Strasbourg

2 mars 2026

Boycott du Festival du livre de Paris par les libraires après le partenariat avec Amazon

Dans un communique de presse paru aujourd'hui, le SLF dénonce le partenariat établi entre le Festival du livre de Paris, filiale du SNE, et Amazon et annonce son retrait de la manifestation.  Il se demande : "Comment associer à la grande fête nationale du livre un acteur dont la stratégie conduit à déstabiliser l’écosystème du livre en attaquant le prix unique du livre et le réseau des librairies indépendantes ou encore en cherchant à inonder le marché de faux livres générés par IA, promus par de faux commentaires, rédigés par de faux lecteurs et remontant en tête de faux palmarès ? " 

Selon lui, Amazon n’est pas un ami du livre. Il constitue, par sa puissance et ses visées prédatrices et hégémoniques, un risque majeur pour les auteurs et autrices, les éditeurs, éditrices et les libraires. La création et le développement de la lecture ont tout à perdre à voir cet acteur étendre son emprise. Il paraît donc irresponsable, au nom d’intérêts financiers de court terme, d’offrir à Amazon une telle visibilité et honorabilité à l’occasion d’une manifestation qui se veut la vitrine de la création et de l’édition françaises. Si la multinationale américaine, soutien de premier plan de Donald Trump, a de l’argent à dépenser, qu’elle commence par payer ses impôts en France comme le font tous les auteurs, les éditeurs et les libraires.

Le Syndicat de la librairie française a donc décidé de ne pas participer à l’édition 2026 du Festival du livre de Paris. Il incite tous les libraires, professionnels du livre et lecteurs sensibles à la préservation du livre et de son économie à en faire de même.

 

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2 mars 2026

Un bibliobus transformé en librairie ambulante

À Saint-Denis, un ancien bibliobus reprend la route pour rapprocher les livres des habitants. Avec « La Mauvaise Graine », Vincent Kerchaoui transforme la lecture en rencontre, au pied du métro Front Populaire.  Il faut traverser le périphérique pour découvrir une librairie pas comme les autres. À Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), Vincent Kerchaoui, dit Vince, a lancé « La Mauvaise Graine », une librairie itinérante installée dans un ancien bibliobus municipal. Le véhicule, un « bon camion de 12 tonnes et de 8 mètres de long », a été retapé par ses soins, jusqu’à devenir un espace chaleureux, coloré et ouvert.

Son objectif est clair : « monter une librairie mobile (…) qui vient à la rencontre des habitants du 93 ». À l’intérieur, des étagères, de la place pour circuler, et bientôt jusqu’à 2 000 ouvrages. « Si vous avez déjà réussi à lire la totalité de mon camion, c’est déjà un sacré défi », sourit-il.

La Mauvaise Graine se veut généraliste : romans, jeunesse, bandes dessinées, mangas, mais aussi sciences humaines. Vincent prévoit de s’implanter à la Plaine-Saint-Denis, « à la sortie du métro Front populaire », tout près du campus Condorcet. Une manière d’accueillir à la fois les familles du quartier, les lecteurs curieux et les étudiants. Dans un territoire où les librairies sont rares, l’initiative compte déjà : La Mauvaise Graine devient la troisième librairie à s’implanter sur Saint-Denis et Aubervilliers, et la première à proposer l’itinérance. Surtout, Vincent revendique une ambition sociale : créer « un véritable lieu de rencontre, un lieu d’échange et de vie ». Ici, on vient acheter un livre, mais aussi discuter, demander conseil, prendre confiance face à un objet parfois intimidant. 

Avant de vendre des livres, Vincent accompagnait des jeunes : il a travaillé dans la protection de l’enfance, avec une formation d’éducateur spécialisé. Une expérience qui nourrit aujourd’hui son projet. « Ouvrir cette librairie, c’était aussi faire un peu le pont entre ces deux orientations », explique-t-il.

Il raconte aussi comment la lecture l’habite depuis l’enfance, portée par l’exemple maternel. Sa mère, « grande lectrice », lui a transmis cette proximité avec les livres, au point qu’il se souvient d’une promesse faite à cinq ans : « quand je saurai lire, je n’arrêterai jamais ». Devenu adulte, il a choisi de se former sérieusement, conscient de « la complexité du métier », et encourage ceux qui rêvent de librairie à passer par l’École de la librairie.

Pour toucher les plus jeunes, Vincent défend une idée simple : il n’y a pas de “petite” lecture. « Je suis vraiment un grand défenseur du manga et de la bande dessinée qui reste de la lecture », affirme-t-il. Pour lui, ces formats aident à « démystifier » le livre, parfois chargé d’une « violence symbolique » quand on s’en sent éloigné.

Et les passerelles se créent vite : « Un jeune à l’aise en manga est souvent après intéressé aussi par les livres en général. » Lire devient alors une aventure accessible, un premier pas vers d’autres genres, d’autres imaginaires, d’autres horizons.

Vincent partage d’ailleurs trois coups de cœur pour donner envie : le roman « Le Voleur d’art », qu’il décrit comme « très accrocheur » ; l’enquête de terrain « 93 » (Seuil), au plus près du territoire ; et la BD « Le Nécromancien » de Mathias Arégui, « une lecture qui fait du bien ».

À Saint-Denis, La Mauvaise Graine prouve qu’un commerce peut être bien plus qu’un point de vente : un repère, un dialogue, une invitation à ralentir. Si le bibliobus passe près de chez vous, poussez la porte : un livre, parfois, suffit à ouvrir tout un monde.

Source : Air Zen

1 mars 2026

Les éditeurs de livres vivement affectés par les coupes budgétaires en Nouvelle-Ecosse (Canada)

Une éditrice de la Nouvelle-Écosse affirme que les coupes du gouvernement provincial dans le secteur des arts et de la culture sont «démoralisantes», d’autant plus que les ventes ont déjà été décimées par l’incertitude du marché américain.
«Certains éditeurs réduisent de moitié le nombre de livres d’auteurs néo-écossais qu’ils prévoient de publier», a déclaré Terrilee Bulger, copropriétaire de Nimbus Publishing, à Halifax, lors d’une entrevue jeudi. Cette semaine, le gouvernement progressiste-conservateur a déposé un budget déficitaire de 1,2 milliard $, qui réduit d’environ 130 millions $ plus de 280 subventions gouvernementales.
<p>Il réduit ou supprime le financement des programmes de bourses d’études, des arts et des programmes destinés aux Mi’kmaq et aux Afro-Néo-Écossais. Le budget supprime complètement le programme d'aide aux éditeurs de 700 000$ qui contribue à couvrir les frais d'impression, de conception, les droits d'auteur et le marketing.
Mme Bulger explique que sa maison d'édition a déjà perdu environ 80% de ses ventes américaines en raison des coupes budgétaires dans les bibliothèques du pays et de l'incertitude générale du marché.
<p>Au plus fort du financement provincial, Nimbus publiait environ 60 livres par an, mais ce nombre est déjà tombé à 40 ou 45 à la suite des réductions précédentes. Elle indique que l'entreprise évalue encore l'impact de ces coupes, mais qu'elle s'attend à une baisse similaire du nombre de titres publiés.
Elle souligne que Nimbus possède un entrepôt de 1600 mètres carrés, véritable pilier de l'industrie locale, utilisé par la plupart des autres éditeurs de la province pour la distribution. Elle invite les citoyens à contacter leurs députés provinciaux pour s'opposer à ces coupes budgétaires.

Les gens se demandent: “Pourquoi les livres ont-ils besoin de soutien?” Mais notre marché est restreint et nous devons nous battre pour trouver de la place en rayon face aux grandes maisons d’édition multinationales aux budgets colossaux et aux remises importantes», a expliqué Mme Bulger.</p>
«Nos livres ne peuvent pas coûter deux fois plus cher que les leurs. Les économies d’échelle nous obligent à ce type de soutien. C’est tout simplement écrasant, c’est démoralisant pour notre secteur», a-t-elle ajouté.
La cheffe de l’opposition néo-démocrate, Claudia Chender, a dit avoir évoqué à l’Assemblée législative le phénomène que représente la série de romans «Game Changers» de l'autrice néo-écossaise Rachel Reid, qui a inspiré la série télévisée à succès «Heated Rivalry». Game Changers est publié par Carina Press, une division de Harlequin Enterprises, une entreprise américaine. Mme Chender a affirmé qu’aucun livre d’un auteur néo-écossais n’avait eu un tel impact de son vivant.
<p>«Nous avons des éditeurs exceptionnels ici, et ce sont eux qui racontent nos histoires, a-t-elle conclu. Encore une fois, une vision terriblement myope. Notre principal atout à l'exportation? Notre culture. Qu'est-ce qui attire les touristes? Notre culture. Ce sont des coupes cruelles et dérisoires qui, en plus de ne pas équilibrer le budget, pénalisent les travailleurs du secteur créatif.»
<p>Le ministre de la Culture, Dave Ritcey, a annoncé jeudi aux journalistes à l'Assemblée législative que, même si le programme qui est consacré aux éditeurs a disparu, ceux-ci peuvent toujours demander du financement auprès du Fonds des industries créatives, qui couvre jusqu'à 50% des coûts admissibles, pour un maximum de 30 000$ par projet.
Outre l'édition, ce fonds soutient la mode, le cinéma, la musique et les arts de la scène. Le ministère de M. Ritcey a réduit ce fonds de 1,9 million $ à 1,1 million $ dans le budget de cette semaine.
«Je sais que ce sera difficile pour ces organismes, a observé M. Ritcey. Nous avons dû prendre des décisions difficiles, et je compatis sincèrement à leur situation. Mais, il existe un programme dans le secteur créatif auquel ils peuvent faire une demande.»
Le chef libéral, Iain Rankin, a déclaré que le public peut examiner les coupes budgétaires effectuées par les conservateurs pour en déduire leurs priorités.
«L’équilibre a complètement disparu, et maintenant, ils coupent dans des programmes qui tiennent à cœur aux gens, a-t-il dit. Si vous regardez ces programmes, il y a les arts, la culture, l’environnement, les groupes d’équité mi’kmaq. Alors, en ces temps difficiles, je crois qu’on voit vraiment de quoi ils sont capables.»

Source : Acadie Nouvelle

28 février 2026

Les collages de Jérémie Fischer à l'honneur à la Fête du livre jeunesse St Paul-Trois-Châteaux

La fête du livre-jeunesse de Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme) célèbre le dynamisme de la littérature pour la jeunesse, réunissant auteurs, éditeurs et de nombreux ateliers interactifs. L'affiche de cette édition, œuvre de Jérémie Fischer, témoigne de la richesse visuelle que peut offrir la technique du collage, repoussant les limites de la création d'images. Parmi les ateliers organisé avec les invités du salon, la création d'une grande fresque collective en collage sera pilotée par l'illustrateur.  Vous pourrez exécuter  cette fresque demain à 14 heures 15.

"C'est une technique que j'ai découverte il y a une quinzaine d'années Petit à petit, je me suis mis à essayer de colorer des papiers, à les utiliser dans des images. On peut dire que c'est du dessin avec des ciseaux. C'est devenu une de mes techniques de prédilection,  la technique avec laquelle je me sens le plus à même de me surprendre actuellement.", explique Jérémie Fischer à Ici Drôme Ardèche.

Jérémie Fischer présente sur le salon la réédition de Ici ou là et ailleurs aussi, aux éditions Le port a jauni. Les illustrations de paysages y jouent avec les poèmes de Bernard Friot qui nous offre une exploration des lieux qui jalonnent notre vie. Ici ou là et ailleurs aussi est un album au pouvoir évocateur puissant, qui se nourrit du vécu et de l'imaginaire de celui qui le lit. Le livre est recommandé à partir de 6 ans. 

 

27 février 2026

Association du Centre national du livre et de Librio pour le quart d’heure de lecture national

À l’occasion de la cinquième édition du Quart d’heure de lecture national, organisée le 10 mars 2026, le Centre national du livre (CNL) s’associe à Librio, collection de poche des Éditions Flammarion, pour rappeler que la lecture peut trouver sa place dans tous les emplois du temps, quels que soient le temps et le budget dont on dispose. Ce partenariat inédit s’inscrit dans une ambition commune : encourager une pratique quotidienne de la lecture, accessible à tous, en réponse au recul de cette activité et à la concurrence croissante des écrans.

our accompagner cette opération, Librio propose une sélection de 12 titres issus de son catalogue de littérature classique et contemporaine. Courts et accessibles, ces ouvrages se prêtent particulièrement à une lecture par séquences de quinze minutes, permettant à chacun de lire à son rythme.

Identifiés par le logo « Quart d’heure de lecture », ces titres seront mis en avant en librairie grâce à un dispositif dédié comprenant boîtes de présentation et affiches, facilitant leur repérage.

Proposés à des prix compris entre 2 et 3 euros, ces ouvrages incarnent l’engagement historique de Librio : rendre la littérature accessible au plus grand nombre.

La sélection des 12 titres :

  • L’enfant multiple – Andrée Chedid
  • Le Blé en herbe – Colette
  • Le Joueur – Fédor Dostoïevski
  • Gabriel Lambert, le bagnard de l’Opéra – Alexandre Dumas
  • Lanzarote – Michel Houellebecq
  • La légende de Sleepy Hollow suivi dui– Washington Irving
  • La Métamorphose suivi de Dans la colonie pénitentiaire – Franz Kafka
  • Trois histoires énigmatiques : Arsène Lupin – Maurice Leblanc
  • La Parure et autres nouvelles réalistes – Guy de Maupassant
  • Pauline – George Sand
  • Salut et liberté suivi de La Nuit des brutes – Fred Vargas
  • Dieux et héros de la mythologie grecque – Gilles Van Heems

Dans le cadre de cette opération, la SNCF s’associe également au CNL pour relayer le Quart d’heure de lecture national dans les rames du RER C au début du mois de mars. Cette initiative invite les voyageurs à transformer leur temps de transport en moment de lecture, en écho direct à l’esprit de l’opération portée par le CNL.

« En nous associant à Librio, nous affirmons une conviction simple : la lecture doit pouvoir trouver sa place dans chacune de nos journées. À travers cette sélection de textes classiques, courts et accessibles, nous rappelons que quinze minutes suffisent pour renouer avec le plaisir de lire. Ce partenariat illustre l’engagement du Centre national du livre en faveur d’une lecture pour tous, partout et à tout moment. », déclare Régine Hatchondo, Présidente du Centre national du livre

« Nous sommes fiers de nous associer au Centre national du livre pour porter cette cause qui nous est chère. Quinze minutes, c’est le temps d’un café ou d’un trajet en métro : avec Librio, nous voulons montrer que la lecture peut s’inscrire naturellement dans le quotidien de chacun, sans contrainte de temps ni de budget. », dit Pauline Kipfer, directrice de la collection Librio.

 

27 février 2026

Pagaille dans le secteur de l'édition sud-coréen causée par les livres écrits par l'IA

Selon le Korea Times , dans les librairies et bibliothèques traditionnelles de Corée du Sud, les lecteurs sont de plus en plus susceptibles de tomber sur des livres à l'écriture maladroite, aux arguments décousus, et même aux images « étranges » sans rapport avec le contenu.

Sur les plateformes de livres en ligne, ce phénomène est encore plus marqué : de nombreuses publications présenteraient des couvertures, des titres et un contenu similaires, comme si elles avaient été écrites automatiquement.

Même aujourd'hui en Corée, de nombreux petits éditeurs peu connus peuvent publier plus de 100 titres en un seul mois – une vitesse incroyable sans le soutien de l'IA.

« Ces dernières années, le nombre de livres créés par l'IA a considérablement augmenté », a déclaré un représentant d'Aladin Communications , l'un des plus grands libraires en ligne de Corée du Sud.

Par ailleurs, selon l'Agence coréenne de promotion de l'industrie de l'édition, le nombre d'éditeurs indépendants dans le pays a fortement augmenté, passant de 5 580 à 6 800 entre 2019 et 2023.

L'essor des petits éditeurs a fait de l'IA l'outil idéal pour produire du contenu en masse à un coût quasi nul.

Selon le Korea Times, Luminary Books est cité en exemple. Rien qu'en 2025, la maison d'édition a publié 9 000 titres, couvrant des domaines aussi variés que l'économie , la mode et l'alimentation – une ampleur presque inimaginable sans le soutien des technologies numériques. Ce rythme effréné de publication de livres suscite une vive réaction de la part des experts et du public en Corée du Sud. Nombreux sont ceux qui craignent que la production de masse, avec son intervention technologique profonde, n'érode « l'éthique de l'édition ».

Park Yong Soo, PDG de l'Association des éditeurs coréens (KPA), a déclaré au Korea Times : « Je crains que la montée en puissance de la littérature générée par l'IA n'érode la confiance des lecteurs dans les livres. »

Face à cette situation, certains éditeurs ont renforcé leurs règlements internes. Communication Books , maison d'édition spécialisée dans les classiques traduits et les essais , a publié des directives spécifiques à l'intention des auteurs après avoir reçu des questions de lecteurs se demandant si leurs livres avaient été écrits par une intelligence artificielle. Conformément au nouveau règlement de Communication Books, les phrases générées par l'IA ne peuvent pas être directement insérées dans les manuscrits ; toute infraction sera considérée comme du plagiat. De plus, l'auteur est seul responsable des erreurs découlant du contenu créé avec l'aide de l'IA et ne peut pas mentionner l'IA comme co-auteur. Si l'IA est utilisée comme outil de soutien, cela doit être indiqué dans la préface ou les notes.

Source : vietnam

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