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5 octobre 2025

Blues des librairies spécialisées en manga, victimes d'une baisse des ventes en 2024

C'est la 38e édition du salon Paris Manga, événement qui a désormais élargi son horizon à d'autres phénomènes de pop culture – il y aura par exemple des animations Harry Potter et Jurassic Park – même si ce sont toujours les BD japonaises qui passionnent en premier lieu les visiteurs. Et c'est aussi l'occasion de s'attarder sur ce secteur du manga. Après une explosion post-Covid, les ventes ralentissent à nouveau depuis un an, avec des conséquences difficiles pour les librairies spécialisées.

Ce n'est pas qu'il n'y ait plus personne en librairie. Constantin en sort avec deux volumes sous le bras. "J'ai acheté les tomes 10 et 11 de Blue Lock, lance-t-il. Ça coûte relativement cher, mais ça nous arrive d'en acheter de temps en temps." Mais si vous allez à la sortie d'un lycée, vous aurez d'autres réponses. "Je les achète, mais maintenant on a des mangas sous format numérique, note cet élève. Donc lire des mangas sur Internet, c'est beaucoup plus fréquent."
Plus fréquent, moins cher surtout. Michaël Hé tient la librairie Manga Evasion à Dijon. "Je le vois avec mes clients fidèles, ils continuent toujours à venir, mais leur panier moyen a baissé. Et aujourd'hui, les loisirs ne sont plus une priorité pour beaucoup de gens." Il parle d'une baisse de 30% des ventes, certains mois. Au pire moment, celui du remboursement des prêts contractés pendant les confinements.

"Ce sont des charges qui se sont accumulées, on a eu des rattrapages d'Urssaf après le Covid, et tout ça est arrivé au mauvais moment, où il y a eu une baisse d'activité, poursuit-il. Mais ce n'est pas pour ça qu'il faut dire que le manga n'a plus d'avenir. Je pense que ça reste cyclique."

Stéphane Sokolowski est libraire chez Bulles de Salon à Paris. "Depuis plus d'un an, on constate une forte diminution, observe-t-il. Un très grand nombre de nouveautés qui nous sont proposées ne trouvent pas preneur. Les séries qui marchaient très bien continuent de marcher très bien. Mais pour les autres séries annexes, c'est beaucoup plus compliqué pour nous." D'autant plus compliqué quand des titres emblématiques comme Naruto s'arrêtent. Et pour ne rien arranger, le pass Culture, qui portait les ventes a été sensiblement réduit.

"Les gens venaient claquer carrément leurs 300 euros en mangas, maintenant c'est moins le cas. Le prix du manga va continuer d'augmenter, comme le prix du livre en règle générale., déclare à franceinfo  Stéphane Sokolowski, libraire à Paris
Des librairies ferment à Brive, à Belfort, au Creusot. Le Dijonnais Michael Hé a dû lancer une cagnotte en ligne pour rembourser ses dettes. "Ça m'a permis de négocier avec les différents créanciers, de régler une partie de mes retards. Je me donne comme objectif de payer le reste de mes dettes d'ici la fin de l'année." Et si les ventes baissent, le nombre de parutions continue d'augmenter. Quitte à rendre chaque titre moins visible. Plus de 3 200 mangas sont parus en France en 2024 (+5%), alors que les ventes baissaient de 9%.

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4 octobre 2025

Opération "Biblis en folie", les bibliothèques mises à l'honneur partout en France

Depuis  hier et jusqu'à  demain, les bibliothèques multiplient les initiatives pour donner le goût de la culture dès le plus jeune âge sans oublier de s'adresser à un public plus large. Pour sa deuxième édition, l'opération "Biblis en folie" se tiendra pendant trois jours au lieu de deux jours comme l'an dernier. Durant cet évènement, les bibliothèques et les médiathèques proposeront une série d'évènements à commencer par le programme "Ma première carte de bibliothèque" qui permet aux parents d'inscrire leur nouveau-né dans une bibliothèque où un dispositif d'accueil personnalisé sera organisé.

La journée du 3 octobre etait plus particulièrement destinée au public scolaire alors que les 4 et 5 octobre s'adressent aux usagers plus âgés. Les établissements participants proposeront notamment des lectures, des expositions, des jeux, des projections, des concerts…

"Premier service culturel de proximité" comme le rappelle le ministère de la Culture, les bibliothèques ont enregistré plus de 258 millions de prêts en 2024 soit 10 millions de plus qu'en 2023. 37 % des Français de plus de 15 ans déclarent s'être rendus en bibliothèque en 2024 contre 30 % en 2023.

3 octobre 2025

Acquisition de la marque Le Routard par Hachette

Le Routard, confondé en 1973 par Philippe Gloaguen, "marque emblématique et première collection de guides touristiques sur le marché", "propose aujourd’hui 160 titres, ainsi que des beaux livres et hors-séries autour du voyage", a détaillé le groupe d'édition dans un communiqué.

Avec cette acquisition, dont le montant n'a pas été précisé, le groupe détient désormais la bible française des globe-trotteurs. Depuis sa création, il s'est écoulé plus de 55 millions d'exemplaires du célèbre guide qui se vend encore à 2,5 millions d'exemplaires par an et figure dans le Top 20 des livres les plus vendus dans le monde.

Philippe Gloaguen, 74 ans, avait su surfer sur les années hippies et accompagner l'essor du voyage dans les années 1970 et 1980, avec la démocratisation des voyages en avion, pour lancer son bréviaire devenu culte.

L'opération permet aussi à Hachette Livre de porter sa participation à 100% dans la société Cyberterre, qui édite le site Routard.com.

Source :  Boursorama

2 octobre 2025

Stephen King, auteur le plus banni dans les écoles américaines

Un nouveau rapport sur les interdictions de livres dans les écoles américaines révèle que le maître de l'horreur Stephen King est l'auteur le plus susceptible d'être censuré, et que le pays est divisé entre les États qui restreignent activement les œuvres et ceux qui tentent de limiter ou de lever les interdictions. Le rapport Banned in the USA de l'organisation PEN America, publié mercredi, recense plus de 6800 cas de livres retirés temporairement ou définitivement pour l'année scolaire 2024-2025. Ce nombre est en baisse par rapport aux plus de 10 000 livres enregistrés en 2023-2024, mais reste bien supérieur aux niveaux d'il y a quelques années, lorsque PEN n'avait même pas jugé nécessaire de rédiger un rapport. 

Environ 80 % de ces interdictions ont été décrétées dans seulement trois États ayant adopté ou tenté d'adopter des lois exigeant le retrait des livres jugés répréhensibles : la Floride, le Texas et le Tennessee. Parallèlement, PEN a constaté peu ou pas de cas de retraits dans plusieurs autres États. L'Illinois, le Maryland et le New Jersey figurent parmi ceux dont les lois limitent le pouvoir des bibliothèques scolaires et publiques de retirer des livres.

C'est de plus en plus une histoire de deux pays, a souligné Kasey Meehan, directrice du programme Liberté de lire de PEN et autrice du rapport de mercredi.

Et ce n'est pas seulement une histoire d'États républicains et d'États démocrates. En Floride, ce ne sont pas tous les districts scolaires qui ont répondu aux appels à l'interdiction de livres. On constate des différences d'un comté à l'autre. Les livres de Stephen King ont été censurés 206 fois, selon PEN, Carrie et Le fléau figurant parmi les 87 œuvres concernées. L'œuvre la plus interdite, tous auteurs confondus, est le classique dystopique des années 1960 d'Anthony Burgess, L'orange mécanique, pour lequel PEN a recensé 23 retraits. Parmi les autres livres et auteurs soumis à d'importantes restrictions, on peut citer Sold de Patricia McCormick, Forever de Judy Blume et Breathless de Jennifer Niven, ainsi que de nombreux ouvrages de Sarah J. Maas et Jodi Picoult.

Parmi les raisons souvent invoquées pour le retrait d'un livre figurent les thèmes LGBTQ+, les représentations raciales et les passages violents, notamment sexuels. Une tendance constatée par PEN n'a fait que s'intensifier : des milliers de livres ont été retirés des rayons en prévision de pressions communautaires, politiques ou juridiques plutôt qu'en réponse à une menace directe.

"Il s'agit d'une forme "d'obéissance anticipée", est-il écrit dans le rapport, ancrée dans la peur ou simplement dans le désir d'éviter des sujets potentiellement controversés.

ALA), qui publie également des rapports annuels sur les interdictions et les contestations. Les chiffres de PEN sont bien plus élevés, en partie parce que l'organisation de défense de la liberté d'expression comptabilise tous les livres retirés ou soumis à des restrictions, quelle que soit leur durée, tandis que l'ALA ne comptabilise que les retraits ou restrictions définitifs.

Source  :Radio Canada

1 octobre 2025

100 € offerts sur l'achat de livres pour les familles italiennes ayant un revenu inférieur à 15 000 €

Ces dernières années, le secteur de l'édition a réclamé à plusieurs reprises le rétablissement du bonus culturel pour les 18 ans et plus (non lié à l' ISEE et imité par d'autres pays). Pour l'instant, l'option reste la « Carte Culture » , une carte numérique de 100 € destinée aux familles dont l'ISEE est inférieur à 15 000 €. À cet égard, du 1er au 31 octobre, il sera possible de bénéficier des aides de la « Carta della Cultura », une initiative du ministère de la Culture mise en œuvre par le Centre du Livre et de la Lecture, dont la gestion technique est confiée à PagoPA, CONSAP et SOGEI. Comme expliqué dans la présentation, cette mesure consiste en une contribution à l'achat de livres, visant à lutter contre la précarité éducative et culturelle . Elle est accessible aux familles italiennes ou étrangères résidant en Italie, comme indiqué, et dont l'ISEE (Indicateur de Situation Économique Équivalente) est inférieur à 15 000 €.

La demande doit être déposée exclusivement via IO, l'application de services publics gérée par PagoPA et accessible via SPID ou la Carte d'Identité Électronique (CIE). Une seule carte est attribuée par foyer, et le classement (un par année) sera établi en fonction de l'ISEE de l'année concernée , par ordre croissant (du plus bas au plus élevé) et selon l'ordre de dépôt des demandes, jusqu'à épuisement des fonds. Le résultat de la demande sera notifié via l'application IO . Les bénéficiaires recevront la carte directement dans la section « Portefeuille » de l'application et disposeront de 12 mois à compter de sa date d'émission pour l'utiliser . Le montant pourra être utilisé pour l'achat de livres, papier et numériques (à condition de disposer d'un code ISBN), dans les librairies et points de vente participants, dont la liste sera disponible sur une plateforme dédiée.

Source : Il Libraio

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30 septembre 2025

Une mobilisation historique des traducteurs français

C'est une mobilisation inédite des traducteurs et des traductrices, selon les associations interrogées. Aujourd'hui, jour de la Saint-Jérôme, en clin d'œil au saint patron des traducteurs, la profession organise une mobilisation nationale portée par l'Association des traducteurs littéraires de France (ATLF), l'Association des traducteurs et adaptateurs de l'audiovisuel (ATAA) et le collectif En chair et en os qui défend une traduction humaine face à l'essor de l'intelligence artificielle dans ce domaine.

« Pour en finir avec la précarité des métiers de la traduction, pour améliorer nos conditions de travail et d'existence, pour refuser l’IA et le monde qu’elle nous impose, une action est nécessaire », proclame un communiqué conjoint. « La culture de la revendication reste encore très marginale dans notre métier », souligne à cet égard Samuel Sfez, traducteur et président de l'ATLF, auprès deLivres Hebdo. Nous avons besoin d'une mobilisation de la base qu'il reste à créer. »
Outre un événement parisien qui se tiendra aux Plateaux Sauvages (Paris, XXe) de 14h30 à 17h30 et sera retransmis en direct, les associations organisatrices appellent à des rassemblements et temps d'échange partout en France.

« Cela incarne quelque chose d'historique car c'est une forme d'appel à la grève alors même que, ne dépendant pas du droit du travail mais du droit d'auteur, nous n'avons pas le droit de grève », explique quant à elle Margot Nguyen-Béraud, traductrice et présidente de l'Association pour la promotion de la traduction littéraire (Atlas), revendiquant pour ses pairs « les mêmes droits que tous les autres travailleurs ».

Assurance chômage, congés payés, jours fériés, médecine du travail, tarif plancher, temps de travail maximum hebdomadaire… Autant d'éléments qui font défaut aux traducteurs et traductrices qui sont 71 %, selon la dernière enquête de l'ATLF, à s'estimer en situation de précarité. « Les conditions socio-économiques des traducteurs et des traductrices se dégradent, les droits nous manquent, beaucoup d'entre nous continuent à être sous-payées et sous-payés, et aucun d'entre nous ne bénéficie de protection sociale complète », détaille le communiqué des associations organisatrices. Depuis trois ans, la mobilisation semble redoubler d'ampleur pour défendre les droits sociaux de la profession, et notamment lui assurer une protection en cas de revenus discontinus ou trop faibles.

En 2022 puis en 2024, Pierre Dharréville, député (PCF) des Bouches-du-Rhône déposait à l’Assemblée nationale une proposition de loi « visant à l'instauration d'un revenu de remplacement pour les artistes-auteurs temporairement privés de ressources », formulée par un groupe de travail constitué de parlementaires et de collectifs et syndicats d’artistes auteurs (la Buse, STAA-CNT-SO, le SNAPcgt, la Ligue des auteurs professionnels…). Non discutée jusqu'à la dissolution de juillet 2024, cette proposition est réapparue ce printemps du côté du Sénat. L'élue écologiste de Gironde Monique de Marco a en effet déposé en octobre 2024 un texte « visant à garantir la continuité des revenus des artistes auteurs », soit une sorte d'alternative à l'intermittence.

Une initiative que les associations suivent de près. Avec la mobilisation du 30 septembre, celles-ci espèrent que tous les maillons de la chaîne du livre et de la traduction « prennent conscience de la valeur de cette activité humaine ».

À l'automne, d'autres rendez-vous permettront aux traductrices et traducteurs de se retrouver. D'abord au festival Vo-Vf, traduire le monde dont la 13e édition se tiendra à Gif-sur-Yvette (Essonne) du 3 au 5 octobre, puis à Arles (Bouches-du-Rhône) pour les 42e Assises de la traduction littéraires qui auront lieu du 7 au 9 novembre autour du thème « Traduire sous contraintes ».

29 septembre 2025

Cent ans de livres jeunesse au Carré d’Art de Nîmes

C’est un peu une madeleine de Proust pour plusieurs générations. Jusqu’au 13 décembre, le Carré d’Art accueille Dessine-moi une histoire, une exposition qui plonge le visiteur dans plus d’un siècle de livres destinés à la jeunesse. Albums illustrés, bandes dessinées, contes et périodiques y racontent l’évolution d’un genre littéraire, miroir de la société et source d’émotions intemporelles.

À l’origine de ce fonds exceptionnel, il y a l’histoire d’une famille cévenole. Sur trois générations, de la grand-mère à la petite-fille, 350 ouvrages ont été soigneusement conservés et transmis. En 2020, Sylvie Lucas, dernière dépositaire de ce patrimoine intime, a choisi de confier la bibliothèque au Carré d’Art. « Nous n’avions pas de fonds spécifique pour l’édition jeunesse. Ce don est venu combler un vide », souligne Bénédicte Tellier, bibliothécaire au service Patrimoine. Les traces laissées par les enfants (coloriages, dédicaces, signatures) rappellent qu’il ne s’agit pas seulement d’une collection, mais bien d’une bibliothèque vivante, témoin d’une filiation. Dans les vitrines, le visiteur passe des fables de La Fontaine aux aventures de Robinson Crusoé, des éditions illustrées par Gustave Doré aux albums colorés de Benjamin Rabier. Plus près de nous, Bibi Fricotin, Bécassine ou Martine côtoient Harry Potter ou Le Petit Prince. Chaque génération y retrouve des héros familiers, et certains visiteurs avouent leur émotion en revoyant les couvertures de leur enfance.

Le parcours muséal se déploie sur plusieurs espaces : dans l’atrium du Carré d’Art, la diversité des documents raconte l’essor de la littérature jeunesse depuis la fin du XIXᵉ siècle ; à l’étage, la section jeunesse met en avant le monde animal et son imaginaire ; tandis qu’à la bibliothèque Serre Cavalier, les héros et héroïnes emblématiques des lectures d’enfance tiennent le devant de la scène. L’exposition dialogue aussi avec le patrimoine littéraire local. Une vitrine est consacrée aux éditeurs gardois : Grandie, Lirabelle ou encore Papier Coupés. Plus précieux encore, le manuscrit de Dhuoda, rédigé à Uzès au IXᵉ siècle, est présenté comme l’un des premiers textes européens destinés à un enfant, écrit par une mère pour son fils. Des rendez-vous ponctuent l’exposition : ateliers d’écriture graphique, projections familiales et rencontres avec illustrateurs permettent aux plus jeunes de s’approprier à leur tour cet héritage.

Source  : La Marseillaise

28 septembre 2025

L’Abo, une offre de location de livres en librairie destinée aux 9-11 ans

Il aura fallu près d'un an au Bureau des Acclimatations et à ses partenaires pour mettre au point « L'Abo ». Testée à partir du 1er octobre par trois librairies – Des rires et des Livres (Montreuil), Libr’enfant (Tours) et Larcelet (Saint-Dizier) – cette formule d'abonnement destinée aux 9-11 ans permet aux clients d'accéder à une sélection de 29 titres, pendant une année scolaire, pour 29,90 euros. Contrairement à l'emprunt en bibliothèque, avec lequel l'offre se veut complémentaire, les jeunes n'ont pas de délai pour rapporter le livre et peuvent conserver leur ouvrage préféré à la fin de la période d'abonnement.

« On a pris du temps pour regarder tout ce qui a existé par le passé et tout ce qui existe aujourd'hui, en France et dans le monde, autour de la lecture sans transfert de propriété privée », explique Fanny Valembois, consultante au Bureau des Acclimatations, un collectif qui accompagne les acteurs de la filière du livre dans leur transformation écologique.

Objectifs de l'expérimentation : réduire l’impact environnemental en limitant la quantité d’exemplaires fabriqués ; améliorer la rémunération de l’ensemble des acteurs, les librairies reversant une part du chiffre d’affaires de l’abonnement aux éditeurs et aux auteurs ; encourager la découverte avec une sélection diversifiée qui va du roman au documentaire, en passant par la BD et le théâtre.

Initiés en novembre 2024, les travaux autour de ce modèle locatif ont d'abord consisté à trouver des partenaires aussi bien en librairie que du côté des maisons d'édition. Ces dernières sont finalement dix, françaises et suisses, à embarquer dans l'aventure : Dada, les éditions théâtrales, Gulf Stream, Helvetiq, La joie de lire, MeMo, Milan (Bayard), Panthera, PKJ et Poulpe Fictions (Editis). Soit sept structures indépendantes, et trois appartenant à des groupes.
Pour encadrer juridiquement cette offre, deux vagues de contractualisation ont été nécessaires. « Les maisons ont contractualisé avec les auteurs sous forme d'avenant au contrat d'édition. Ensuite, il y a un contrat entre chacune des maisons d'édition, chacune des librairies, et le Bureau des Acclimatations comme tiers de confiance », détaille Fanny Valembois.

« On lance la commercialisation comme un test. La prochaine étape est un gros travail d'analyse juridique. Il faut mettre tout le monde autour de la table, notamment les syndicats et les organisations professionnelles », poursuit-elle. De fait, cette offre d'abonnement soulève des questions sur les droits d'auteur ainsi que sur le prix unique du livre.

Si l'expérimentation doit permettre d'évaluer le potentiel commercial de l'offre et d'en tirer des conclusions économiques, « la librairie ne perd pas d'argent à partir de 15 à 20 abonnements vendus, selon les remises dont elle bénéficie avec les éditeurs », précise d'ores et déjà Fanny Valembois. « Et à partir de 50 abonnements, tout le monde gagne plus que sur la vente de livres neufs », complète-t-elle. Rendez-vous courant 2026 pour le bilan de l'opération.

Source  : Livres Hebdo

27 septembre 2025

"Der Junge mit den falschen Schuhen" récompensé par le Prix du livre audio pour enfants et jeunes de la capitale du Land de Wiesbaden

Le "KIWI - Kinder- und Jugendhörbuchpreis der Landeshauptstadt Wiesbaden" est décerné au speaker Benito Bause pour sa prestation de narrateur dans le livre audio "Der Junge in den falschen Schuhen" de Tom Percival, paru aux éditions Argon/Sauerländer Audio. Le prix est doté de 10.000 euros et sera décerné en clôture de la fête de l'écoute de hr2 à Wiesbaden le dimanche 1er février 2026 à 15 heures dans le cadre d'un gala d'écoute pour enfants au Petit Théâtre du Théâtre National de Hesse à Wiesbaden.

Depuis plus de 20 ans, le prix du livre audio pour enfants et jeunes de la capitale du Land de Wiesbaden est décerné en coopération avec le jury de la liste des meilleurs livres audio de hr2 et est l'un des prix les mieux dotés dans ce domaine.

"Le garçon aux mauvaises chaussures" de Tom Percival raconte avec empathie le fait de grandir dans la pauvreté. Le jeune Will vit dans une famille avec peu d'argent : le réfrigérateur est souvent vide, les vêtements sont d'occasion, ses chaussures sont vieilles et usées. Il se fait ainsi remarquer à l'école, bien qu'il fasse tout pour rester invisible. Mais il refuse de l'aide et se retrouve parfois sur la mauvaise voie. Ce n'est qu'en dessinant qu'il apprend à se faire des amis et à accepter de l'aide.

Le jury a salué l'authenticité de l'histoire, couronnée par l'interprétation parfaite de l'acteur Benito Bause. Sa voix chaude et agréable sonne tantôt cool, tantôt vulnérable, comme un garçon qui retrouve l'espoir après une grande dépression. Et c'est sur cette note d'espoir que se termine, selon le jury, ce livre audio extraordinairement intense et passionnant.

Benito Bause, connu pour ses rôles dans les séries "Doppelhaushälfte" et "All you need", est en outre un acteur de théâtre chevronné et sa voix douce et juvénile donne à ses interprétations de livres audio un son intense et réverbéré.

Source : Wiesbaden

26 septembre 2025

Le retour de la Ligue de l'imaginaire pour un recueil caritatif au profit du Centre de transcription et d'édition en braill

La Ligue de l’Imaginaire vous donne rendez-vous pour un Noël de sueurs froides et de frissons  ! Onze auteurs s’engagent et offrent dans ce recueil des histoires riches en sensations fortes et en émotions. Certaines vous feront peur ou douter de la réalité, d’autres vous couperont le souffle ou vous glaceront le sang… Vous êtes prévenus, ce sera le pire des Noëls ! Ce livre  publié par Le  Livre de Poche paraîtra le 1er novembre.
En achetant ce livre, vous soutenez l’action du CTEB qui favorise l’accès au livre et à la culture des aveugles. Le Centre de transcription et d’édition en braille est une association à but non lucratif et reconnue d’intérêt général, parrainée par l’écrivain Bernard Minier. Elle agit depuis 37 ans pour adapter l’actualité littéraire en braille et tous types de projets à la déficience visuelle.

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