Après les déménagements du Furet du Nord de Roubaix et du Decitre de Grenoble, c’est désormais au tour du Furet du Nord de Cambrai (Hauts-de-France), implanté dans la ville depuis 34 ans, d’investir un nouveau lieu. Décidé en raison de la faible attractivité économique de son emplacement actuel, ce déménagement prendra effet en octobre prochain. La librairie s’installera alors en plein centre-ville de Cambrai, juste en face de la mairie.
« Le Furet du Nord représenté par Christophe Desbonnet et la SCI Briand Cambrai, représentée par Marc Donghi, ont signé un bail formalisant le déménagement du Furet du Nord de Cambrai […] la configuration de l’emplacement actuel de la librairie mettait en péril sa pérennité », indique un communiqué diffusé par le groupe Nosoli, détenteur des enseignes Furet du Nord et Decitre, ce mercredi 31 juillet.
D’après le groupe, la librairie sera repositionnée « au cœur du tissu commercial Cambraisien, en face la mairie ». Elle y rouvrira ses portes à la mi-octobre dans un local de 850 m², animé une équipe de dix personnes. Quant au local historique, situé au 22 Mail Saint-Martin, ce dernier fera l’objet d’une exploitation avec une offre restreinte « sur la durée du bail restante ».
La liquidation judiciaire de Coop Breizh, éditeur et diffuseur, prononcée le 17 juin 2025, avait créé l’émoi dans le monde culturel breton. Coop Breizh une institution depuis 68 ans, qui a publié de nombreux auteurs-autrices, mais aussi musicienns et chanteurs.
Un choc pour tous les amoureux de la culture bretonne. Une mauvaise nouvelle surtout du côté des éditeurs hébergés par l’entreprise basée à Spézet (Finistère). La question étant : que vont devenir leurs stocks ? Des stocks qui sont la propriété de l’éditeur et non du diffuseur. Finalement, c’est le soulagement. Comme le souligne Jean-Marie Goater, de l’association des maisons d’édition en Bretagne, Ameb : « Quinze maisons d’édition ont vu leurs contrats de diffusion-distribution totale ou partielle, rachetés par PLM, la structure de diffusion-distribution basée à Quimper des éditions Palémon. »
Jean-Marie Goater parle d’une « issue heureuse pour les maisons d’éditions concernées ». Il ajoute : « Néanmoins, plusieurs structures éditoriales, déjà malmenées par les créances non réglées laissées par la liquidation de Coop Breizh, se retrouvent sans diffusion-distribution. »
Dans la foulée de la liquidation, le point de vente Coop Breizh de Lorient (Morbihan) a baissé le rideau de fer. « Une librairie de moins sur notre territoire. Nous espérons une reprise et une continuité de cette activité si importante. »
À la fin de l’année scolaire 2024-2025, le service Biblius a franchi une étape importante de son développement, soit plus de 3 millions de livres numériques empruntés depuis son lancement. Un million de ces emprunts ont été réalisés au cours des neuf derniers mois seulement, depuis que le cap des 2 millions a été atteint en septembre 2024. Cette croissance rapide témoigne d’un engouement croissant pour la lecture numérique en milieu scolaire. Biblius est une bibliothèque scolaire numérique qui, grâce aux verrous apposés sur les fichiers et un modèle de licences unique, permet de gérer le prêt de livres dans le respect du droit d’auteur.
Le projet Biblius s’inscrit dans la mesure 17 du Plan d’action numérique en éducation et en enseignement supérieur. Le ministère de l’Éducation du Québec (MEQ) s’y est engagé à « déployer le prêt de livres numériques en bibliothèque scolaire et encourager leur transition vers des carrefours d’apprentissage ».
En 2019, le MEQ a confié à l’organisme à but non lucratif Bibliopresto le mandat de déployer cette plateforme dans les écoles du Québec. Aujourd’hui, Biblius est présent dans les secteurs publics et privés, ainsi que dans les écoles des Premières Nations non conventionnées.
Le MEQ offre dans Biblius une collection partagée de livres numériques pour l’ensemble des élèves et du personnel scolaire du secteur public et des écoles des Premières Nations non conventionnées. Cette collection vise à accroître l’accès aux œuvres québécoises et à soutenir leur intégration dans la pédagogie.
Actuellement, la collection partagée contient 451 œuvres provenant de 66 éditeurs différents (47 québécois, 8 canadiens (hors Québec) et 11 hors Canada). 91 % des titres sont en français. 5 % sont en anglais, et 4 % dans d’autres langues.
En facilitant l’accès aux œuvres littéraires numériques, Biblius démocratise la lecture, favorise l’apprentissage du français et met en valeur la création d’ici. Ce cap des 3 millions d’emprunts témoigne de l’importance croissante du livre numérique dans les pratiques pédagogiques et culturelles des milieux scolaires québécois.
Dans un avis du 17 juin rendu public ce 29 juillet, Le Conseil d’État a validé la conformité constitutionnelle d’instaurer une rémunération des auteurs et éditeurs sur les ventes de livres d’occasion, mais identifie des obstacles liés au droit européen. Le Conseil d'État estime qu’un tel dispositif ne porterait pas atteinte au droit de propriété des acquéreurs ni à la liberté contractuelle. La création de ce nouveau droit d'exploitation serait justifiée par « un motif d'intérêt général tenant à la promotion de la création artistique », objectif de valeur constitutionnelle. Le dispositif envisagé obligerait certains vendeurs à déclarer leurs ventes et verser une contribution basée sur leur chiffre d'affaires. Cette rémunération serait répartie à parité entre auteurs et éditeurs, avec une fraction dédiée aux actions d'intérêt général. Le Conseil d'État identifie cependant un obstacle dans la directive européenne 2001/29/CE. Selon l'article 4, le droit de distribution s'épuise lors de la première vente légale d'une œuvre dans l'Union européenne.
L'institution conclut que cette règle « fait obstacle à la création d'un dispositif de droit national qui prolongerait l'exploitation commerciale du droit de distribution de l'auteur en imposant la perception d'une rémunération lors du commerce ultérieur de livres imprimés d'occasion ».
Contestation des organisations professionnelles
Le Conseil permanent des écrivains (CPE) et le Syndicat national de l'édition (SNE) contestent cette interprétation dans un communiqué du 29 juillet. Ils s'étonnent que l'obstacle soit fondé sur un arrêt de 1981, rendu « 20 ans avant l'adoption de la directive ».
Les deux organisations relèvent que le Conseil d'État reconnaît que « la directive 2001/29/CE, prise à la lettre, ne vise que l'épuisement du droit de contrôle de l'auteur sur la commercialisation ultérieure de son œuvre et non nécessairement celui de la possibilité de percevoir une rémunération ».
Elles estiment que la jurisprudence européenne « peut être considérée comme non établie à ce jour » sur cette question et attendent « une intervention législative ou réglementaire à la hauteur des enjeux ».
Tel qu’envisagé, le dispositif prévoit d'imposer aux plateformes de « place de marché » en ligne des obligations de déclaration et de collecte. Le Conseil d'État rappelle les contraintes du droit européen sur le commerce électronique, notamment le principe du « pays d'origine » et les règles sur la responsabilité des hébergeurs.
Le dispositif exempterait les acteurs de l'économie sociale et solidaire pour lesquels le livre d'occasion représente une activité minoritaire, ainsi que les opérateurs sous un seuil de chiffre d'affaires fixé par décret.
L’avis du Conseil d’État intervient après la saisine de la ministre de la Culture, Rachida Dati, interpellée lors du dernier Festival du livre de Paris par les représentants d’auteurs et d’éditeurs. Ces derniers estiment que l’explosion du marché du livre d’occasion via les plateformes en ligne, le valorisant dorénavant autour de 20 % en volume du marché selon une étude de la Sofia de 2024, nuit à la création et à l’équilibre de la filière. Depuis près de deux ans, ils sensibilisent les pouvoirs publics à cette évolution sensible du marché.
Le CPE et le SNE rappellent les précédents du droit de copie, du droit de prêt et de la copie privée numérique, « mises en œuvre avec une volonté politique affirmée en faveur de régulations proportionnées ». Ils se déclarent « ouverts à l'examen de tout projet de dispositif instaurant une juste rémunération des auteurs et des éditeurs ».
Selon une enquête réalisée en ligne au mois de janvier 2025 auprès de 3 000 répondants âgés de 15 ans et plus, en l'espace de cinq ans, le nombre de Français qui sont allés en bibliothèque a connu une nette augmentation. Mais la présence des employés et des ouvriers y reste largement inférieure à celle des cadres et professions intellectuelles supérieures. C'est une bonne nouvelle pour les bibliothécaires. Le nombre de Français qui ont poussé les portes d'une bibliothèque ou d'une médiathèque est en nette augmentation. Selon une étude réalisée par le Credoc pour le compte du ministère de la Culture, 37 % d'entre eux déclarent s’y être rendus en 2024 alors qu'ils n'étaient que 32 % en 2019 et 30 % en 2023. "Les sorties culturelles des Français en 2024 retrouvent leurs niveaux d’avant la crise sanitaire" constatent les auteurs de cette étude qui ont recensé les pratiques culturelles des Français par disciplines : bibliothèques, cinéma, spectacles, musées, visites patrimoniales… Moins bonne nouvelle, les bibliothèques peinent à diversifier leur public : "les cadres et professions intellectuelles supérieures sont ceux qui fréquentent le plus les cinémas, les lieux de spectacle vivant, de patrimoine et les bibliothèques (suivis par les professions intermédiaires et les agriculteurs, artisans, commerçants et chefs d’entreprise)." 53 % des cadres et professions intellectuelles supérieures déclarent ainsi être allés en bibliothèque en 2024. Un taux qui tombe à 32 % pour les employés et 24 % pour les ouvriers.
Autre enseignement, les bibliothèques sont surtout visitées par une population jeune : 50 % des 15/24 ans, 45 % des 25/39 ans. A l'autre bout de la chaîne, seulement 30 % des 60/69 ans se déplacent en bibliothèque.Alors que les concerts et le cinéma sont des activités payantes, les bibliothèques engrangent les fruits de leur gratuité : "la sortie à la bibliothèque se distingue à nouveau avec l’écart le plus faible entre les bas revenus et les hauts revenus (7 points) ce qui peut être lié à la gratuité d’accès" souligne l'étude. A titre de comparaison, cet écart est de 14 points pour les sorties au musée ou au théâtre.
Il est des lieux où le temps semble suspendu, où l’instant se dilate au rythme du silence et du souffle, où la nature parle à voix basse mais avec intensité. L’Evian Resort est de ceux-là. Posé entre ciel et lac, au cœur d’un parc de 19 hectares surplombant les eaux limpides du Léman, ce havre de paix offre une respiration rare, un écrin de sérénité entre les bras bienveillants des Alpes.
Du 4 au 5 octobre prochains, ce sanctuaire de l’âme et du corps accueillera une retraite pas comme les autres. Une invitation à écrire, à respirer, à se réinventer. Deux jours hors du temps en compagnie de Douglas Kennedy, l’un des écrivains les plus lus au monde, pour une expérience où se rencontrent la quête intérieure, la créativité et l’art de vivre.
Dans ce décor exceptionnel, l’écriture devient plus qu’un acte : une respiration profonde, une façon d’entrer en soi à travers les mots. Durant cette retraite exceptionnelle des 4 et 5 octobre, Douglas Kennedy guidera les participants à travers des ateliers immersifs, des temps d’échange privilégiés, des exercices narratifs et des conversations autour du processus créatif.
Plus qu’un stage d’écriture, c’est une véritable exploration de la voix intérieure, un moment pour plonger dans ses récits personnels, dénouer les fils d’une intrigue ou d’une émotion, donner forme à ce qui attend d’être dit. Que l’on soit auteur en devenir ou amoureux des mots, cette parenthèse est une chance rare de s’asseoir aux côtés d’un écrivain d’envergure, dans un cadre qui ouvre l’âme.
Marque phare du pôle Jeunesse d’Editis, Gründ renforce ses positions avec plusieurs nouveaux concepts. Après avoir lancé les marionnettes sonores en début d’année, elle annonce pour septembre une offre de doudous sonores, qui sera suivie en octobre par le relookage d’une série de livres sonores désormais équipés de piles bâton et proposant sept doubles-pages, pour « une durée d’écoute inégalée ». Les nouveautés Gründ fonctionneront dorénavant avec des piles bâton, pour répondre à « une demande récurrente des parents »
En octobre également, Gründ proposera des livres sonores équipés d’une batterie rechargeable. « Il s’agit d’une première sur le marché français », confie Alexandra Bentz, directrice des pôles Jeunesse et Illustré d’Editis. Cette évolution ne concerne pour le moment que les grands formats, la technologie ne permettant « pas encore » d’intégrer des batteries dans des livres de taille réduite.
L'un des premiers ouvrages à bénéficier de cette innovation est Mes chansons à l'infini de Nathalie Choux, à paraître le 30 octobre et vendu 19,95 euros. Le développement vers le rechargeable se poursuivra en 2026 avec une nouvelle gamme de deux livres sonores et lumineux. En parallèle, Gründ poursuit la stratégie de développement des albums amorcée depuis trois ans. L’éditeur annonce un programme 2026 orienté « premium ». Après le succès d'albums comme La folle tournée d’Albert le libraire de Nathalie Lescaille et Émilie Michaud (écoulé à 7 500 exemplaires selon Gfk), paraîtront notamment Entre n’aie pas peur, 3, 2, 1 c’est Noël de Soledad et Hervé Eparvier ainsi que La vie vaut la peine d’être écrite de Susie Morgenstern et Cati Baur, « l’un des projets les plus personnels de l’autrice puisqu’elle nous confie des extraits de son propre journal », précise Alexandra Bentz. Enfin, Gründ poursuit le développement de Timoté. Le personnage d’Emmanuelle Massonnaud et Mélanie Combes est aujourd’hui le 3e petit héros du marché derrière T’choupi (Nathan) et Petit Ours Brun (Bayard Jeunesse). Quatre nouveautés et un coffret paraissent au second semestre.
Fermée depuis 2 ans à cause de sa proximité avec un point de deal, la médiathèque du quartier de Pissevin à Nîmes va être rasée cet automne. Face à cette situation, plusieurs riverains du quartier ont décidé de se mobiliser en créant une pétition pour réclamer une médiathèque de remplacement.
"Un enfant de Puissevin rentré en CP en 2023, attendra jusqu'à la 5e pour avoir un équipement de proximité réellement adapté", souligne, auprès de BFMTV, Catherine Bernié-Boissard, ex-conseillère municipale de Nîmes.
"Ce n'est pas acceptable. Dans un quartier où les difficultés sociales sont importantes, il faut que ces équipements existent", ajoute-t-elle.
De son côté, la mairie promet la construction d'une médiathèque provisoire dans le quartier pour le mois de novembre. Un nouveau bâtiment permanent devrait voir le jour d'ici 2030.
Certains titres ou séries ne semblent plus susciter l’intérêt d’un nombre de lecteurs suffisants pour permettre aux Éditions Pika de les conserver dans leur catalogues manga ou roman, c’est pourquoi elles cesseront leur commercialisation en version papier. Le premier août, vous ne trouverez plus qu’en version numérique les titres suivants :
J'irai te tuer dans tes rêves (Série complète en 4 tomes) et The King of Fighters - A New Beginning (Série complète en 6 tomes) publiés dans la collection Pika Shonen,
Joker of Destiny (Série complète en 3 tomes), Jusqu'à ce que nos os pourrissent (Série complète en 7 tomes), To the Abandoned Sacred Beasts (Série complète en 15 tomes) publiés dans la collection Pika Seinen,
Let's Kiss in Secret Tomorrow (Série complète en 3 tomes), Nos précieuses confidences (Série complète en 7 tomes) et Épouse-moi, Atsumori ! (Série complète en 6 tomes) publiés dans la collection Pika Shojo.
D’autres titres dispaîtront des rayons le premier novembre notamment En garde ! (Série complète en 3 tomes) et Sengoku (Série complète en 4 tomes) publiés par Pika Shonen, Spirit Seekers (Série complète en 16 tomes) publié par Pika Seinen, Rosen Blood (Série complète en 5 tomes) publié par Pika Shojo et Sunny Sunny Ann! (1 tome) publié par Pika Graphic.
Coup dur pour les amateurs de lecture illégale en ligne. Le tribunal judiciaire de Paris a ordonné mercredi le blocage du site Japscan, l’une des principales plateformes pirates de mangas, ainsi que de ses nombreux sous-domaines, accessibles en France. Cette décision fait suite à une procédure engagée par le Syndicat national de l’édition (SNE). Elle contraint les fournisseurs d’accès à Internet (Bouygues Télécom, Free, SFR et Orange) à « mettre en œuvre toutes mesures propres à empêcher l’accès au site japscan.lol […] notamment par le blocage des noms de domaine et sous-domaines associés », et ce pour une durée de 18 mois.
« Spécialisé dans les mangas, manhwas (bandes dessinées coréennes), manhuas (chinoises), BD et comics, Japscan proposait près de 13.000 titres accessibles depuis le territoire français au mépris des droits des auteurs et des éditeurs », déplore le SNE dans un communiqué. Le site attirait chaque mois plus de 690.000 visiteurs uniques en France, un trafic massif qui représentait une menace directe pour les éditeurs.
Plus de 80 % de lecteurs vont sur des sites pirates. Derrière cette offensive judiciaire, le SNE alerte sur l’ampleur du phénomène. Selon une étude réalisée par Mangas.io en 2025 et relayée dans le communiqué, 83 % des lecteurs de mangas fréquentent des sites pirates. Une pratique qui n’est pas sans conséquences : « Ce phénomène impacte directement les ventes des éditeurs dans un marché en baisse. Sur l’année 2024, les ventes du secteur éditorial mangas ont diminué de 9,3 % en volume », précise l’organisation, qui regroupe plus de 720 maisons d’édition françaises.
Le président du syndicat, Vincent Montagne, insiste : « Le Syndicat national de l’édition mène une lutte active contre le piratage récemment marquée par deux succès obtenus devant le tribunal aux fins de bloquer le site Z-Library. Cette nouvelle action entérine la volonté du syndicat de défendre le droit d’auteur à chaque fois qu’il est menacé. »
Le syndicat affirme également que la plateforme est administrée dans « un environnement technique assurant à ses responsables l’anonymat et une quasi-impunité ». Sur son propre site, Japscan se défend en affirmant que les contenus hébergés sont « des traductions non officielles réalisées par et pour les fans, dans un but strictement informatif ». Le site ajoute qu’il encourage « vivement à acheter la version officielle disponible dans votre pays, afin de soutenir directement les créateurs ».