Canalblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Biblioworld

Publicité
Biblioworld
Publicité
Biblioworld
Publicité
Archives
Derniers commentaires
Visiteurs
Depuis la création 343 288
Publicité
14 septembre 2025

Une nouvelle traduction de Marie Stuart de Stefan Zweig plus fidèle au texte de l'auteur

Après deux traductions très remarquées de Magellan et de Marie-Antoinette de Stefan Zweig, Françoise Wuilmart continue, avec Marie Stuart, d’œuvrer à retrouver l’essence même du style de l’écrivain, souvent altérée par les versions précédentes. Les premières traductions, principalement réalisées par Alzir Hella dans les années 1930, ont eu le mérite d’introduire Zweig sur la scène francophone. Mais elles répondent à un « mot d’ordre traductif » très différent de celui qui est en vigueur de nos jours. Hella, traducteur sans réelle formation, mais « quasi-officiel » de Zweig, s’autorise à rendre plus « neutres » les phrases qu’il juge trop « intenses », à couper les références historiques selon lui inutiles et les « métaphores qui fleurissent presque à chaque page ». Zweig lui-même lui laisse « carte blanche » pour ses coupes. Alors Hella gomme les phrases, les édulcore et finit par « acclimater » le texte à sa perception de la culture destinataire ou à son propre style. Françoise Wuilmart, au contraire, adopte une « optique benjaminienne » – c’est-à-dire inspirée de La Tâche du traducteur de Walter Benjamin. Elle s'engage à reproduire le style et le ton qui reflètent le ressenti de l’écrivain, à conserver ses métaphores prégnantes et même ses « redondances », qu'elle considère comme ses marques de fabrique. Son but est de restituer la « saveur originelle » du texte pour faire « sentir et ressentir » aux lecteurs le souffle et l’emportement de l’écrivain : cette « impression que, dans chacune de ses biographies, l’auteur était sur place, qu’il était là comme témoin en chair et en os, caméra au poing ».

C’est en effet la vive impression que procure la lecture de cette version de Marie Stuart, une biographie dans laquelle Zweig explore – comme s’il y était – la vie de l'une des figures les plus énigmatiques de l'histoire, de sa naissance à sa mort tragique. Devenue Reine d’Écosse en 1542, à seulement six jours, puis Reine de France à 17 ans par son mariage avec François II et exécutée – par décapitation à la hache – à 45 ans, Marie Stuart est une personnalité historique aux représentations contradictoires – tantôt meurtrière – accusée de complicité dans l’assassinat de son mari –, tantôt martyre, tantôt « stupide intrigante ou encore céleste sainte ».

Stefan Zweig s’efforce de devenir l’interprète « impartial », mais empathique de ce destin qui entremêle, nous prévient-il dès le départ « le faux et le vrai, le fictif et le réel ». Pour relever ce défi, il choisit deux années décisives de sa vie pendant lesquelles une « pression démesurée » l’oblige à « se dépasser, [à] s’élever au-dessus d’elle-même » jusqu’à se détruire. À 23 ans, veuve du roi François II de France, la Reine, jusque-là prise au sérieux comme politicienne, tombe follement amoureuse d’un jeune prince de 19 ans nommé Lord Darnley.   Zweig considère que c’est un point de bascule qui transforme la vie de Marie Stuart en tragédie. Et c’est en suivant cette pente vers les abysses que l’écrivain examine minutieusement les fameuses « lettres de la cassette », un ensemble de correspondances et de poèmes controversés, attribués à Marie Stuart, et qu’elle aurait écrits en partie au chevet de son deuxième mari mourant. En prenant ces écrits au sérieux et en y portant un regard psychanalytique d’une finesse inouïe, Stefan Zweig, contemporain et admirateur de Freud, y voit la preuve d’une « furieuse détresse ». Écrites « avec maladresse », « par une main qui, on le perçoit, tremble d’agitation en écrivant », ces lettres témoignent, selon lui, d'un « état d'âme surexcité », une transe qui offre un accès unique au « moi intérieur » de la Reine. Loin d’être une simple remise à jour linguistique, la nouvelle traduction de Françoise Wuilmart est une redécouverte de l’œuvre de Zweig, une expérience essentielle qui invite à mesurer l’ampleur d’un destin royal tout en se mettant à l’écoute de son âme, comme un être non pas figé dans l’histoire mais de chair, de sang et de cœur, dont la personnalité résonne avec force aujourd’hui.

Source : Livres Hebdo

Publicité
13 septembre 2025

Une matinée de fermeture en plus, 15% d'effectifs en moins pour les bibliothèque de Toulouse

Depuis le 2 septembre, les bibliothèques et la médiathèque de Toulouse ferment une matinée de plus par semaine, à cause de coupes budgétaires. En cette rentrée, beaucoup moins de contractuels ont été renouvelés. Entre la fin décembre 2024 et la fin juin 2025 : les bibliothèques ont été fermées plus de 1.400 heures, par manque de personnels, selon la CGT.
La médiathèque José Cabanis ferme donc le vendredi matin et les bibliothèques de quartier le mardi matin. Difficile de s'y faire pour les habitués de la médiathèque, nombreux à s'être déplacés pour rien ce vendredi matin.

"Je n'étais pas au courant, je ne comprends pas, vu le prix des livres, c'est dommage", déplore Guy, son sac chargé de livres à rendre.

"C'est du jamais vu, nous, on fait une rentrée avec 15% d'effectifs en moins, ce qui impacte l'accueil des usagers et nos conditions de travail", explique Nicolas Rebier, il travaille à la médiathèque, et est l'un des représentants CGT. "Forcément quand on est en sous effectif et exposés à des usagers moins bien accueillis, les arrêts maladies augmentent et comme ils ne sont pas remplacés, c'est un cercle vicieux."
Le budget du fonctionnement des bibliothèques est amputé d'1 million d'euros cette année selon la CGT, budget qui provient en grande partie de la mairie, et aussi de la métropole. Un million, c'est 64% du budget qui permet d'embaucher des contractuels qui vont remplacer les titulaires, budget qui permet aussi d'organiser des événements, des conférences etc.

Les employés qui sont en arrêt maladie ou congé maternité notamment, ne peuvent donc plus être remplacés, il ne reste qu'une poignée de contractuels.
Cinq bibliothèques de quartier ont été menacées de fermeture le samedi et la moitié des petites vacances scolaires : Bonnefoy, Pont des Demoiselles, Duranti et Ancely. La mobilisation de personnels et d'usagers à Bonnefoy notamment a payé. Avec Ancely, elles restent ouvertes le samedi et Pont des Demoiselles un samedi sur deux.

Quatre à cinq bibliothèques pourraient fermer définitivement, selon la CGT. Ce n'est pas pour l'instant envisagé, répond la mairie. Elle dit avoir été privée en tout de 28 millions d'euros de la part de l'État, et faire au mieux pour maintenir ce service public avec son réseau de 22 bibliothèques à Toulouse.

Source : Ici Occitanie

12 septembre 2025

Appel au mécénat d'entreprise pour l'acquisition par l'Etat du Fonds Albert Camus

Un appel au mécénat d'entreprise est lancé par le ministère de la culture. Celui-ci a été publié aujourd'hui au journal officiel (pour le lire, c'est par ici). Il concerne l'acquisition  du Fonds Camus. Une fois acquis, il rejoindra la Bibliothèque Nationale de France et porte sur 9 000 000 euros.

Considérable par son envergure et par sa qualité intellectuelle, le Fonds Albert Camus donne à voir le travail de l'écrivain, tant l'évolution de ses idées que son travail sur le style, depuis sa jeunesse à Alger jusqu'à la fin de sa vie. Il permet de mieux appréhender la place que tenait l'écriture dans la vie d'Albert Camus, disparu prématurément et laissant pourtant derrière lui une œuvre majeure dans les domaines du journalisme, du théâtre, du roman, de la nouvelle et de l'essai. Le Fonds Albert Camus contient certaines pièces emblématiques de l'œuvre littéraire et philosophique du lauréat du Prix Nobel de littérature 1957, conservées depuis sa disparition par ses héritiers qui ont œuvré à enrichir, compléter et valoriser cet ensemble. Il comprend notamment le manuscrit original de L'Etranger, unique manuscrit autographe authentique connu de ce texte emblématique d'une époque et roman le plus vendu par les éditions Gallimard. Cet ensemble intègre également la grande majorité des dossiers génétiques de La Chute et de l'œuvre posthume Le Premier Homme. Ces dossiers rejoindraient les manuscrits de L'Homme révolté, du Malentendu, de Caligula et de L'Etat de siège, déjà conservés au département des manuscrits de la Bibliothèque nationale de France. Enfin, le fonds compte une grande variété d'éléments documentant ses réflexions politiques et son processus créatif, dont des documents inédits, et éclairant la postérité de son œuvre, ainsi que plus de 400 photographies de lui et de ses proches.

11 septembre 2025

Les emprunts dans les bibliothèques françaises en 2024

Le ministère de la Culture a publié son Baromètre annuel des prêts et des acquisitions en bibliothèque. Pour l’année 2024, il révèle une offre et une demande réparties sur une grande diversité de titres, avec une forte préférence pour la littérature jeunesse et la bande dessinée.
13,5 millions de prêts et 567 744 ISBN distincts : le nouveau Baromètre 2024 du ministère de la Culture des prêts et des acquisitions, publié le 2 septembre et basé sur les données de 427 bibliothèques représentatives, confirme la diversité des pratiques de lecture en bibliothèque. Dix ans après sa première édition, ce rapport met en lumière la dispersion massive des emprunts et des acquisitions, révélant un paysage documentaire qui échappe aux logiques de concentration du marché du livre.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les dix titres les plus empruntés en 2024 ne représentent que 0,3 % de l’ensemble des prêts, tandis que les dix plus acquis ne pèsent que 1 % des achats. Même en élargissant l’analyse aux 10 000 titres les plus empruntés ou acquis, ceux-ci ne représentent pas plus de la moitié du total. La majorité des lectures et des achats se disperse donc sur une immense variété d’ouvrages, un phénomène déjà relevé les années précédentes et lié aussi aux contraintes du prêt (durée limitée, nombre d’exemplaires disponibles).
Presque sans évolution depuis 2023, le classement des genres de prédilection des prêts place toujours la littérature jeunesse sur la plus haute marche du podium, avec 39 % des prêts, suivie de près par la BD (33 %). La fiction adulte représente 20 % des emprunts, tandis que les ouvrages documentaires plafonnent à 8 %. Les acquisitions, elles, reflètent un équilibre plus net entre fiction adulte (27 %), jeunesse (37 %) et BD (26 %), avec une place encore significative accordée aux documentaires (10 %). La vitalité du secteur jeunesse et la montée en puissance du manga confirment par ailleurs des tendances structurelles observées sur la dernière décennie.

En filigrane, le Baromètre rappelle la spécificité du rôle des bibliothèques : concilier l’achat de nouveautés attendues (rentrée littéraire, prix, séries en cours) et la valorisation de collections de long terme, dont les usages révèlent un intérêt soutenu du public pour des ouvrages parfois.

Source : Archimag

10 septembre 2025

Crise de la lecture en Calabre et en Basilicate

En Calabre et en Basilicate, selon les dernières données, 58 % des citoyens de plus de 15 ans lisent, soit 15 points de pourcentage en dessous de la moyenne de l'Italie du Centre et du Nord (73 %). 

 La Basilicate et la Calabre ont un nombre de bibliothèques pour mille habitants plus élevé que l'Italie centrale et du Nord (0,16 contre 0,13), mais leurs fonds de livres sont nettement inférieurs (1 127 livres pour mille habitants contre 3 244 en Italie centrale et du Nord). Cela se traduit par un accès plus faible aux bibliothèques (48 pour mille habitants contre une moyenne de 774 en Italie centrale et du Nord) et une différence radicale dans le nombre de prêts effectués : 16 pour mille habitants contre 741 en Italie centrale et du Nord, soit 46 fois plus. Seule une bibliothèque sur cinq (19,9 %) en Basilicate et en Calabre compte une bibliothécaire femme ou homme parmi son personnel, contre 63 % en Italie centrale et du Nord

Dans les deux régions, 102 librairies sont opérationnelles . 90 % des communes (482) n'en possèdent pas, où vit 52 % de la population lucanienne et calabraise. Mais même dans les plus grandes communes, la situation est problématique : 12 % de la population vivant dans des villes de plus de 10 000 habitants n'a pas de librairie dans sa commune.

Les données font partie d'une recherche plus vaste que l'Association des éditeurs italiens (AIE) a lancée au début de l'année et qui sera présentée le samedi 20 septembre à 15 heures à Soveria Mannelli , dans la province de Catanzaro, lors du Festival Sciabaca (SCIABACA - Voyages et cultures méditerranéennes)

Publicité
10 septembre 2025

1 200 livres offerts par le Département au Centre Hospitalier du Mans

Après une première dotation en 2024, le Département réitère l’expérience avec de nouveaux ouvrages pour animer les espaces de lecture de l’hôpital, au Pôle Femme-Mère-Enfant du Centre Hospitalier du Mans. Véronique Rivron, présidente de la commission Vie associative, Sport, Tourisme, Culture et Patrimoine, Marie-Thérèse Leroux, présidente de la commission Solidarité, Autonomie et Santé, ont présenté les actions du Conseil départemental en faveur de la lecture publique, aux côtés de Guillaume Laurent, directeur général du CHM. Après un tri minutieux, une partie des livres, endommagés ou au contenu obsolète sont destinés à être recyclés. Les documents toujours en bon état et qui répondent toujours à une demande du public peuvent être offerts et sont donc amenés à vivre une « seconde vie » hors des murs des bibliothèques, grâce à des partenariats avec des associations ou des entreprises relevant de l’économie sociale et solidaire qui se chargent de leur trouver un nouveau public. 

Guillaume Laurent, directeur général du CHM : « Les équipes soignantes se sont pleinement appropriées l’opération. Pour nos enfants, c’est important, qu’ils passent seulement quelques heures aux urgences ou plusieurs jours loin de l’école et de leurs familles. »

Dr Margaryan : « Je remercie le Département pour son action auprès des enfants en danger et pour son accompagnement dans les initiatives culturelles. »

Madame Dumont, directrice déléguée du Pôle Femme Enfant : « Parfois, ici, le livre représente pour les enfants leur tout premier contact avec la lecture. Et ce premier contact, dans le contexte médical, peut être déterminant pour les familles. »

Pour poursuivre le développement de cette promotion de la lecture et favoriser la présence de livres dans les familles, une dotation complémentaire est aujourd’hui effectuée au bénéfice des publics du Centre Hospitalier du Mans :

  • pour les Services pédiatriques (consultations, urgences, unités d’hospitalisation) des  albums, BD, romans, documentaires,
  • pour les Services gériatriques sur les sites du Mans et d’Allonnes des livres en gros caractères et livres audio.

Source : Département de la Sarthe

 

9 septembre 2025

Accord à l'amiable d'Anthropic à 1,5 milliard de dollars rejeté par la justice

Afin d'éviter un procès, l'entreprise espérait avoir trouvé un accord à l'amiable avec plusieurs auteurs, ayants droit et éditeurs qui accusent Anthropic d'avoir téléchargé illégalement des millions de livres et l'ont donc attaqué en justice. Le 6 septembre dernier, les deux parties s'étaient même finalement entendues. La start-up, derrière le populaire modèle de langage Claude, a accepté de verser aux détenteurs des droits au moins 1,5 milliard de dollars (environ 1,28 milliard d’euros). Un montant qui pourrait augmenter si la liste définitive des livres concernés, qui n'est pas encore arrêtée, dépassait 500.000 titres. Dans ce cas, Anthropic s'est engagé à verser 3.000 dollars de plus par ouvrage. Mais cet accord a finalement été retoqué par le juge fédéral chargé de superviser l'accord ce lundi 8 septembre. Comme le rapporte Bloomberg, le juge William Alsup qui s'est exprimé lors d'une audience au tribunal fédéral de San Francisco, l’accord, qui semble avoir été conclu "en coulisses", pourrait être imposé "de force aux auteurs". Le magistrat a donc préféré demander un report. Dans une ordonnance déposée la veille de l'audience, il s'est dit "déçu" que les avocats aient laissé des "questions importantes sans réponse" et a exprimé de nombreuses réserves. Notamment sur la liste des œuvres couvertes par l’accord et les procédures de notification des membres potentiels de la procédure collective qui n'auraient pas été arrêtées.

"Je me sens induit en erreur", précise le juge. "Je suis inquiet avec tout cet argent qui est en jeu."
"L'accord est loin d'être finalisé" a-t-il ajouté, tout en précisant avoir besoin de plus d’informations sur la procédure de réclamation qui s’appliquera aux membres de la procédure collective. Cette décision oblige donc les avocats des deux parties à réécrire le projet. L'accord avait été qualifié "d'historique" par l'avocat des détenteurs de droit.

Comme le souligne le juge, dans de nombreux recours collectifs, les membres des actions collectives se font "avoir" une fois le montant de l'accord validé. Il réclame la mise en place d'un préavis très court pour permettre aux bénéficiaires de l'action collective d'accepter ou de refuser l'accord.

William Aslup espère également protéger Anthropic contre d'éventuels demandeurs qui se réveilleraient plus tard. Les parties ont jusqu’au 15 septembre pour soumettre la liste définitive des œuvres concernées par la procédure collective. Pour le moment, 465.000 œuvres sont concernées.

Source : BFM TV

9 septembre 2025

Fait exceptionnel à Monaco : ouverture d'une librairie indépendante

Certains l’attendaient avec impatience, d’autres regrettaient son absence, et beaucoup la découvrent avec curiosité: Monaco a retrouvé une librairie indépendante. Plus de vingt ans s’étaient écoulés depuis la fermeture des dernières enseignes. En 2002, coup sur coup, Les Beaux Livres rue des Iris, les Éditions Pastorelly avenue Saint-Laurent et le Quartier Latin boulevard Princesse-Charlotte avaient définitivement baissé le rideau. L’attente est terminée pour les passionnés de lecture. Située promenade Honoré-II, La Bookinerie a ouvert ses portes le 27 août. Si certaines étagères restent clairsemées, Arthur et Camille Laure savourent l’aboutissement d’un projet nourri depuis plus de quatre ans.

"Il n’existait plus un tel établissement en Principauté. Il y avait une volonté politique de recréer un commerce culturel ici. Nous sommes revenus à Monaco pour cette raison," explique Arthur.

Monégasque d’origine. Il vivait à Montpellier avec son épouse française, tous deux engagés dans des carrières scientifiques. Mais l’idée d’ouvrir une librairie les habitait depuis longtemps.

"Il n’existait plus un tel établissement en Principauté. Il y avait une volonté politique de recréer un commerce culturel ici. Nous sommes revenus à Monaco pour cette raison," explique Arthur.

Monégasque d’origine. Il vivait à Montpellier avec son épouse française, tous deux engagés dans des carrières scientifiques. Mais l’idée d’ouvrir une librairie les habitait depuis longtemps. Le couple s’est lancé après avoir appris, par des amis, l’intérêt du gouvernement monégasque pour un tel projet.

"Nous avons présenté notre candidature et notre dossier a été retenu," se souvient Arthur. Aujourd’hui, La Bookinerie propose un large choix d’ouvrages, tous genres confondus, et invite les lecteurs à feuilleter leurs achats autour d’un café, dans un espace pensé comme un cocon littéraire.

"Ouvrir une librairie qui ne vend que des livres est très compliqué, en raison des coûts et des marges trop faibles. Il faut proposer des produits complémentaires pour assurer un équilibre économique," souligne Arthur.

L’enseigne a donc élargi son offre: papeterie, jeux de société, bougies littéraires, préparation de thés et bientôt des ouvrages d’occasion. Les clients peuvent également commander leurs livres sur place.

Source : Monaco-matin

8 septembre 2025

Lancement de la première édition du Prix du livre pour les bébés au ministère de la Culture

Rachida Dati, ministre de la Culture, annonce la création d’un Prix du livre pour les bébés du ministère de la Culture, récompensant un livre parmi la production de littérature jeunesse destinée aux moins de trois ans. Ce nouveau prix sera remis pour la première fois en novembre prochain lors d’une cérémonie organisée au ministère de la Culture, qui deviendra un rendez-vous annuel mettant à l’honneur la créativité des auteurs et des éditeurs de littérature pour les tout-petits. Conçu comme une invitation pour chacun et chacune à manipuler des livres avec des enfants dès le plus jeune âge, ce prix récompensera un ouvrage qui encourage une interaction entre un bébé et un adulte ou un enfant plus âgé, par son texte, ses illustrations, sa fabrication ou tout autre élément.

Avec l’initiative « Ma première carte de bibliothèque », qui invite les maires à remettre aux jeunes parents une carte de bibliothèque au nom de l’enfant lors de la déclaration de naissance à l’état-civil, et la demande d’inscription de la promotion active des bénéfices de la lecture dans le carnet de santé, cette mesure veut encourager les familles à faire découvrir aux enfants la lecture dès le plus jeune âge.

Le jury, nommé pour deux ans, réunira des personnalités dont le parcours, les fonctions ou les qualités permettront de choisir un lauréat. Il s’appuiera sur les sélections du Centre national de lecture pour la jeunesse de la Bibliothèque nationale de France. Sera éligible tout ouvrage paru dans l’année civile de la remise du prix.

Rachida Dati, ministre de la Culture, déclare dans un communiqué de presse : « Il n’est jamais trop tôt pour découvrir les livres et je suis fière de créer ce prix qui associe sans hésitation les bébés et les livres ! Ils sont un formidable vecteur de lien, d’émotion, d’éveil et de transmission. Dès la toute-petite enfance, manipuler des livres apporte des bénéfices pour la plasticité cérébrale, l’empathie, la concentration, et l’exposition au langage, qui est un facteur important d’égalité des chances. Je me réjouis d’avance de découvrir le livre lauréat. »

6 septembre 2025

1,5 milliard de dollars payés par Anthropic pour éviter un procès sur le téléchargement illégal de livres

La start-up américaine d’intelligence artificielle (IA) Anthropic a accepté de verser au moins 1,5 milliard de dollars (environ 1,28 milliard d’euros) à un fonds d’indemnisation d’auteurs, ayants droit et éditeurs qui poursuivaient l’entreprise pour avoir téléchargé illégalement des millions de livres, selon un document de justice publié vendredi 5 septembre. Cet accord amiable, d’un montant colossal, constitue une étape marquante dans le débat sur l’utilisation de données pour développer et entraîner les grands modèles d’IA générative. 

Un trio d’auteurs – la romancière de thrillers Andrea Bartz et les écrivains de non-fiction Charles Graeber et Kirk Wallace Johnson – a intenté une action en justice l’an dernier et représente désormais un groupe plus large d’écrivains et d’éditeurs dont les livres auraient été téléchargés par Anthropic pour entraîner son chatbot, Claude.

A la fin de juin, le juge californien saisi du dossier avait néanmoins estimé que le fait d’alimenter un logiciel d’IA générative avec des œuvres en théorie protégées par le droit d’auteur ne constituait pas une infraction. Il avait seulement retenu contre Anthropic le téléchargement et le stockage de livres issus de librairies pirates en ligne, reconnaissant la société californienne coupable de ne pas avoir acheté ces ouvrages.

Le montant sur lequel se sont accordées les parties sera au minimum de 1,5 milliard de dollars et pourrait augmenter si la liste définitive des livres concernés, qui n’est pas encore arrêtée, dépassait 500 000, auquel cas Anthropic verserait 3 000 dollars (environ 2 500 euros) supplémentaires par ouvrage.
Vendredi, Mary Rasenberger, directrice générale de l’Authors Guild, a qualifié l’accord d’« excellent résultat pour les auteurs, les éditeurs et les titulaires de droits en général, envoyant un message fort à l’industrie de l’IA : il y a de graves conséquences lorsqu’elle pirate les œuvres des auteurs pour entraîner ses intelligences artificielles, privant ainsi de revenus ceux qui peuvent le moins se le permettre ».

L’accord doit encore être homologué par le juge fédéral William Alsup. Une audience est prévue, lundi, au tribunal fédéral de San Francisco. Cette transaction permet à Anthropic d’éviter un procès, qui devait commencer au début de décembre pour déterminer le montant des dommages et intérêts.

La start-up risquait d’être condamnée à débourser une somme bien supérieure à celle qui a été décidée avec les détenteurs de droit, au point de mettre en péril son existence même.

De nombreux autres dossiers sont encore en cours devant des tribunaux américains, lancés par des écrivains, des musiciens ou des éditeurs de presse pour utilisation non autorisée de leur production. Vendredi, deux écrivains ont lancé un recours, qu’ils souhaitent collectif, contre Apple, accusant le géant de la Silicon Valley d’avoir utilisé des œuvres contenues dans des bibliothèques pirates pour entraîner les modèles d’IA intégrés dans ses appareils.

La plupart des grands acteurs de l’IA générative s’appuient sur la notion juridique d’utilisation équitable (fair use en anglais), susceptible de limiter l’application du droit de propriété intellectuelle.
Dans sa décision de juin, le juge Alsup avait estimé qu’en entraînant ses modèles d’IA avec des milliers de livres Anthropic s’inscrivait dans le cadre de l’utilisation équitable. « Le principe juridique selon lequel le développement de l’IA sur des œuvres protégées relève d’une utilisation équitable demeure intact », a souligné une porte-parole d’Anthropic. Cet accord « ne fait que régler un différend sur la façon dont certains documents ont été obtenus », a-t-elle poursuivi. « Nous pensons que cet accord nous permettra de nous concentrer sur notre mission essentielle, plutôt que sur un long contentieux », a-t-elle ajouté.

En juin, dans une autre affaire de ce type, concernant Meta, devant la même juridiction, un autre magistrat fédéral avait donné raison au géant des réseaux sociaux, mais tout en 

Source : Le Monde

Publicité