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24 septembre 2025

Fermeture de la librairie Mise en page à cause de travaux interminables dans le quartier

Depuis quatre ans, la libraire constate le déclin de son chiffre d’affaires et de la fréquentation de sa clientèle, conséquence de travaux interminables qui bouleversent le quartier. À ces premières difficultés se sont ajoutés les différentes agressions et vols répétés dont la libraire a été victime et qui l’ont poussée, à mettre un terme à une aventure culturelle longue de près de trois décennies.
« Je suis passée d’une fréquentation de 20 à 70 clients par jour à 5 à 20 clients aujourd’hui. J’ai perdu presque 150 000 euros de chiffre d’affaires en quatre ans »,  apprend la libraire à   Livres Hebdo, qui dénonce des travaux sans fin, rendant l’accès à la librairie et aux commerces alentour particulièrement difficile, voire impossible.

« Les travaux ont commencé en mars-avril 2021 et sont toujours en cours », précise la libraire. Selon elle, une première phase de travaux de canalisation du gaz, menée de novembre 2021 à mars 2022, a rendu « impraticable » l’accès à l’avenue des Frères Lumière. Tant et si bien que la librairie a accusé une baisse de 50 000 euros de son chiffre d’affaires sur cette seule période. Partiellement rouverte un mois plus tard, la rue est néanmoins restée obstruée du fait de malfaçons qui ont conduit la municipalité à y interdire la circulation de véhicules.

De 2022 à 2024, de nouveaux travaux, cette fois d’adduction d’eau, ont été réalisés à différents endroits de l’avenue, de façon alternée. Là aussi, l’intervention a entraîné une interdiction partielle de la circulation, mais aussi une suppression des places de parking. Elle a également grandement endommagé les trottoirs, rendant encore une fois l’accès difficile pour les piétons ordinaires et impossible pour les publics empêchés. De nouveau fermée à la circulation entre novembre 2024 et février 2025, l’avenue n’a connu, en quatre ans, qu’une seule trêve : du 23 décembre 2024 au 3 janvier 2025, pour « faciliter les fêtes de fin d’année ». Une bien courte pause qui n’aura pas suffi à la librairie pour retrouver sa clientèle d’autrefois.

«Encore aujourd’hui, pour me livrer, les camions doivent rouler sur 100 mètres en marche arrière et slalomer entre les trous de la chaussée», déplore Christiane Guret, ajoutant que les travaux ont de nouveau « pris environ trois mois de retard. «Et c'est comme ça dans tout Lyon. La ville n'est qu'un chantier», regrette la gérante.
Malgré les alertes répétées de l’UCAM (Union des commerçants et artisans de Monplaisir), dont Christiane Guret fait partie, la municipalité n’a pas apporté de réponses jugées satisfaisantes. « La mairie ne prend pas en compte les pertes de chiffre d’affaires subies par l’ensemble des commerçants, qui vont pourtant de 30 à 60 % selon les commerces. On nous répond simplement que nous nous rattraperons plus tard », déplore la libraire, indiquant qu’un nouveau collectif s’est récemment constitué et a décidé de porter l’affaire devant la justice.

Les instances publiques du livre non plus, n’ont pas su compenser le manque à gagner de la librairie. «Elles ne peuvent rien faire si ce n’est octroyer un prêt qu’il faudra rembourser. Pour moi, c’était déjà trop tard», regrette la patronne de Mise en page. Au-delà des difficultés liées au chantier, la libraire dénonce également une recrudescence de violences dans le quartier. Pour elle, tout a commencé le 27 décembre dernier, à seulement 200 mètres de sa boutique. « Un individu a tenté de me voler mon ordinateur portable. Il avait déjà essayé la veille, mais j’avais eu le temps de rentrer dans ma copropriété », raconte-t-elle.
Or, cette fois-là, l’agression lui a valu une côte cassée, de nombreux hématomes et six jours d’ITT (Incapacité totale de travail). «Évidemment, je suis allée déposer plainte auprès de la police, mais il n’y a aucune caméra dans le quartier. Pourtant, il y a une forte augmentation des vols à la tire et des agressions, dans les allées comme à la sortie des métros», alerte-t-elle.

Car la libraire n’en est pas à sa première mésaventure. Victime de plusieurs vols et tentatives d’effraction, elle se souvient particulièrement du cambriolage survenu début janvier 2024 : 100 euros avaient alors été dérobés dans la caisse, son ordinateur portable avait été emporté et la porte de son commerce, fortement endommagée. Lasse de toutes ces problématiques qui s’accumulent, Christiane Guret a donc pris la décision de fermer sa librairie, après 28 années dédiées à l’animation de la vie culturelle de la ville.

«J’ai la chance d’avoir 65 ans dans un mois, donc je vais demander ma retraite, indique-t-elle. D’autres n’ont pas cette échappatoire.»

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23 septembre 2025

L’affaire Babelio : un auteur soupçonné de saboter ses confrères en écrivant de faux avis

Plusieurs écrivains se sont vu attribuer de mauvaises notes sur le site Babelio, où les lecteurs peuvent partager leur avis, alors même que leurs livres n’étaient pas encore en vente. Parallèlement, un autre écrivain de la rentrée recevait, lui, d’excellentes notes… Et serait l'auteur des avis. Le plus curieux, c'est que les comptes d’utilisateurs à l’origine de ces notes remonteraient tous à la même adresse IP : précisément celle de l’écrivain aux excellentes notes. L'affaire pourrait paraître anecdotique, mais elle a installé une très mauvaise ambiance dans le milieu de l'édition depuis plusieurs semaines.

Tout commence au début de l'été, quand plusieurs auteurs de la rentrée s'aperçoivent qu'ils récoltent de mauvaises notes Babelio. Pourtant, les livres concernés ne sont alors pas encore en vente. Nicolas Gaudemet est l’un d’eux, il attendait la sortie de son deuxième roman : "Au mois de juillet, bien en amont de la sortie des livres de la rentrée littéraire, on est un certain nombre à avoir eu la mauvaise surprise de voir des comptes de lecteurs sur Babelio qui se sont mis à mettre de très mauvaises notes. Et on s'est rendu compte que ces lecteurs-là avaient aussi tendance à mettre des notes extrêmement bonnes à une autre personnalité de la rentrée littéraire."

"On a signalé ça à Babelio", poursuit Nicolas Gaudemet. "Ils ont confirmé que ces différents comptes émanaient de la même personne." L’adresse IP de son ordinateur aurait permis d’identifier cette personne, qui nie toute implication.

"Des auteurs ont très mal vécu cette situation"
Toujours est-il que l’affaire jette un froid, et même plus, dans le milieu des écrivains. "Ça a créé un malaise sérieux", explique Juliette Joste, directrice éditoriale des éditions de L’Iconoclaste. "Il y a chez nous et ailleurs des auteurs qui ont très mal vécu cette situation, dans ce  moment délicat qu'est la rentrée [littéraire]. C'est également très néfaste pour la réputation de Babelio, partenaire de nombreux éditeurs."

Babelio ne souhaite pas communiquer sur cette affaire en particulier. Mais l'un de ses cofondateurs, Pierre Fremeaux assure que le système de validation des notes vient d'être amélioré : "Depuis une semaine, pour contrôler des excès éventuels, on a introduit un nouveau système qui permet d'identifier si c'est un lecteur occasionnel qui a envie de falsifier une note, ou un lecteur fiable, actif depuis longtemps, etc."

La plateforme revendique 4 millions de visiteurs uniques par mois. Dans cette affaire, elle joue aussi sa crédibilité.

Source : France Inter

22 septembre 2025

La Bande dessinée exposée au musée de Grenoble

Le musée de Grenoble présente, en partenariat avec le Fonds Hélène & Édouard Leclerc pour la Culture, une vaste exposition dédiée à la bande dessinée du 22 novembre jusqu’au .19 avril 2016. Celle-ci  s’intitule ÉPOPÉES GRAPHIQUES Bande dessinée, comics, manga et réunit plus de 400 planches majeures de 200 artistes du neuvième art, européens, américains et japonais de la collection de Michel-Édouard Leclerc, complétée par des prêts privés et de la Cité Internationale de la bande dessinée et de l’image (CIBDI). Ce panorama embrasse un siècle de création, dévoilant la liberté et la diversité de cet art. Un voyage dans l’histoire de la bande dessinée, du tout début du XXe siècle jusqu’au début du XXIe siècle. Un parcours mêlant littérature jeunesse et adulte, occidentale et japonaise, libre sans être libertaire qui reflète le regard subjectif d’un collectionneur, témoin et soutien inconditionnel de la bande dessinée depuis plus de quarante ans.

L’exposition s’ouvre sur le début du XXe siècle avec Gédéon ou Bécassine en France et Little Nemo ou Krazy Kat aux États-Unis et se termine au début du XXIe siècle avec les œuvres de Chris Ware, Julie Doucet, Marjane Satrapi ou encore Art Spiegelman. Si la bande dessinée des premiers jours est née pour divertir, faire rire et voyager, de nouveaux genres vont lui succéder : la science-fiction, le polar, la fantasy, l’horreur, l’érotisme, le romanesque, le récit intime ou encore l’autobiographie vont se développer en fonction de l’évolution de l’âge du lectorat, des préoccupations et des évolutions des sociétés. Ces différents genres sont incarnés dans l’exposition par les planches de dessinateurs d’Europe, des États-Unis et du Japon, les trois principaux foyers de création. Certains artistes tels que Moebius, Enki Bilal ou Philippe Druillet feront l’objet de focus. Aujourd’hui la bande dessinée s’empare de tous les genres traditionnels, les mêle les uns aux autres pour former des œuvres innovantes, complexes et fortes, aux formes graphiques toujours plus libres. Le XXe siècle a été celui de cette maturation, les artistes s’autorisant de très nombreuses expérimentations formelles, débouchant sur l’exceptionnelle diversité contemporaine.

 

21 septembre 2025

Parution de nouveaux livres audio pour Harry Potter avec un casting cinq étoiles

La saga Harry Potter va de nouveau sortir, en audiobook cette fois. Pour cette occasion, l’application Audible et Pottermore Publishing (l’éditeur de livres audio de la franchise Harry Potter) ont réuni un casting cinq étoiles.  

En tout, ce sont plus de 200 acteurs et actrices qui ont été choisis pour prêter leur voix à des personnages iconiques. Parmi les noms dévoilés, on retrouve Kit Harington (professeur Lockhart), Keira Knightley (professeure Ombrage), James McAvoy (Maugrey Fol Œil), Simon Pegg (Arthur Weasley), Ruth Wilson (Bellatrix Lestrange), Leo Woodall (Bill Weasley) ou encore Iwan Rheon (professeur Lupin). 

Les auditeurs anglophones pourront donc entendre leur voix dans les sept livres audio prévus. Quant au trio de héros, leur voix sera assurée par Frankie Treadaway (Harry), Max Lester (Ron) et Arabella Stanton (Hermione) pour les livres audios 1, 2 et 3. Arabella Stanton a d’ailleurs été choisie pour interpréter son personnage dans la série Harry Potter tant attendue, prévue sur HBO. Ensuite, ce trio laissera la main à des acteurs plus âgés pour les livres audios 4 à 7. 

D’autres noms doivent encore être annoncés pour les livres suivants. Le premier de la franchise, Harry Potter à l’école des sorciers, sortira le 4 novembre prochain. Les suivants sortiront ensuite chaque mois dans le monde entier. Par ailleurs, HBO défend la présence de J. K. Rowling pour la série Harry Potter malgré les critiques.

Source : Daily Geek Show

20 septembre 2025

Un album rare de Tintin signé par six astronautes Apollo aux enchères

Nous avons marché sur la Lune, album rehaussé de la signature et de la dédicace d'Hergé, ainsi que de signatures et de mots amusants d'astronautes faisant référence à Tintin (obtenus entre 2009 et 2015) est mis auxenchères sur le site Catawiki. Le dernier participant aux enchères a proposé  la  somme de 27000€. Voici  le nom des astronautes ayant  signé  cet album :

  • Buzz Aldrin ayant participé à la mission Apollo 11,
  • Fred Haise ayant participé à la mission Apollo 13,
  • Edgar Michell  ayant participé à la mission Apollo 14,
  • Al Worden ayant participé à la mission Apollo 15,
  • Charlie Duke ayant participé à la mission Apollo 16,
  • Gene Cernan ayant participé à la mission Apollo 17.

Sont jointes les photos prises lors de la signature de l'album par les astronautes au Centre spatial Kennedy à Cap Canaveral (Floride).

 

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19 septembre 2025

Plainte contre l’IA Perplexity par l’encyclopédie Britannica

"Perplexity prétend être le "premier moteur de réponse au monde", mais les réponses qu'il fournit aux consommateurs sont souvent celles de Britannica", a déclaré Jorge Cauz, PDG du groupe Britannica.

Le site anglophone Encyclopædia Britannica poursuit en justice Perplexity, la start-up de San Francisco basée sur l’intelligence artificielle.  Le groupe Britannica, qui possède également Merriam-Webster, le dictionnaire américain de référence, accuse l’IA d’avoir copié massivement ses articles sans autorisation ni attribution, voire même pour de la désinformation. La plainte a été déposée le 11 septembre 2025 devant le tribunal fédéral du district sud de New York : Britannica demande une injonction pour interdire l’usage non autorisé de ses contenus ainsi qu’un montant de dommages non précisé.  Selon la plainte, Perplexity aurait systématiquement aspiré le contenu des sites Britannica.com et Merriam-Webster.com pour générer ses réponses, privant les éditeurs d’une partie de leur trafic et de leurs revenus. La société aurait utilisé les marques "Britannica" et "Merriam-Webster" pour légitimer des réponses parfois créées de toutes pièces - des hallucinations -, ce qui constituerait aussi une violation de marque déposée.
Les signaux d’alerte s’accumulent autour de la fiabilité de Perplexity. En août 2025, un audit mené par la start-up américaine NewsGuard a révélé que Perplexity, qui avait réussi l’exploit de réfuter 100 % des fausses affirmations testées un an plus tôt, a vu son taux d’erreurs bondir à 46,67 % et se trouve donc désormais fragilisé par une dépendance accrue à des sources en ligne peu fiable.

Source : Archimag

18 septembre 2025

Participez à l'acquisition d'un fonds Marcel Proust exceptionnel en faisant un don à la BNF

Ils coûtent 7,7 millions d'euros mais leur valeur est "inestimable". La Bibliothèque nationale de France (BnF) a annoncé mercredi 17 septembre lancer un appel aux dons pour acquérir près de 900 manuscrits et documents de l'écrivain Marcel Proust, dont ceux liés à sa fameuse "madeleine".  Avec cette "souscription exceptionnelle", la BnF espère recueillir les 7,7 millions d'euros demandés par les héritiers d'une nièce de l'écrivain afin d'obtenir cet "ensemble exceptionnel" de documents qui "complèteraient de manière inédite l’important fonds déjà conservé à la BnF", écrit l'institution sur son site.

"La découverte de ce fonds inestimable et inconnu jusqu'alors est un événement pour notre pays. Avec ces pièces nouvelles, la BnF pourra (...) détenir le plus important gisement proustien au monde", a déclaré le président de la BnF Gilles Pécout à l'AFP. 

Cette collection est composée de feuillets inédits d'À la recherche du temps perdu, de poèmes, de dessins, d'articles et de lettres. Elle a été présentée mercredi matin au siège parisien de Sotheby's, où elle est proposée en vente par ses propriétaires. Parmi les pièces, figurent des documents révélant le processus d'écriture de l'épisode de la madeleine, l'une des pages les plus célèbres de l'œuvre de Marcel Proust.

Ce dernier écrivait dans Du côté de chez Swan : "Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin, à Combray, quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté (...)."

L'expression "madeleine de Proust" est depuis souvent utilisée pour évoquer des éléments, comme des objets, des sons, des odeurs, qui font ressurgir des souvenirs profonds. La BnF appelle "le grand public à contribuer" à l'acquisition de ces documents inédits en faisant un don avant le 31 décembre prochain. 

17 septembre 2025

Don Quichotte , Histoire de fou, histoire d’en rire : exposition au MUSEM

Après avoir mis à l’honneur Jean Genet, Jean Giono ou Gustave Flaubert, le Mucem poursuit la série de ses expositions littéraires en célébrant un héros né en Espagne, qui s’est mondialement diffusé au point de devenir une figure mythique : Don Quichotte. En 1605, Miguel de Cervantes invente un personnage qui se prend pour un chevalier errant dans un livre dont il est l’anti-héros. Tel un vieil homme retombé en enfance, il joue à la fois « pour de vrai » et « pour de rire » les scénarios de son imagination. Avec son fidèle Sancho, il délivre des opprimés qui n’ont rien demandé et des princesses invisibles. L’un déclame de grands discours ampoulés et démodés, l’autre rétorque par des litanies de proverbes. Le duo enchaîne les combats parodiques, et l’auteur les mises en abîme malicieuses de la fiction et de lui-même.

Quatre siècles ont pourtant déposé dans les secousses facétieuses ou vertigineuses de ce rire l’inquiétude de la modernité : la quête romantique d’un idéal impossible, la solitude métaphysique, le jeu des illusions et des désillusions ou encore l’héroïsme de l’échec. A contrario, l’exposition aura l’originalité de revenir sur les dimensions comiques, turbulentes et populaires de l’oeuvre comme de son inépuisable diffusion dans les champs artistiques les plus variés et dans la culture quotidienne. Elle invitera à redécouvrir l’histoire elle-même à travers certains de ses épisodes, dans un parcours plein de variété et de surprises. Délibérément anachronique – à l’image de son héros – le parcours présentera un peu plus de 200 pièces de nature et d’époque variées. Partant des collections du Mucem, où Don Quichotte figure sur des lanternes magiques, des estampes, des cartes réclames et des jeux de cartes, l’exposition présentera aussi des chefs d’oeuvres éditoriaux et artistiques, grâce notamment à un partenariat exceptionnel avec la Bibliothèque Nationale d’Espagne, et au soutien de nombreux prêteurs prestigieux, en France comme à l’étranger. Les interprétations du roman par des artistes de référence comme Charles Antoine Coypel, Honoré Daumier, Gustave Doré, Francisco de Goya, Salvador Dalí, Pablo Picasso, Antonio Saura, dialogueront ainsi avec la chanson de variété, le cinéma, les accessoires et costumes de théâtre et de marionnettes, la bande dessinée, l’imagerie populaire et des objets du quotidien… La matière romanesque sera mise en perspective avec les cultures de la Renaissance et du Siècle d’or, comme avec la postérité contemporaine du roman.

Le héros de Cervantès continue en effet d’inspirer les artistes aujourd’hui : des gouaches de Gérard Garouste accompagnant le Don Quichotte des éditions Diane de Selliers à la récente performance d’Abraham Poincheval qui traverse en armure la campagne bretonne, en passant par l’installation spectaculaire et burlesque de Pilar Albarracín ou par les photographies de Cristina Rodero García sublimant les fêtes traditionnelles espagnoles, l’exposition montrera la richesse des regards actuels portés sur Don Quichotte.
Vous pourez découvrir cette exposition  du 13 octobre  au 30 mars 2026.

16 septembre 2025

KissKiss Publishing, le financement participatif au service de l’autoédition

Une « indépendance éditoriale réelle ». C’est la promesse de KissKiss Publishing, un nouveau service d’accompagnement et de distribution éditorial lancé ce 15 septembre par Ulule, entreprise spécialisée en financement participatif et à l’origine du rachat en décembre 2024 de KissKissBankBank, autre acteur majeur du « crowdfunding ». Ensemble, les deux plateformes désormais alliées ont donc imaginé un nouvel espace numérique d'autoédition destiné à offrir aux créateurs les moyens de « reprendre le contrôle de leur économie éditoriale ». Une démarche qui repose sur le constat que les auteurs, désormais en mesure de fédérer de vastes communautés en ligne, pourraient se passer du circuit traditionnel assuré par les maisons d’édition.

« Nous observons des créateurs qui mobilisent 100 000 personnes sur leurs contenus, mais acceptent encore des contrats à 8 % de droits d'auteur. C'est un non-sens économique quand on maîtrise sa propre audience », analyse dans un communiqué Thibaut Giuliani, directeur de KissKiss Publishing et ancien responsable des projets d’édition chez KissKissBankBank.

« Le modèle éditorial classique a été pensé quand l'éditeur assumait seul le risque marketing. Aujourd'hui, quand un créateur apporte sa communauté, il est logique qu'il en tire les bénéfices économiques correspondants », complète de son côté Arnaud Burgot, co-fondateur d'Ulule.
Certains, qu’il s’agisse d’auteurs autoédités ou de petites structures indépendantes, l’ont d’ailleurs bien compris. Aujourd’hui, le livre représente 30 % des projets déposés sur la plateforme Ulule, soit environ 7 000 initiatives littéraires chaque année. Pourtant, malgré cette dynamique, de nombreux créateurs hésiteraient encore à franchir le pas, « rebutés par des tâches à gérer qui ne relèvent pas de leur domaine » assurent les deux plateformes.

C’est à cet endroit que KissKiss Publishing entend s’imposer comme une solution alternative, en proposant un « écosystème complet et un accompagnement sur mesure », allant du financement à la gestion logistique, voire à la distribution en librairie, en passant par l’impression des ouvrages. En contrepartie, les créateurs, qui conservent leurs droits d’auteur, doivent partager les marges nettes effectuées, à hauteur de 50 %, avec la plateforme. D’après Ulule, ce compromis permettrait non seulement à des projets considérés comme risqués ou trop niche, de voir le jour, mais aussi d’offrir aux créateurs une « rémunération alignée sur leur contribution réelle au succès commercial ». Deux arguments régulièrement brandis par les premiers concernés, dont Émile Bertier, fondateur des éditions Bandes détournées, qui, quelques mois plus tôt, affirmait auprès de Livres Hebdo, bénéficier de marges plus importantes avec le crowdfunding, malgré une commission de 8 %.

KissKiss Publishing indique par ailleurs rester ouvert aux échanges avec les éditeurs pour qui la plateforme constitue aussi « une nouvelle manière de repérer, tester et accompagner des projets portés par une communauté déjà engagée », fait savoir le communiqué. Si les libraires, eux, y voient surtout une manière de contourner la chaîne du livre en délaissant la distribution traditionnelle, d’autres acteurs — petites structures comme poids lourds du secteur — se montrent déjà convaincus, ayant eux-mêmes eu recours au financement participatif pour porter des projets singuliers.

Source : Livres Hebdo 

15 septembre 2025

Les journée du patrimoine de le BNF à Paris et à Avignon

Samedi 20 septembre et dimanche 21 septembre, de 10hà 18h, le site Richelieu, berceau historique de la BnF, offre une déambulation dans tous ses espaces, musée, salles de lecture, bibliothèques, exposition « Impressions Nabies ». Le public  est invité aussi, à une présentation des ateliers de conservation, et des ateliers de restauration, une découverte exceptionnelle des métiers d’art.

Le site François-Mitterrand propose, dimanche 21 septembre, une découverte des salles de lecture et de la bibliothèque avec des chargés de collection, des visites-flash du site, une visite de la collection Charles Cros, une visite des coulisses, une présentation des ateliers de conservation. Les familles avec enfants de 5 à 10 ans peuvent participer à un atelier, Personnalisation d’une maquette de la BnF. Les inscriptions se font sur place dans la limite des places disponibles.

L’Arsenal invite le public, dimanche 21 septembre, à visiter les appartements du 17ème et 18ème  siècle, la salle de lecture, la salle des catalogues et le centre de ressources des métiers du livre. Les visiteurs sont invités aussi, à assister à des démonstrations de restauration et de reliure en cuir, en particulier d’un manuscrit médiéval.

Samedi 20 et dimanche 21 septembre, à la Maison Jean-Vilar, antenne avignonnaise de la BnF, le public peut découvrir la bibliothèque, les expositions temporaires et l’espace permanent Les Clés du Festival, consacré à la grande épopée du festival, des origines à nos jours. Cette exposition entend prolonger le geste fondateur de Jean Vilar et du Théâtre Populaire.

Source : Le café pédagogique

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