Hachette Livre arrive sur TikTok Shop. Le groupe leader de l'édition française propose depuis hier les titres de son catalogue sur la plateforme de commerce électronique intégrée à l'application TikTok. Lancé aux États-Unis en septembre 2023, TikTok Shop n'est disponible en France que depuis avril dernier. L’objectif de Hachette Livre est « de rendre la lecture plus accessible » et surtout de toucher un lectorat plus jeune, présent sur le réseau social, explique un communiqué. Ce nouveau développement se matérialise sous la forme d’une boutique officielle Hachette Livre sur TikTok Shop, avec une sélection d’ouvrages du catalogue proposée selon le public estimé sur la plateforme tout en restant généraliste : romans, pratique, livre de cuisine, loisirs et créatifs, ou encore jeunesse.
« TikTok Shop constitue pour Hachette Livre une opportunité stratégique pour aller à la rencontre d’une nouvelle génération de lecteurs (…) en l’ancrant dans leurs usages numériques quotidiens », explique dans un communiqué Guillaume Pech-Gourg, directeur CRM et marketing digital chez Hachette Livre.
Le catalogue sera valorisé par des créateurs de contenus et même certains auteurs directement, traduisant la volonté de la part de Hachette Livre de proposer un nouveau service de communication à ses auteurs avec ce lien direct, les commentaires sur l’application et l’option « Live Shopping ». Ce lancement s’inscrit dans la continuité des lancements de TikTok Shop Hachette UK et Hachette Book Group aux États-Unis. Le réseau a pris de l’ampleur dans le monde de l’édition via sa communauté #BookTok, avec des dizaines de millions de vidéos publiées et une multitude d’influenceurs existants.
« Grâce aux contenus partagés autour de #BookTok, TikTok a pu redonner envie de lire, de partager ses coups de cœur sous un angle nouveau, se réjouit Mehdi Meghzifene, directeur TikTok Shop France. Désormais en accueillant Hachette Livre sur TikTok Shop, notre communauté pourra passer de la découverte et de l’inspiration à l’achat d’un livre, directement depuis l’application. »
Dans un communiqué de presse, le Centre national du livre se réjouit du franc succès de Partir en Livre et du Livrodrome. En effet de 300 000 enfants et adolescents ont participé à Partir en Livre. Engagé depuis plus de 10 ans pour renforcer le goût de la lecture auprès du jeune public, Partir en Livre a mis à l’honneur le lien entre « Les animaux et nous », en hommage à ces petites et grandes bêtes qui animent nos contes, albums et romans. Parfois effrayants, souvent fascinants, les animaux sont source d’inspiration et nous renvoient à nos peurs, nos désirs et nos rêves. Grand rendez-vous estival incontournable de la lecture, la 11e édition de Partir en Livre a été accueillie par plus de 2 000 communes avec plus de 6 400 événements, gratuits et ouverts à tous, organisés en France métropolitaine et ultramarine, confirmant ainsi l’implantation du festival sur l’ensemble des territoires.
Durant un mois, Le Livrodrome , parc d’attractions littéraires réservéaux adolescents qui proposait
cette année encore de nombreuses nouveautés, a parcouru la France en 9 étapes – de Mulhouse le 17 juin à Marseille le 11 juillet, en passant par Asnières-sur-Seine, Saint-Just-en-Chaussée, Maubeuge, Paris, Chalon-sur-Saône, Lons-le-Saunier et Martigues – et a attiré plus de 10 000 adolescents et
pré-adolescents de 8 à 18 ans, partout sur le territoire, offrant, à chaque étape, plus de 20 attractions littéraires, ludiques et participatives destinées à transmettre le goût du livre, avant les grandes vacances, moment propice à la lecture. Plus important encore, les retours des partenaires et des adolescents ont confirmé que lorsqu’elle explorait d’autres manières de se mettre en scène, la littérature pouvait redevenir attractive pour toute une génération, celles des auteurs, des lecteurs et des professionnels de demain.
Penguin Random House a organisé une réception au numéro 11 Downing Street le mardi 8 juillet dans le cadre des célébrations du 90e anniversaire de l'éditeur et pour célébrer la campagne Libraries for Primaries en partenariat avec le National Literacy Trust. L'événement a été organisé par la chancelière Rachel Reeves, qui a promis lors d'un discours aux participants que chaque école primaire aurait une bibliothèque d'ici la fin de ce mandat politique, qui se termine dans quatre ans, en 2029. Cet engagement fait suite à des années de campagne menées par des éditeurs et des organisations d'alphabétisation pour garantir que chaque école primaire dispose d'une bibliothèque. La campagne « Bibliothèques pour les écoles primaires » a été lancée en 2018, dans le cadre d'un partenariat entre le National Literacy Trust (NLT) et Penguin PRH, et a été officiellement lancée en 2021 pour remédier au sous-financement du système de bibliothèques scolaires. Actuellement, une école primaire publique sur sept au Royaume-Uni ne dispose pas de bibliothèque, un chiffre qui atteint une sur quatre dans les zones plus défavorisées. Alors qu'une école primaire sur vingt dans le sud-est de l'Angleterre ne dispose pas de bibliothèque, ce chiffre atteint une sur cinq dans le nord-est. À ce jour, la campagne « Libraries for Primaries » a permis d'installer plus de 1 500 bibliothèques dans les écoles du Royaume-Uni.
Tom Weldon, PDG de PRH UK, a déclaré à The Bookseller : « Nous avons été absolument ravis d'entendre le chancelier s'engager à faire en sorte que chaque école primaire du Royaume-Uni dispose d'une bibliothèque dans les quatre prochaines années.
« En collaboration avec le National Literacy Trust, c'est un objectif sur lequel nous travaillons depuis 2018. Pendant cette période, nous avons visité d'innombrables écoles et constaté de visu la magie d'une bibliothèque florissante et son impact sur les élèves.
Il était tout à fait approprié que l'annonce du chancelier intervienne à l'occasion de la célébration de l'ambition de notre fondateur, Allen Lane, d'améliorer l'accès aux livres et à la lecture. Cette mission est toujours d'actualité, et Libraries for Primaries en est la parfaite illustration, 90 ans plus tard. C'est aussi un exemple de la force de ce qui se produit lorsque l'industrie du livre se mobilise autour d'une campagne comme celle-ci, et cela marque un excellent point de départ pour l'Année nationale de la lecture en 2026.
Plus vieille librairie spécialisée dans les ouvrages jeunesse de France, la librairie Comptines propose aux enfants des milliers de livres et bande dessinée depuis plus de 50 ans. Sa devanture rouge fait partie du paysage de la rue Duffour Dubergier, située à quelques encablures de la cathédrale Saint-André à Bordeaux. Pourtant, depuis quelques mois, l'institution bordelaise fait face à de grandes difficultés financières. Elle a été contrainte de se placer en redressement judiciaire.Dans les rayons, Nathalie Ventax a une astuce pour camoufler les trous qui se sont formés de part et d’autre.
“On met beaucoup de livres devant, on les dispose de façon à dissimuler les trous, explique la gérante de la librairie à France 3 Nouvelle Aquitaine. On ressort aussi des choses qui sont moins prisées que l’on n’avait pas vu depuis longtemps en attendant que les cartons arrivent.”
De 10 000 références en moyenne, la librairie n’en propose aujourd’hui que 4 000. C’est l’une des conséquences d’une situation financière qui s’aggrave, depuis près de quatre ans : elle n’a pas pu renouveler ses stocks, faute de trésorerie.
“Toutes nos dettes ne sont pas encore répertoriées, mais on est aux alentours de 180 000 euros", confie Nathalie Ventax.
Ces dettes concernent d’abord les loyers, à raison de 10 000 euros par trimestre que la gérante ne peut plus payer sans mettre la clé sous la porte.
“Il y a aussi les factures des fournisseurs, éditeurs et transporteurs que nous n’avons pas pu régler depuis le mois de janvier”, poursuit la gérante de la librairie.
Face à une chute perpétuelle des ventes depuis 2022, la librairie s'est vue contrainte de demander un placement en redressement judiciaire. La procédure en cours lui a ainsi permis de geler ces dettes, pour quelques mois.
“On a jusqu’à Noël. Si on n’arrive pas à vendre à cette période, ce sera la fin. Il me reste 5.000 euros de trésorerie, qui peut permettre de faire de nouvelles commandes et continuer à faire tourner le magasin,” dit Nathalie Ventax, gérante de la librairie Comptines
Un regret pour les habitués de l’établissement. “Je viens ici depuis 40 ans. Ce que j’aime c’est leur spécialité, je sais que je vais toujours trouver quelque chose, que ce soit des contes anciens que je lisais petite ou des découvertes”, confie une grand-mère.
Ce combat pour survivre, la libraire l’a entamé en 2022. “On a eu un audit pour comprendre ce qui n’allait pas. On a été aidé par la Région, le centre national du libre, une association d’éditeurs pour redresser la barre, mais cela n’a pas fonctionné”, soupire Nathalie Ventax. Une cagnotte en ligne leur a également permis de récolter 7 550 euros.
Si elle passe la période des Fêtes, moment déterminant pour les ventes du secteur, Nathalie envisage des actions fortes pour continuer d’exister : moins de références, moins de personnel, réduire la surface et proposer plus de livres pour adultes voire développer la papeterie et les jeux.
Delphine Dausque, de la librairie la Touquettoise, et Sylvie Nabellou, du Livre de Poche, attendent les lecteurs sur la place du Centenaire encore ce samedi. profitez-en avant que le camion ne lève le camp vers d’autres horizons.
« Nous offrons l’organisation, la communication et la logistique du Livre de Poche en nous associant avec une librairie locale, déclare Sylvie Navellou, directrice marketing de cette célèbre maison d’édition. Les libraires installent dans notre célèbre camion rouge, aux couleurs du logo du Livre de Poche, les ouvrages qu’ils veulent défendre. Nous présentons également des livres pour enfants et pour jeunes lecteurs. Ici, c’est la librairie la Touquettoise qui est notre partenaire depuis dix ans. »
Il y a en effet déjà du monde qui bouquine, installé dans les transats autour du camion rouge. Delphine Dausque, libraire au Touquet, est présente sur le site : « Ça me donne l’occasion de sortir et de venir faire partager mon amour de la lecture avec des gens qui s’en sentent parfois éloignés. Aucun site marchand ne pourra remplacer ce contact au libraire. »
Beaucoup d’auteurs contemporains, qui viennent d’être consacrés par une entrée dans le catalogue du Livre de Poche sont assez demandés. Du côté des classiques, Alexandre Dumas a la cote. Virginie Grimaldi,avec Plus grand que le ciel et Thomas Schlesser et Les Yeux de Mona sont énormément lus dans ce format.
Ce vendredi et ce samedi, deux stars françaises de l’écriture dédicaceront leurs livres près du camion. Guillaume Chamanadjian, qui a obtenu le grand prix de l’imaginaire 2024, et Claire Duvivier, écrivaine de fantasy, seront présents de 15 à 18 heures pour venir à la rencontre leurs lecteurs. Le camion fera ensuite six autres haltes, de Dieppe à Biarritz.
A Dieppe, la camion s'arrêtera le 21 et le 22 juillet. Au programme des dédicaces notamment le lundi 21 juillet avec Mélissa Da Costa, Clarisse Sabard, Adèle Bréau, Bernard Werber. Tandis que le mardi 22 juillet vous pourez rencontrez Clarisse Sabard, Bernard Werber. Il finit sa tournée le 9 août avec un arrêt de 3 jours à Biarritz à la plage de la Milady.
Le samedi 9 août de 15h à18h: Serena Giuliano, Virginie Grimaldi, Sophie Rouvier, Marie Vareille. Une écrivaine de 11h à 13h , il s’agit de Clarisse Sabard. Celle-ci sera également présente le lendemain aux mêmes heures. Elle sera accompagnée par Claire Deya et Cédric Sire qui lui ne viendra que de 15h à 18h.
Fermée depuis janvier pour des problèmes d’insalubrité, la bibliothèque du Panier a trouvé refuge au sein de la Maison Diamantée, après s’être un temps installée dans la chapelle de la Vieille-Charité. Derrière la lourde porte sculptée de l’une des plus anciennes bâtisses de Marseille, s’est installée la bibliothèque du Panier. Depuis près d’une semaine, elle occupe provisoirement le rez-de-chaussée de la Maison Diamantée, classée monument historique depuis 1925.
"Le mandat précédent voulait fermer définitivement la bibliothèque du Panier, en pensant que celle de l’Alcazar suffirait. C’était une fausse bonne idée, les usagers sont attachés à ce lieu", assure Jean-Marc Coppola, adjoint au maire en charge de la culture.
Malgré le charme des lieux, l’adaptation n’est pas sans difficultés. Répartis dans trois petites salles, les fonds ont été réorganisés avec soin pour conserver les catégories habituelles : jeunesse, romans, BD, documentaires… "La superficie a été divisée par deux. Donc nous avons dû réduire de moitié."
Et le site ne dispose ni d’accès PMR, ni de toilettes. "Nous sommes encore à la recherche d’un endroit plus définitif, qui correspond à tous les critères. Mais je suis déjà ravi de pouvoir profiter de ce lieu", déclare l’élu.
La directrice de la Maison des écrivains et de la littérature (Mél) Sylvie Gouttebaron signe une tribune dans le journal Libération pour annoncer la fermeture de l’institution spécialisée dans la médiation culturelle et déplorer l’action du ministère de la Culture. Faute de subventions suffisantes et en raison des baisses successives des montants alloués (200 000 euros en 2025 contre 350 000 euros en 2024), la Mél doit mettre la clé sous la porte. Après plusieurs mois dans l’incertitude et une « subvention de liquidation permettant seulement à l’association de régler ses affaires en cours avant de fermer », critiquée par Sylvie Gouttebaron, l’heure de la fermeture a sonné.
Dans Libération, la directrice dénonce une décision qui étouffe « dans l’œuf la possibilité de l’imagination, de la parole, du poème ». Avant de poursuivre : « Ne me dites pas que vous ne voyez pas où conduit ce type d’attitude fait de mépris, cynisme et arrogance. Vous le savez bien : elle est le signe d’un populisme dont je ne peux croire que vous le cautionnez ».
Elle invoque aussi une opposition entre la culture élitiste et populaire de la part du ministère. « Votre ministre de la Culture, dont je ne sais qui lui souffle les idées qu’elle met en scène, tente de créer un clivage entre une culture qui serait élitiste et une autre qui serait populaire. C’est une profonde erreur que de poser ainsi les choses, et j’ose espérer que ce n’est pas parce que la Maison des écrivains revendiquait l’exigence qu’elle est sacrifiée. »
Sylvie Gouttebaron compte bien continuer son engagement auprès de la culture. « N’en doutez pas, nous, femmes et hommes de culture, serons toujours là pour vous rappeler que nous ne sommes pas des "variables d’ajustement", des faire-valoir, des moins que rien, des premiers ou des derniers de cordée. Nous serons toujours là pour reprendre la parole, et la garder autant de temps qu’il faut pour être entendus. »
L’association organisait depuis 40 ans des interventions d’auteurs en milieu scolaire, afin de promouvoir l’éducation artistique et culturelle.
Cette start-up britannique propose aux éditeurs la traduction de leurs publications pour seulement 100 dollars par titre ! Quand on sait que traduire un livre peut coûter près de 20 000 euros, il y a de quoi frémir, notamment pour le devenir des traducteurs. Après la narration de livres audio générée par IA, voici venu le temps de la traduction automatisée !
Le principe est simple : c’est l’auteur ou l’éditeur qui garde le contrôle sur son contenu.
Le livre est soumis à l’outil au format EPUB ou DOCX. On choisit la langue de traduction (allemand, français, anglais, espagnol, italien, portugais), et la traduction est générée instantanément. L’éditeur conserve l’intégralité des droits dans toutes les langues. La maquette reste la même : il n’y a plus qu’à y apposer la couverture et le commercialiser.
Selon nos informations, l’outil ne gère que les livres « noirs », c’est-à-dire des textes linéaires sans éléments visuels complexes. Il ne peut pas traduire des ouvrages illustrés, comprenant des graphiques ou des encadrés.
La start-up a testé son outil auprès d’auteurs et de professionnels avant de le mettre sur le marché. Les retours semblent très positifs !
Des dizaines de milliers de livres vieux de plusieurs siècles sont retirés des étagères d'une abbaye médiévale en Hongrie afin de les sauver d'une infestation de coléoptères. L'objectif est de sauver des siècles d'histoire qui pourraient être anéantis par ces insectes. L'abbaye de Pannonhalma, ou abbaye territoriale de Saint-Martin sur le mont Pannonhalma, est un vaste monastère bénédictin, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO. Les restaurateurs ont retiré environ 100 000 livres de leurs étagères pour les placer soigneusement dans des caisses. C'est le début d'un processus de désinfection qui vise à tuer les minuscules coléoptères qui se sont réfugiés dans les livres.
La stégobie des pharmacies, également connu sous le nom de vrillette du pain, se trouve souvent parmi les denrées alimentaires séchées telles que les céréales, la farine et les épices. Mais il est également attiré par les adhésifs à base de gélatine et d'amidon que l'on trouve dans les livres. Ils ont été trouvés dans une section de la bibliothèque contenant environ un quart des 400 000 volumes de l'abbaye.
"Il s'agit d'une infestation avancée d'insectes qui a été détectée dans plusieurs parties de la bibliothèque. On considère donc que toute la collection est infectée et doit être traitée en même temps", a déclaré Zsófia Edit Hajdu, cheffe de la restauration de la bibliothèque. "Nous n'avons jamais rencontré un tel degré d'infection auparavant".
L'invasion de coléoptères a été détectée pour la première fois lors d'un nettoyage de routine de la bibliothèque. Les employés ont remarqué des couches inhabituelles de poussière sur les étagères, puis ont vu que des trous avaient été creusés au dos de certains livres. "En ouvrant les ouvrages, on pouvait voir des trous dans le papier, là où les coléoptères les avaient rongés".
L'abbaye de Pannonhalma a été fondée en 996, quatre ans avant la création du royaume de Hongrie. Située sur une haute colline dans le nord-ouest de la Hongrie, l'abbaye abrite la plus ancienne collection de livres du pays, ainsi qu'un grand nombre de ses documents écrits les plus anciens et les plus importants. Depuis plus de 1 000 ans, l'abbaye fait partie des sites religieux et culturels les plus importants de Hongrie et de toute l'Europe centrale. Elle a survécu à des siècles de guerres et d'incursions étrangères, comme l'invasion et l'occupation ottomane de la Hongrie au XVIe siècle.
Ilona Ásványi, directrice de la bibliothèque de l'abbaye de Pannonhalma, se dit "impressionnée" par les trésors historiques et culturels que recèle la collection chaque fois qu'elle y pénètre.
"C'est impressionnant de penser qu'il y avait une bibliothèque ici il y a mille ans et que nous sommes les gardiens du premier catalogue de livres en Hongrie", a-t-elle déclaré.
Parmi les ouvrages les plus remarquables de la bibliothèque figurent une Bible complète datant du XIIIe siècle. Le lieu abrite également plusieurs centaines de manuscrits antérieurs à l'invention de l'imprimerie au milieu du XVe siècle et des dizaines de milliers de livres du XVIe siècle.
Bien que les imprimés et les livres les plus anciens et les plus rares soient conservés séparément et n'aient pas été infectés, Ásványi a déclaré que tout dommage causé à la collection représentait un coup dur pour le patrimoine culturel, historique et religieux.
"Lorsque je vois un livre rongé par un coléoptère ou infecté d'une autre manière, j'ai l'impression que, quel que soit le nombre d'exemplaires publiés et la possibilité de remplacer le livre, un élément de la culture a été perdu", a-t-elle déclaré.
Pour tuer les coléoptères, les caisses de livres sont placées dans de grands sacs en plastique hermétiques dont tout l'oxygène est éliminé. L'abbaye espère que tous les coléoptères seront détruits au bout de six semaines dans un environnement composé d'azote pur.
Avant d'être remis en rayon, chaque livre sera inspecté individuellement et passé à l'aspirateur. Tout livre endommagé par les parasites sera mis de côté en vue d'une restauration ultérieure.
L'abbaye, qui espère rouvrir la bibliothèque au début de l'année prochaine, pense que les effets du changement climatique ont joué un rôle dans l'infestation de coléoptères, car les températures moyennes augmentent rapidement en Hongrie.
La responsable des restaurateurs a déclaré que les températures plus élevées ont permis aux coléoptères de subir plusieurs cycles de développement supplémentaires par an par rapport à ce qu'ils auraient pu faire par temps plus frais.
"Les températures élevées sont favorables à la vie des insectes", a-t-elle déclaré. "Jusqu'à présent, nous nous sommes surtout occupés des dégâts causés par les moisissures dans les dépôts et dans les collections ouvertes. Mais maintenant, je pense que de plus en plus d'infestations d'insectes apparaîtront en raison du réchauffement climatique".
Le directeur de la bibliothèque a expliqué que la vie dans une abbaye bénédictine est régie par un ensemble de règles appliquées depuis près de 15 siècles, un code qui les oblige à faire tout leur possible pour sauver leur vaste collection.
"La règle de saint Benoît stipule que tous les biens du monastère doivent être considérés comme ayant la même valeur que le vase sacré de l'autel", a déclaré Ásványi. "Je me sens responsable de cette préservation et cette conservation."
Les 20 et 21 septembre 2025 lors des journées du patrimoine , vous pourrez visiter la bibliothèque du Conservatoire des arts et métiers situé dans le 3ème arrondissement de Paris. La bibliothèque centrale occupe l'ancien réfectoire du prieuré de Saint-Martin-des-Champs. Rénové il y a quelques années de cela, cet espace grandiose à l'architecture gothique est un vrai petit bijou d'histoire et d'architecture.
Les visites guidée du réfectoire des moines du Prieuré Saint-Martin des Champs se dérouleront le samedi 20 septembre de 09:30 à 12:00 et durent chacunes une demie-heure. D’autres seront organisées le dimanche 21 septembre de 10h à 17h et dureront 45 minutes.