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8 juin 2025

Des séances de lecture accompagnées par une chienne dans les bibliothèques de Cherbourg-en-Cotentin

Une fois par mois, la présidente de l’association « Mon animal m’a dit » et son golden retriever proposent un atelier de lecture aux enfants à partir de 5 ans au coin jeunesse des bibliothèques de Cherbourg-en-Cotentin (Manche). Le samedi 31 mai 2025, le duo était sur le site Louis-Lansonneur à La Glacerie.
Anne propose en général deux sessions de 45 minutes à partir de 10 heures, l’horaire d’ouverture de la bibliothèque. Le principe est simple, les enfants volontaires peuvent lire à voix haute des livres soigneusement choisis par l’animatrice.

Pendant ce temps, Obelle reste allongée mais elle ne dort pas, « elle vous écoute ! », souligne Anne. Les tout-petits ont bien sûr le droit de la caresser mais sous certaines conditions.

«Vous pouvez lui câliner le dos, elle adore ça, en revanche, on ne touche pas sa tête ni sa truffe, ce sont des endroits réservés à son maître. Elle serait déboussolée », explique Anne Grisel aux enfants. 

D’ailleurs, on ne peut pas passer à côté du petit gilet bleu d’Obelle sur lequel est inscrit « chien éducateur ».

On peut y voir aussi un logo montrant qu’il est interdit de poser sa main sur la tête de l’animal. Le message est donc clair. Les enfants présents ont bien respecté les consignes, ce qui a permis à tout le monde de passer un agréable moment de lecture.

Si vous  intéresse, la prochaine aura lieu le 28 juin à la bibliothèque Boris-Vian à partir de 10 heures.

Source : La Presse de la Manche

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7 juin 2025

Inauguration d’une fresque représentant le personnage de BD Michel Vaillant au Mans

Du haut de ce mur peint du Mans (Sarthe), 66 années d’exploits automobiles en BD vous contemplent. Ce samedi 7 juin, la ville des 24 Heures inaugure une fresque qui reproduit la couverture du premier album des aventures de Michel Vaillant, « Le Grand Défi » (Éd. du Lombard, 1959). Un bijou signé Jean Graton, dessinateur de génie, mort en 2021. Ce projet, finalisé par le graphiste brestois Wen2 et financé par la librairie mancelle Bulle, est un hommage au héros et à son créateur, qui ont écrit eux aussi la légende la course.

« Jean Graton, que j’ai connu, était un mordu des 24 Heures, raconte Samuel Chauveau, le patron de Bulle. Sans Le Mans, Michel Vaillant n’aurait pas vu le jour. Il était temps de les saluer tous les deux. »
Un an de labeur. La municipalité a aidé le libraire à dénicher le pignon de l’avenue Bollée, propriété d’un particulier. Les héritiers de Jean Graton, la fondation qui assure la conservation de son œuvre et l’éditeur Dupuis ont cédé les droits. Et Samuel Chauveau a convaincu Wen2 de relever… ce grand défi.

« C’est un mur de 10 m de haut sur une surface de 100 m2 environ, explique l’artiste. J’ai travaillé à la nacelle. » Il a fallu tracer le dessin, en respectant le trait original, avant de colorer l’ensemble à la bombe. « C’est un style années 1960, avec des aplats. Idéal pour la technique du graffiti », dit Wen2.

Problème : la surface rugueuse a consommé beaucoup de peinture. Sept jours de travail. Le résultat est bluffant : Michel Vaillant est fidèle à lui-même et Le Mans fidèle au souvenir de Jean Graton.

Source : Le Parisien

6 juin 2025

Comme chaque été , transformation de certaines aires d'autoroute Vinci en bibliothèque

Les aires d'autoroute ne servent plus seulement à faire le plein d'essence ou à avaler un sandwich en vitesse. Cet été, elles se muent en véritables havres littéraires grâce à une initiative qui redéfinit l'art de voyager. Du 4 juillet au 9 août, treize aires du réseau Vinci Autoroutes accueilleront des bibliothèques éphémères où 25.000 livres seront offerts aux vacanciers. L'opération "Lire, c'est voyager ; voyager, c'est lire" entame sa septième édition sous le parrainage de Lilia Hassaine, autrice de "L'œil du paon" et de "Panorama". L’écrivaine a choisi quatorze titres de la collection Folio de Gallimard à partager avec les vacanciers, allant du roman noir de James M. Cain "Le facteur sonne toujours deux fois" aux œuvres jeunesse de Roald Dahl, en passant par le récit intimiste de Jean-François Beauchemin "Le Roitelet".

Pour Lilia Hassaine, cette initiative dépasse la simple distribution de livres. "Lire, c'est prendre une route sans savoir où elle va nous mener", confie la marraine de l’édition. "C'est ce temps long, ce temps suspendu, plein de détours, qui nous manque tant dans nos vies pressées." Une philosophie qui résonne particulièrement sur ces lieux de transit où l'urgence du voyage cède parfois la place à la contemplation.

Cette initiative répond à un double objectif : encourager la découverte littéraire tout en luttant contre la somnolence au volant. En incitant les conducteurs à prolonger leurs pauses, la Fondation VINCI Autoroutes mise sur le pouvoir d'évasion des livres pour améliorer la sécurité routière. Depuis le début de l'opération en 2018, ce sont déjà 165.000 ouvrages qui ont trouvé de nouveaux lecteurs sur la route des vacances.

Lilia Hassaine inaugurera personnellement l'opération le 4 juillet sur l'aire de Limours-Janvry, au sud de Paris. Elle y rencontrera les voyageurs, dédicacera des ouvrages et partagera sa passion pour ces "échappées" littéraires qui transforment un simple trajet en aventure intellectuelle.

L'opération bénéficie du soutien du Centre National du Livre, du ministère de l'Éducation nationale et de son programme "Cet été, je lis", ainsi que de l'association "Lire et faire lire". Un partenariat qui illustre l'ambition collective de faire des autoroutes françaises des espaces inattendus de promotion de la lecture.

Dans chaque bibliothèque à ciel ouvert, les notices personnelles de Lilia Hassaine guideront les lecteurs dans leurs choix, transformant ces aires de repos en véritables espaces de médiation culturelle. Une preuve que l'innovation en matière de diffusion littéraire peut surgir dans les lieux les plus improbables.

Pour Lilia Hassaine, cette initiative dépasse la simple distribution de livres. "Lire, c'est prendre une route sans savoir où elle va nous mener", confie la marraine de l’édition. "C'est ce temps long, ce temps suspendu, plein de détours, qui nous manque tant dans nos vies pressées." Une philosophie qui résonne particulièrement sur ces lieux de transit où l'urgence du voyage cède parfois la place à la contemplation.

Cette initiative répond à un double objectif : encourager la découverte littéraire tout en luttant contre la somnolence au volant. En incitant les conducteurs à prolonger leurs pauses, la Fondation VinciI Autoroutes mise sur le pouvoir d'évasion des livres pour améliorer la sécurité routière. Depuis le début de l'opération en 2018, ce sont déjà 165.000 ouvrages qui ont trouvé de nouveaux lecteurs sur la route des vacances. Lilia Hassaine inaugurera personnellement l'opération le 4 juillet sur l'aire de Limours-Janvry, au sud de Paris. Elle y rencontrera les voyageurs, dédicacera des ouvrages et partagera sa passion pour ces "échappées" littéraires qui transforment un simple trajet en aventure intellectuelle. L'opération bénéficie du soutien du Centre National du Livre, du ministère de l'Éducation nationale et de son programme "Cet été, je lis", ainsi que de l'association "Lire et faire lire". Un partenariat qui illustre l'ambition collective de faire des autoroutes françaises des espaces inattendus de promotion de la lecture. Dans chaque bibliothèque à ciel ouvert, les notices personnelles de Lilia Hassaine guideront les lecteurs dans leurs choix, transformant ces aires de repos en véritables espaces de médiation culturelle. Une preuve que l'innovation en matière de diffusion littéraire peut surgir dans les lieux les plus improbables.

Source :  La Depêche du Midi

5 juin 2025

Pas de salon du livre à Milan pour Kamel Daoud par crainte d’une arrestation

L’écrivain franco-algérien Kamel Daoud ne se rendra pas en Italie où il était initialement invité au festival littéraire Milanesiana. Il risque d’être interpellé et extradé en Algérie.  Comme l’autre écrivain franco-algérien Boualem Sansal, détenu depuis novembre dernier, le régime algérien cherche à interpeller Kamel Daoud, lauréat du prix Goncourt 2024. S’il ne peut rien contre lui en France, le régime algérien pourrait néanmoins obtenir son interpellation par l’Italie avec qui il a des relations très cordiales depuis un important accord gazier qui faisait suite aux sanctions européennes contre la Russie et la crise diplomatique ouverte entre l’Algérie et l’Espagne en 2022.

Le régime algérien aurait négocié directement avec l’Italie pour l’incarcération de l’écrivain, selon une source proche du dossier, citée par Le Figaro. De ce fait, Kamel Daoud a décidé de ne pas se rendre en Italie fin juin par crainte d’interpellation et une extradition en Algérie.

Selon des informations du journal italien Corriere della Sera et confirmées par Le Figaro, un juge italien aurait accepté d’arrêter l’écrivain et de l’extrader en Algérie. Daoud fait l’objet de deux mandats d’arrêt internationaux émis par un juge du tribunal d’Oran, mais refusés par Interpol selon la source du Figaro.

L’Algérie chercher à l’incarcérer depuis la publication de son dernier roman, qui traire de l’histoire d’une jeune femme rescapée de la décennie noire (1992-2002) en Algérie. Il est poursuivi pour « violation de la loi sur la réconciliation nationale », mais aussi « atteinte à la vie privée » étant donné qu’une femme affirme que l’écrivain se serait inspiré de son histoire et aurait violé le secret de son dossier médical.

Source : Hespress

4 juin 2025

L'été au parc avec les bibliothèques municipales à Genève

Du 1er au 26 juillet 2025, les bibliothèques municipales se découvrent autrement grâce à des propositions culturelles estivales dans des parcs de Genève.  Les bibliothécaires, médiateurs et médiatrices culturelles, vous font profiter de leurs riches collections à travers des animations en plein air. Pendant un mois, vous pourrez observer ou dessiner la nature, écrire, jouer, déclamer ou broder des mots, composer un portrait végétal, jouer à des jeux vidéo, créer avec un smartphone ou la réalité virtuelle (VR), faire des balades à la découverte de trésors et d’histoires cachées, écouter des sons et deviner des chansons, et même faire de l’exercice!

Au Parc Beaulieu, des animations  seront proposées du 1er au 12 juillet. Puis ensuite les bibliothécaires seront présents au  Parc Eglantyne-Jebb du 15 au 26 juillet . Cliquez ici  pour découvrir le programme complet des animations proposées le mois prochain par les bibliothèques.

 

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4 juin 2025

Disparition programmée de la maison des écrivains et de la littérature

« À l’instant où je vous parle, je ne sais plus du tout où nous en sommes. » ce sont les mots  prononcés par la présidente de la Maison des écrivains et de la littérature, Sylvie Gouttebaron. La situation  ne s’est pas améliorée depuis février (lire l’article suivant pour en savoir plus en cliquant ici). En effet, malgré la subvention  de  200 000  euros  attribuée,  ses comptes ont été bloqués le 30 mai. Auteurs et intervenants doivent encore être payés pour leur participation à des ateliers et des formations, et les sept licenciements qui se profilent vont aussi représenter un coût important.

« L’équipe tient et se bat encore, ainsi que les écrivains. Nous sommes désarçonnés. Totalement perdus, en colère du traitement qui nous est réservé », réagit Sylvie Gouttebaron dans les colonnes de Livres Hebdo.

La directrice déplore le flou qui persiste autour de la structure. « Soit le ministère a la volonté de redonner toute la force qu’il convient de donner à la Mél pour qu’elle poursuive un travail de médiation culturelle en faveur de la lecture, soit il a choisi un autre opérateur et qu’il ait le courage de l’annoncer haut et fort, en mettant un terme à cette asphyxie. »

L’association organise depuis 40 ans des interventions d’auteurs en milieu scolaire, des ateliers et des rencontres pour promouvoir l’éducation artistique et culturelle. « Ce n’est pas la Mél qui ferme, c’est le ministère qui la tue », conclut amèrement Sylvie Gouttebaron.

3 juin 2025

Biographie des traductrices et traducteurs dans les nouveaux livres publiés par les éditions Calmann-Lévy

La maison d'édition Calmann-Lévy a annoncé mardi 3 juin qu'elle allait mettre à l'honneur les traducteurs en indiquant aux lecteurs leur parcours, face à la montée des traductions par intelligence artificielle. "Nous allons donner la biographie des traductrices et traducteurs", a annoncé Philippe Robinet, le PDG de cette maison, l'une des plus anciennes en activité en France (1836), filiale de Louis Hachette Group.

Il s'exprimait lors de la présentation de la rentrée littéraire de Calmann-Lévy à Paris, devant plus d'une centaine d'invités, essentiellement libraires. L'un de ces cinq romans, Le Compromis de Long Island, est signé d'une Américaine, Taffy Brodesser-Akner, et c'est son traducteur, Diniz Galhos, qui est venu le présenter.
"Il faut redire ce qu'est un traducteur. C'est une voix, elle n'est pas interchangeable. Il faut le dire, et cela signifie d'écrire sur la couverture de qui il s'agit, parce qu'il y a cette voix française, et raconter à l'intérieur du livre qui est ce traducteur ou cette traductrice", a expliqué Philippe Robinet.

Si beaucoup de traducteurs restent méconnus, d'autres ont une certaine réputation. "En octobre, on va mettre un grand coup de projecteur sur Arthur Koestler. On a demandé à Olivier Mannoni de retraduire un livre de Koestler, lui qui a été habité par le texte de cet écrivain", a poursuivi le PDG de Calmann-Lévy.

Arthur Koestler est devenu célèbre avec un roman paru d'abord en anglais, Le Zéro et l'Infini, mais avait commencé son œuvre en allemand, la langue traduite par Olivier Mannoni. Ce dernier a aussi traduit Sigmund Freud ou Stefan Zweig, et s'était attelé à la tâche délicate de traduire Mein Kampf, expérience dont il a fait un essai.

Calmann-Lévy ne rejette cependant pas tous les usages de l'intelligence artificielle. "Je donne un exemple : on nous a proposé récemment un roman, dont on nous disait qu'il était formidable, qu'il fallait le lire, en slovène. Personne ne parle le slovène chez nous. La machine nous a permis d'avoir un résumé imparfait. Et ça nous a donné une idée pour répondre à la question : est-ce qu'on a envie d'aller plus loin, de le donner à un lecteur du slovène qui va nous livrer ses impressions ?", a rapporté Philippe Robinet. 

Source : France Info Culture

3 juin 2025

Forte hausses des ventes de livres audio en 2024 aux Etats-Unis

L'enquête sur les ventes de l'Audio Publishers Association, menée par Toluna, montre un retour à une croissance à deux chiffres pour le secteur, avec une hausse du chiffre d'affaires des livres audio à 2,22 milliards de dollars en 2024, soit 13 % de plus que l'année précédente. La croissance des ventes continue d'être tirée par les livres audio numériques, qui ont représenté 99 % du chiffre d'affaires en 2024 et ont progressé de 14 % sur un an. L'enquête consommateurs 2025 de l'Audio Publishers Association, menée par Edison Research, révèle que 51 % des Américains de 18 ans et plus, soit environ 134 millions de personnes, ont écouté un livre audio. On constate une augmentation notable de l'intérêt chez les non-auditeurs : 38 % se disent intéressés par les livres audio, contre 32 % l'an dernier, et le nombre de ceux qui s'y intéressent fortement a presque doublé, passant de 10 % à 18 %.

Le piratage continue d'être une préoccupation et l'Audio Publishers Association travaille activement sur ce problème, notant d'après les données d'Edison que 35 % des auditeurs de livres audio ont écouté un livre audio sur YouTube, contre 27 % en 2023. L'une des principales raisons (76 %) de l'utilisation de YouTube a été citée comme étant la gratuité des produits, qui sont en grande partie piratés.

Une part croissante d'auditeurs cite l'accessibilité comme un facteur clé dans la consommation de livres audio : 72 % déclarent qu'il est important que les livres audio soient disponibles sur leur plateforme d'écoute préférée et 63 % apprécient l'accès via leur application de bibliothèque. La fiction générale représente la plus grande part des revenus par genre et a augmenté de 16 % par rapport aux revenus de 2023. La science-fiction/fantastique, la romance et la non-fiction générale constituent les autres genres les plus importants en termes de revenus. Les plus fortes augmentations annuelles des ventes de genre ont été observées dans les catégories Romance (+ 30 %), Enfants et Jeunes Adultes (+ 26 %) et Science-Fiction/Fantasy (+ 21 %).

La consommation et le nombre de livres audio narrés par l'IA ont augmenté, bien que la volonté d'essayer des livres audio narrés par l'IA ait diminué d'une année sur l'autre, passant de 77 % en 2023 à 70 % en 2025.

 

2 juin 2025

Des lunettes créées par la bibliothèque nationale de Singapour permettant une lecture immersive

Et si les personnages de vos livres prenaient vie sous vos yeux ? C’est le pari ambitieux que vient de relever la Bibliothèque nationale de Singapour (NLB), en partenariat avec Snap Inc. et LePub Singapore. Ensemble, ils dévoilent la première expérience de lecture augmentée au monde, portée par les Snap Spectacles, des lunettes en réalité augmentée capables d’ajouter sons et images à votre lecture en temps réel. Un projet innovant qui mêle narration traditionnelle et technologies immersives pour donner une nouvelle vie aux livres… et redonner envie de lire à une génération ultra-connectée.  Développée au sein de LeGarage, le pôle innovation de LePub, en collaboration avec l’équipe AR Studio Paris de Snap, cette expérience propose une lecture enrichie par des effets sonores et visuels déclenchés en direct. Les lunettes utilisent la reconnaissance de texte (OCR) et l’intelligence artificielle pour analyser les pages du livre pendant qu’on les lit. En fonction des mots, des ambiances sonores s’activent : bruissements de feuilles, voix lointaines, musiques angoissantes ou joyeuses… le tout diffusé via les haut-parleurs intégrés aux lunettes. Les scènes les plus marquantes prennent également forme sous la forme d’animations en surimpression, projetées dans le champ de vision du lecteur. Comme si l’univers du livre s’échappait littéralement des pages. L’objectif ? Ne pas remplacer le livre, mais lui offrir une nouvelle dimension. Comme l’explique Stephan Schwarz, directeur de la création exécutif chez LePub Singapore :

« Ces lunettes sont une invitation à redécouvrir le plaisir d’un échange profond et riche de sens avec le texte. Une fois captivés par l’histoire, nous espérons que les lecteurs poursuivront leur lecture jusqu’au bout. »

Pour Gene Tan, bibliothécaire en chef et directeur de l’innovation à la NLB, ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large d’exploration : « Cela fait partie de nos efforts pour expérimenter de nouvelles expériences qui pourraient inspirer la découverte et susciter une passion renouvelée pour la lecture et l’apprentissage. »

Actuellement en phase de test bêta, ces lunettes seront disponibles en démonstration dans certaines bibliothèques sélectionnées à Singapour dès cette année. Les visiteurs pourront vivre cette lecture augmentée sur place, et même partager leur expérience en collectant des artefacts virtuels liés aux récits qu’ils découvrent. L’équipe de développement annonce également qu’un prototypage destiné aux développeurs sera accessible via l’Explorateur de Lenses de Snap pour stimuler la création de nouveaux contenus immersifs. Avec cette initiative, la Bibliothèque nationale de Singapour et ses partenaires ouvrent une porte entre deux mondes : celui du papier et celui du numérique. En reconnectant les jeunes (et les moins jeunes) à la lecture par le biais de la technologie, ce projet pourrait bien réinventer notre rapport à la fiction, en l’augmentant sans jamais l’éclipser. Et dans le même esprit, souvenez-vous, Meta avait dévoilé Orion : des lunettes de réalité augmentée pour remplacer votre smartphone.

Source : Créapills

 

2 juin 2025

Une tribune sur les craintes engendrées aux auteurs par l’essor du marché du livre d’occasion

Quelques semaines après l’annonce par le ministère de la Culture de sa volonté de saisir le Conseil d’État afin de mettre en place « un droit de suite au droit d'auteur » lorsqu’un livre est revendu sur le marché de l’occasion, un collectif réunissant 41 auteurs et autrices a publié le 31 mai dans Le Monde une tribune intitulée « Le livre d’occasion doit contribuer à financer la création » (cliquez ici pour y accéder). Les auteurs qui ont signé sont : Olivier Adam, Jean-Baptiste Andrea, Ingrid Astier, Delphine Bertholon, Marc-Antoine Boidin, Julie Bonnie, Hugo Boris, Isabelle Carré, Sorj Chalandon, Sophie Daull, Étienne Davodeau, Marie Desplechin, Juan Díaz Canales, Sophie Divry, Xavier Dorison, Jérémy Fel, Benjamin Fogel, Hélène Gestern, Brigitte Giraud, Victor Jestin, Serge Joncour, Julia Kerninon, Marie-Hélène Lafon, Emmanuel Lepage, Jessie Magana, Gilles Marchand, Catherine Meurisse, Denis Michelis, Jean-Claude Mourlevat, Colin Niel, Gaëlle Nohant, Olivier Norek, Michel Quint, Karine Reysset, Nicolas Richard, Mathieu Sapin, Murielle Szac, Carole Trébor, Sylvain Vallée, Sébastien Vassant, Carole Zalberg, Zelba.

En voici quelques  extraits publiés par Livres Hebdo : 

« La voix des autrices et des auteurs a été peu entendue au sujet du livre d’occasion, dont le marché croissant nous préoccupe, alertent les signataires. Il ne génère aucune rémunération, ni pour l’auteur ni pour la maison d’édition. Seuls les livres neufs engendrent des droits d’auteur ».

« Toutes et tous, nous avons déjà vu notre dernier livre vendu d’occasion sur une plateforme le jour même de sa parution en librairie, poursuit la tribune. La moindre nouveauté existe aussitôt en seconde main à prix cassé, dans le pays du monde le plus attaché au prix unique du livre. »
Alors même que le marché du livre d’occasion a progressé de 30 % en 10 ans, les auteurs s’inquiètent d’une cannibalisation de leurs ventes de livres neufs. Citant une étude d’avril 2024 du ministère de la Culture et de la Sofia, ils rappellent d’ailleurs que « de façon contre-intuitive, ce sont bien les classes les plus aisées qui achètent de l’occasion. »

Pour éviter cette cannibalisation et que l’enrichissement des « grands acteurs de la vente en ligne » se fasse « au détriment de la création, des auteurs, des traducteurs, des éditeurs et des libraires », ils avancent plusieurs solutions, dont « une contribution au droit d’auteur de quelques centimes par exemplaire, indolore pour les acheteurs, y compris les personnes aux revenus les plus modestes. »

Ciblant les plateformes spécialisées, cette participation n’empêcherait pas de « fixer un seuil de chiffre d’affaires minimal pour déclencher cette contribution, de façon à protéger les bouquinistes et les acteurs de l’économie sociale et solidaire. »
« Une partie des sommes perçues pourrait même être fléchée vers des actions d’utilité publique, en faveur de la lecture, par exemple, qui en a tant besoin », imaginent encore les signataires.

 

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