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5 septembre 2025

Ouverture d’une cité immersive Jean de Ia Fontaine à Paris

C’est un espace de plus de 1 000 m2 dans une galerie accolée aux Champs-Élysées, à Paris, qui offre une plongée dans l’univers de Jean de La Fontaine.

Au début de ce parcours d’environ 1h30, on retrouve l’homme de lettres du XVIIe siècle, interprété par Laurent Stocker de la Comédie Française, dans son bureau, en train de préparer son discours d’entrée à l’Académie française. Le module vidéo prend à partie le public, le personnage s’insurgeant qu’on ne retienne de son œuvre que ses fables (au nombre de 243), plutôt que ses contes ou romans tels que Les Amours de Psiché et de Cupidon.

S’ensuit une pérégrination ludique, pédagogique et immersive dans l’univers du fabuliste, jusqu’à cette pièce aux murs vivants façon Atelier des lumières (Paris XIe) nous plongeant dans trois fables de Jean de la Fontaine avec les codes, visuels et narratifs, des jeunes d’aujourd’hui. Le parcours s’est appuyé sur un comité scientifique dirigé par Tiphaine Rolland, docteure et maître de conférences en littérature française du XVIIe siècle à la Sorbonne, avec Patrick Dandrey, président de la Société des Amis de Jean de la Fontaine et Didier Foucault, historien.

L'objectif dépasse la simple visite. « On se considère comme des passeurs, comme une porte d'entrée dans la culture qui mène vers d'autres chemins », explique à Livres Hebdo Jean Vergès, président et cofondateur de Cité Immersive. « Le but de cette exposition, c'est de donner aux gens l'envie de redécouvrir l'œuvre de La Fontaine et d'acheter en librairie des fables de La Fontaine ».
D’une version poche à 3 euros à des beaux livres à plus de 40 euros en passant par des livrets de coloriages, une sélection d’une vingtaine d’ouvrages est proposée dans la boutique, illustrant le dynamisme éditorial autour de l’œuvre de La Fontaine . Ce modèle économique mise sur l'effet multiplicateur culturel. « Lorsqu'on a consommé un bien culturel, ça n'épuise pas notre besoin. Au contraire, ça ne fait que le décupler », théorise Jean Vergès. Il inaugure ce 6 septembre son deuxième établissement après le succès de la cité des Vikings à Rouen, ouverte en 2024. « Plus de 120 000 visiteurs » ont fréquenté le site normand, devenu « le lieu culturel payant le plus visité de la ville de Rouen », selon l'entrepreneur.

L'entreprise fonctionne exclusivement sur fonds privés (parmi les investisseurs figure notamment l'homme d'affaires Pierre-Édouard Stérin). « On n'a bénéficié d'aucune subvention à ce jour », précise Jean Vergès. « Les projets sont financés à travers des investisseurs privés et des financements bancaires. On fonctionne comme une entreprise privée avec une grosse prise de risque », raconte-t-il.

Le ticket d'entrée s'établit à 19,90 euros plein tarif, 13,90 euros pour les enfants, gratuit pour les moins de six ans. La cité parisienne vise une clientèle mixte : 15 à 20 % de groupes scolaires, 10 à 15 % de public international pour le reste composé de familles françaises et de curieux.
« Les fables de La Fontaine font partie de ces madeleines de Proust qui parlent à tout le monde, qui sont absolument universelles », justifie Jean Vergès. L'entrepreneur mise sur cette notoriété internationale. « Dans les salles de classe d'Iran, de Chine, des États-Unis, du Vietnam, on apprend les fables de La Fontaine », affirme-t-il.

Le concept vise surtout les publics qui « ne se rendent pas classiquement dans les musées ». « Il faut savoir qu'il y a 60 % des Français qui ne vont pas régulièrement au musée. Mais ils viennent chez nous », observe-t-il.
Cité Immersive développe un modèle de franchise sur différents patrimoines locaux. « On travaille déjà sur la cité du champagne à Reims, la cité des Ducs de Bourgogne à Beaune », détaille Jean Vergès, qui ne s’arrête pas là. « On peut imaginer plein de projets : Surcouf à Saint-Malo, le cinéma à Caen, Jeanne d'Arc à Orléans… »

Cette expansion répond à une logique de déconcentration culturelle. « Les thématiques sont illimitées et pas seulement en France », projette l'entrepreneur.

Le projet parisien a été lancé en janvier, avec une production des vidéos en mai et l’installation de décors à partir de fin juin. La cité ouvre pour « une période minimale d'un an » mais Jean Vergès envisage « de rester de manière permanente », et de le développer en itinérance en France et en Europe. Le parcours, traduit en français et anglais, pourrait être décliné dans d'autres langues selon l'affluence touristique.

Source  : Livres  Hebdo 

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5 septembre 2025

Baisse des ventes de livres jeunesse au Royaume-Uni durant l’été 2025

Les observateurs attentifs des classements auraient pu s'attendre à une forte hausse des ventes de livres pour enfants tout au long de l'été. Après tout, les nouveautés de Katie Kirby , Jamie Smart et Lauren Roberts ont dominé les classements, tout comme les livres de coloriage de Coco Wyo et la solide performance continue du dernier roman de Hunger Games . Mais, selon les données du Total Consumer Market (TCM) de NielsenIQ BookScan pour les 12 semaines jusqu'au 23 août, les ventes totales pour l'ensemble de la catégorie enfants s'élevaient à 83,9 millions de livres sterling, soit une baisse de 8,4 % par rapport à la période équivalente en 2024, lorsque la catégorie avait généré 91,6 millions de livres sterling, enregistrant ainsi l'été le plus pauvre depuis 2019, lorsque seulement 80,7 millions de livres sterling avaient été dépensés en livres pour enfants. Il faut noter que techniquement, avec deux semaines manquantes dans les données en raison du confinement national, la performance de 2020 a été inférieure, avec un chiffre d'affaires de 78,7 millions de livres sterling. Cependant, la moyenne hebdomadaire pour cette période est comparable à celle des étés 2021-2024, ce qui suggère que la catégorie était en bonne voie pour un été à plus de 90 millions de livres sterling. La baisse de 8,4 % en 2025 pourrait être attribuée à un été sec, certaines régions du Royaume-Uni ayant connu quatre vagues de chaleur. Mais cela n'a pas affecté les autres catégories, avec une baisse de 1,6 % du TCM global, soit une perte de 5,8 millions de livres sterling, largement compensée par les 7,7 millions de livres sterling non dépensés en livres pour enfants. Cela ne semble pas poser de problème en première position (les ventes des 50 premiers titres ont augmenté de 1,6 %, générant 119 374 £ supplémentaires par rapport à l'année précédente), mais ce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan si l'on considère le marché dans son ensemble. Les catégories les plus importantes – livres d'images, fiction jeunesse et livres de nouveauté et d'activités – sont toutes en baisse de 8 % à 10 % par rapport à l'été 2024, contribuant à hauteur de 4,4 millions de livres sterling à cette baisse, tandis que les ventes de toutes les catégories de manuels scolaires pour enfants ont subi une baisse de 20,6 %, soit un peu plus de 2,1 millions de livres sterling.


Le titre le plus populaire des mois de juin, juillet et août 2024 a été la biographie Little People BIG DREAMS de Taylor Swift, parue à l'occasion de la tournée britannique de la mégastar. L'annualisation a conduit à un été cruel pour la série biographique de Maria Isabel Sánchez Vegara, avec une chute de 61,8 %, entraînant la plus forte baisse des ventes de tous les auteurs, avec une chute des ventes absolues de 712 320 £.

Cette baisse se reflète dans une hausse de 85,1 % pour Katie Kirby, ce qui représente 729 661 £ supplémentaires pour l'auteur de Lottie Brooks ; elle occupe la première place du classement de l'été 2025, l'édition cartonnée de Lottie Brooks vs the Ultra Mean Girls s'étant vendue à 84 048 exemplaires et totalisant 763 583 £, soit une croissance de 65,1 % par rapport à The Majorly Awkward BFF Dramas of Lottie Brooks de 2024. Les ventes de fonds de catalogue de Kirby ont également augmenté de 108,6 % par rapport à l'été précédent. Kirby va à contre-courant, tandis que d'autres auteurs et marques ont vu leurs ventes baisser en raison de la chaleur. Julia Donaldson – toujours la plus grande figure du livre jeunesse – a chuté de 3,8 %, suivie de Fiona Watt, qui a enregistré une baisse légèrement plus marquée avec 4,9 %, tandis que J.K. Rowling a perdu 22,3 % de ses ventes, David Walliams a enregistré une baisse de 61,8 % et même les ventes de titres attribués au chiot Blue Heeler australien, Bluey, ont chuté d'un peu moins d'un quart. Tout n'est pas négatif, cependant, puisque les ventes de deux catégories ont progressé d'année en année. Sans surprise, l'une d'elles est celle des romans graphiques et bandes dessinées jeunesse, qui a connu une hausse de 16,9 %, ajoutant 750 000 exemplaires supplémentaires,   dont environ la moitié grâce à Dav Pilkey et sa série Dog Man.

Mais comment expliquer que la catégorie Loisirs et Intérêts Généraux Jeunes Adultes ait connu une hausse de 183 %, générant un gain de 894 254 £ ? Tout cela est logique quand on sait que c'est là que les ventes des livres de coloriage Coco Wyo, Cozy Corner et Cozy Cuties, ont été enregistrées. 140 585 exemplaires des deux livres ont été vendus, pour un total combiné de 720 508 £, soit un peu plus de la moitié des ventes totales de la sous-catégorie.

Source  : The Bookseller

4 septembre 2025

Association entre les romans Web de Narae et le Festival de la romance italienne

Une nouvelle fonctionnalité arrive avec  Narae , l' application de romans romantiques en ligne issue de la collaboration entre le groupe Mondadori et Bookrepublic , qui entame un partenariat avec l' Italian Romance Festival, un événement national dédié à la fiction romantique .  L'initiative comprend la création d'une nouvelle série de romans romantiques en ligne , composée d'histoires d'auteurs italiens auto-édités, sélectionnés par le Festival et sa fondatrice, Lidia Ottelli . Les premiers titres seront publiés en exclusivité sur Narae à partir de ce mois-ci. La collaboration s'étend également à l'organisation conjointe d' événements en direct et en ligne , avec des activités dédiées à la communauté du Festival et des initiatives spéciales lors de la prochaine édition de l'événement, qui se tiendra le 27 septembre à Florence, à laquelle Narae participera.

«Ce partenariat est né de la volonté d'unir nos forces pour donner encore plus de place à la romance en Italie. Nous sommes convaincus que la collaboration avec le Festival Romance Italiano nous permettra de promouvoir de nouveaux auteurs et de développer le genre grâce à des outils innovants et des formats de lecture attrayants comme les romans en ligne», déclare Marco Ferrario, PDG de Narae .

«Je suis ravi que le Festival Romance Italiano et Narae aient choisi de collaborer. Ensemble, nous pouvons offrir de nouvelles opportunités aux auteurs italiens et renforcer le secteur de la romance avec des projets originaux qui répondent aux besoins des lecteurs d'aujourd'hui», commente Ottelli.

Source : Il Libraio

3 septembre 2025

Succès pour le dernier livre de Thierry Ardisson depuis sa mort

Paru le 7 mai 2025 aux éditions Plon, "L'homme en noir" avait connu un démarrage discret. À peine 2.000 exemplaires avaient trouvé preneurs avant le décès de Thierry Ardisson, survenu à l'âge de 76 ans des suites d'un cancer du foie. Tout a changé depuis. Selon les données de l'institut GfK, en cette fin du mois d'août, le compteur atteignait 14.000 exemplaires écoulés, soit sept fois plus que le rythme initial. 
Déjà, entre le 14 et le 23 juillet, soit en dix jours, plus de 3.450 lecteurs se sont procuré l'ouvrage, soit davantage que sur les deux mois précédents réunis. Dans ce récit autobiographique, l'ancien animateur des "Terriens" met en scène sa propre mort sur le plateau de "Tout le monde en parle", son émission culte des années 2000. Il en profite pour revisiter sa vie à travers une série d'interviews fictives, allant de Johnny Hallyday à Jésus, en passant par Lady Di ou Emmanuel Macron. L'ouvrage est truffé de règlements de comptes, notamment contre Vincent Bolloré. 

Une mise en abyme qui a sans doute contribué à renforcer l'impact émotionnel auprès du public. Le regain d'intérêt s'explique également par la diffusion sur TF1 du documentaire "La face cachée de l'homme en noir", réalisé par son épouse Audrey Crespo-Mara. Annoncé le 1er juillet dans le cadre de la conférence de presse de rentrée de la chaîne privée, il a finalement été diffusé en urgence le mercredi 16 juillet à 22h50.  Entre 22h52 et 0h44, le documentaire réalisé par la journaliste de "Sept à huit" a intéressé 1,40 million de téléspectateurs, selon Médiamétrie. Soit 20,1% de l'ensemble du public âgé de quatre ans et plus, 18,6% des 25-49 ans et 19,0% des Femmes responsables des achats âgées de moins de 50 ans (FRDA-50). Un très bon score auquel s'ajoute le replay : sept jours après sa diffusion sur la Une, le documentaire a engrangé 724.000 téléspectateurs supplémentaires sur TF1+. En audience consolidée, le programme, a ainsi ému 2,13 millions de téléspectateurs.

Source  : Pure Média

2 septembre 2025

Une librairie mobile pour faire lire les plumes d’ici, partout au Québec

Aménagée dans une remorque fermée transformée en mini-boutique chaleureuse, la Librairie Bohème roule déjà ses premiers kilomètres. Porté par l’autrice indépendante Marie-Michelle Savard, le projet veut amener les livres là où se trouvent les lecteurs : marchés publics, festivals, campings, écoles rurales et parcs.

“Ce n’est pas qu’une remorque, c’est toute une communauté littéraire qu’on met en mouvement. À travers les routes et les rencontres, on veut faire découvrir les plumes d’ici et reconnecter les lecteurs au pouvoir des mots”, dit la fondatrice.

Inspirés par des concepts vus en Europe, Marie-Michelle Savard et son conjoint ont acheté une remorque fermée qu’ils ont habillée de plancher, lambris et papier peint. Les livres sont présentés dans des valises anciennes pratique pour les protéger en transport et l’équipe dresse sur place un espace détente: petit chapiteau, quatre hamacs autoportants, et même des livres à feuilleter pour donner envie de lire. La librairie circule en consigne: pas d’achats massifs d’inventaire, les auteurs déposent leurs titres et touchent une part à la vente. Le catalogue compte déjà une cinquantaine de titres d’environ 26 auteurs: romans (plusieurs sous-genres de romance), poésie, essais légers, albums jeunesse, cahiers à colorier d’artistes locaux.

“On accueille deux personnes à la fois dans la remorque; on jase goûts de lecture et je les oriente vers le bon livre”, résume la Shawiniganaise.

Parti en juin comme projet pilote, le concept a été testé début juillet dans un camping, puis lors d’une installation au Musée de la biodiversité à Bécancour. Bilan: curiosité, achats spontanés et rencontres. “Les gens entrent, discutent, repartent avec un titre. En quelques heures, on a vendu une douzaine de livres lors d’un test”, dit Mme Savard.

À sa connaissance, le format est unique au Québec. Elle cite la Caravane littéraire de Guillaume Morissette, au fonctionnement différent (commandes récupérées sur un trajet précis). Ici, pas de prévente: c’est la rencontre directe autour des livres. La grosse dépense? La remorque. Pour boucler le montage, l’équipe a lancé une campagne de sociofinancement sur La Ruche, ouverte jusqu’au 16 septembre. Contreparties proposées: livres mystères d’auteurs québécois, sacs artisanaux, forfaits de commandite et autres surprises à l’image de l’esthétique bohème du projet.

“En participant, vous ne financez pas seulement une remorque vous contribuez à un mouvement culturel et à la mise en lumière de talents locaux”, plaide la fondatrice.

Source : L’Hebdo Journal

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1 septembre 2025

Encore plus de censure pour les libraires en Russie

En Russie, une drôle de braderie s'est déroulée dans certaines librairies. On y soldait des livres potentiellement interdits à la vente à partir de lundi 1er septembre, parce qu'écrits par des auteurs classés agents de l'étranger. C'est le cas, notamment, des œuvres de la romancière Lioumdila Oulitskaia et de dizaines d'autres auteurs. En cause : à partir du 1er septembre, une nouvelle loi entre en vigueur. Le texte interdit "toute activité éducative" aux personnes classées agents de l'étranger par le pouvoir, un label infamant utilisé par le pouvoir pour réprimer les opposants, les défenseurs des droits humains, des journalistes, des historiens. La loi étant, comme souvent en Russie, rédigée de façon floue, les librairies qui vendent encore ces ouvrages ont préféré s'en débarrasser. Ces trois dernières années, de nombreux livres ont disparu des rayons en Russie, parce qu'ils évoquent l'homosexualité, le fait de ne pas vouloir d'enfant ou encore parce qu'ils présentent une autre version de l'histoire du pays que celle imposée par le pouvoir. Mais il restait encore des livres écrits par des auteurs pouvant être considérés comme des opposants. Dans une librairie du centre-ville de Moscou, connue pour vendre des livres qui ne sont pas vraiment dans la ligne du Kremlin, un stand a été installé à l'entrée. On solde en toute hâte des livres emballés sous plastique, comme des produits contaminés. Ces ouvrages comportent un avertissement : "Ce livre a été écrit par un agent de l'étranger". Le magasin ne préfère prendre aucun risque. Le 1er septembre, il sera susceptible de poursuites si ces ouvrages sont trouvés dans ses rayons.

"Nous sauvons tout ce qui pourrait sombrer dans l'oubli après le 31 août ou, pour le dire crûment, passé au pilon, explique Serguei, qui ressort avec plusieurs de ces livres sous le bras. Je pense que c'est un désastre. Mais tôt ou tard, bien sûr, cela finira. Le diable sait quand. La question est de savoir si nous survivrons et sous quelle forme, si nous y parvenons", ajoute-t-il.

"Nous avons déjà quelques-uns de ces livres, mais nous les prenons simplement pour les avoir imprimés. Une version électronique, c'est bien, mais rien ne remplace l'odeur du papier.", explique  Serguei, Moscovite à franceinfo
Alexandra a elle aussi acheté plusieurs livres. Elle explique qu'elle se sent désemparée face à la censure toujours plus intense : "Pour nous, venir aujourd'hui, c'est un geste de soutien à la librairie et aux auteurs. Tout acheter ne sauvera pas la situation et nous ne pouvons pas vraiment changer les choses globalement, mais c'est le moins que nous puissions faire aujourd'hui."

En interdisant ces livres, le Kremlin se bat contre idées, mais il souhaite aussi priver de ressources des auteurs qui ont souvent pris le chemin de l'exil vers l'étranger.

1 septembre 2025

Réaction de Margaret Atwood après l’interdiction d’un de des ses livres dans les écoles de l’Alberta

La romancière Margaret Atwood s'en prend à l'interdiction controversée des livres à caractère sexuel dans les bibliothèques scolaires albertaines avec une publication satirique, après que son ouvrage La Servante écarlate a été inscrit sur la liste de retrait du Conseil scolaire public d'Edmonton. Le personnel de ce dernier a passé l'été à déterminer les livres à bannir des bibliothèques scolaires en raison des nouvelles règles radicales de la province.

Dans une publication sur les réseaux sociaux dimanche, Margaret Atwood a écrit que, puisque ce classique littéraire n'est plus adapté aux écoles albertaines, elle a rédigé une nouvelle destinée aux jeunes de 17 ans, mettant en scène "deux enfants très sages" nommés John et Mary.

"Ils ne se sont jamais curé le nez, n'ont jamais eu de selles ni de boutons, a-t-elle écrit au début de son récit.

Ils ont grandi, se sont mariés et ont eu cinq enfants parfaits, sans jamais avoir de relations sexuelles, ajoute-t-elle.

Le couple fictif se disait chrétien, mais il ne voulait rien savoir des pauvres, de pardonner ses ennemis, etc., au lieu de cela, ils pratiquaient un capitalisme rapace et égoïste.

Margaret Atwood poursuit en affirmant que le duo ne meurt jamais, et qu'il vit heureux pour toujours.

Mais pendant ce temps, La Servante écarlate est devenue réalité et [la première ministre] Danielle Smith s'est retrouvée avec une belle robe bleue neuve, mais sans emploi, a-t-elle conclu."

Il y a quelques jours, le Conseil scolaire public d'Edmonton, l'un des plus importants de l'Alberta, a confirmé qu'il retirerait plus de 200 livres de ses écoles cette année afin de se conformer à une ordonnance du ministère de l'Éducation de l'Alberta.

Source :  Radio Canada 

30 août 2025

Un festival littéraire suisse dans un train

Ça commence par le coup de la panne. Ou plutôt de La Panne, pour être précis, faux procès et vrai chef-d’œuvre signé Friedrich Dürrenmatt, dont le traducteur genevois Alexandre Pateau proposera une relecture bouffe extraordinairement savoureuse le jeudi soir, à l’Hôtel du Mont-Blanc. Puis ça démarre sur les quais, mais pour une fois ceux de la gare, les traditionnelles croisières lacustres ayant été supprimées par la CGN: c’est donc dans une rame historique reliant Morges à Apples que les participants du festival  Livre sur les quais pourront naviguer. Le temps de suivre les rails du polar avec les routiniers Nicolas Feuz et Marc Voltenauer, ou d’emprunter quelques voies de traverse avec Javier Cercas, Caroline Lamarche et Valentin Decoppet.

Mais que l’on se rassure, c’est bien sur les rives du lac que se tiendra, comme de coutume, le Livre sur les quais fleuris de Morges. Une nouvelle édition qui ambitionne de faire rimer populaire et littéraire – libre à chacun de juger dans quelle catégorie se rangent l’éditeur invité Albin Michel, sa locomotive Amélie Nothomb (qui fait son éternel retour avec un récit intitulé Tant mieux), et ces animations qui vont de l’atelier olfactif au book-pong et du speed-booking à la dégustation de chocolat.

Pour tous les goûts donc, car chacun devrait y trouver son compte dans les nombreuses rencontres, lectures et dédicaces où l’on croisera une pléiade d’auteurs, dont une moitié de Suisses. Parmi les figures attendues, Emmanuel Carrère y présentera Kolkhoze, saga familiale centrée sur la figure de la mère, Giuliano da Empoli viendra évoquer le désordre mondial, tandis qu’Anne Berest, très remarquée pour La Carte postale, viendra ouvrir les horizons avec Finistère. Côté romand, Joseph Incardona, Raluca Antonescu, Ed Wige, Eugène ou Antoinette Rychner font partie des incontournables, tout comme Zep et Christine Pompéï au rayon jeunesse.

En tout, quelque 160 auteurs se retrouveront à Morges, sous la présidence d’honneur de Sorj Chalandon, grand reporter devenu grand romancier, qui publie avec Le livre de Kells un retour intime à ses erratiques années de jeunesse. Embarquement du 5 au 7 septembre.

Source : La Liberté 

29 août 2025

Des livres mis en vente à moitié prix par une librairie du Mans avant sa fermeture définitive

Lorsque l’on entre dans une boutique pleine de cartons, c’est rarement bon signe. Au 34, rue Nationale, au Mans, la belle façade rouge de La Librairie sans nom ne sera bientôt plus qu’un lointain souvenir. À l’intérieur, Pascale Chassang et Frédéric Mignon commencent à préparer les cartons. Le jeudi 25 septembre à 18 h 30, l’enseigne fermera définitivement ses portes.

Installé depuis trois ans au croisement de la rue Nationale et de la rue Bigot, le couple évoque une accumulation de facteurs qui les ont forcés à partir : « On était déjà juste. Il y a tout d’abord eu une baisse de la clientèle sur les trois derniers mois, accentuée notamment par les travaux. La fréquentation de la rue s’est arrêtée d’un coup en mai - juin. Ce n’est jamais arrivé sur les deux années précédentes, même l’été. Cela a fait que le loyer est devenu trop important et comme notre bail s’arrêtait au mois de septembre, on a pris la décision de partir  », explique Pascale.

L’enseigne fermera boutique mais poursuivra son activité au Mans sur le marché des Jacobins le dimanche matin et sur différents marchés spécialisés dans les villes voisines comme Alençon, Bellême et Mortagne-au-Perche dans l’Orne, Angers (Maine-et-Loire), Tours (Indre-et-Loire) et Orléans (Loiret) : « Il y a eu une baisse de 20 à 30 % ici en boutique alors que sur les marchés, on n’a pas de baisse, voire une augmentation », ajoute Frédéric. La librairie sera également présente en ligne sur le site eBay d’ici la fin de l’année.

Du mercredi 3 septembre à sa fermeture le soir du jeudi 25 septembre, La Librairie sans nom restera ouverte et proposera l’ensemble de ses livres à -50 %, de la BD à la poésie en passant par les sciences humaines, les polars et tout type de littérature. L’enseigne accueillera les clients tous les jours de 11 h 30 à 18 h 30 sauf le lundi et le dimanche.

Source  : Ouest  France 

28 août 2025

Sauvtage des livres de la destruction par l'ESAT de Sézanne dans la Marne en le vendant sur Vinted

Depuis juin 2025 à Sézanne, l’Esat vend des livres d’occasion sur la plateforme Vinted. Un projet écologique et solidaire, porté par les travailleurs de l’établissement, qui redonne une seconde vie aux ouvrages. Un projet original, à la croisée de l’insertion, de l’écologie et de la solidarité, initié par Mélodie Lescuyer, encadrante au sein de l’établissement.

Depuis le mois de juin 2025, l’Esat (Établissement et service d’accompagnement par le travail) de Sézanne a ouvert une boutique en ligne… sur Vinted ! Le but étant de vendre des livres sur cette plateforme d’achat d’occasion. Un projet original, à la croisée de l’insertion, de l’écologie et de la solidarité, initié par Mélodie Lescuyer, encadrante au sein de l’établissement.

« Cela m’embêtait de voir des livres tout neufs, parfois même encore sous blister, partir à la destruction », confie-t-elle. Face à ce constat, elle a proposé de leur offrir une seconde vie via la vente en ligne. L’idée a séduit le directeur Mickael Barbier et a rapidement pris forme.
Les travailleurs de l’Esat participent à toutes les étapes : tri des ouvrages, vérification des pages, nettoyage, prise de photos, rédaction des descriptions, classement par genre, jusqu’à l’emballage et l’expédition des commandes. « C’est très valorisant pour eux. Ils voient directement les retours positifs des acheteurs, ce qui donne du sens à leur travail », souligne Mélodie Lescuyer.


Depuis le mois de juin 2025, l’Esat (Établissement et service d’accompagnement par le travail) de Sézanne a ouvert une boutique en ligne… sur Vinted ! Le but étant de vendre des livres sur cette plateforme d’achat d’occasion. Un projet original, à la croisée de l’insertion, de l’écologie et de la solidarité, initié par Mélodie Lescuyer, encadrante au sein de l’établissement.

« Cela m’embêtait de voir des livres tout neufs, parfois même encore sous blister, partir à la destruction », confie-t-elle. Face à ce constat, elle a proposé de leur offrir une seconde vie via la vente en ligne. L’idée a séduit le directeur Mickael Barbier et a rapidement pris forme.
Les travailleurs de l’Esat participent à toutes les étapes : tri des ouvrages, vérification des pages, nettoyage, prise de photos, rédaction des descriptions, classement par genre, jusqu’à l’emballage et l’expédition des commandes. « C’est très valorisant pour eux. Ils voient directement les retours positifs des acheteurs, ce qui donne du sens à leur travail », souligne Mélodie Lescuyer.

« Ils voient directement les retours positifs des acheteurs, ce qui donne du sens à leur travail »
Mélodie Lescuyer, encadrante
Au-delà de la dimension sociale, cette démarche s’inscrit pleinement dans une logique d’économie circulaire. Les livres proposés à prix abordables permettent de limiter le gaspillage tout en rendant la lecture accessible au plus grand nombre.
Le projet en est encore à ses débuts, mais les ventes progressent doucement. Les particuliers peuvent également contribuer en déposant leurs ouvrages directement à l’Esat de Sézanne, qui dispose déjà d’un espace de collecte pour le papier, le carton, le matériel électronique et les métaux.

Source :  L'Union

 

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